Où manger Vegan à Venise et Milan

Hello tout le monde !

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Peut-on trouver des restaurants qui proposent des plats et desserts végétaliens ( allez, sans gluten aussi, soyons ambitieux ! )absolument délicieux, sans trop pagayer,   dans le pays où la mozza di Buffala, les pastas et la pizza sont une institution ?

Je reviens d’un petit séjour en Vénétie avec un bref passage à Milan, et je suis heureuse de vous annoncer que c’est possible !! 🥳😋

Attention, je ne parle pas ici de se contenter d’une assiette de « verdure grigliate » ou de 3 tomates et une poignée de roquette dans un restaurant Italien classique pour faire plaisir aux copains qui ne sont pas aussi compliqués que vous alimentairement parlant. Durant ce voyage, cela m’est d’ailleurs arrivé de suivre le mouvement de mes acolytes sans trop chercher le chemin d’adresses « vegan friendly » le premier jour. J’étais si captivée à prendre des photos à chaque coin de rue, que j’en oubliais d’avoir faim , jusqu’au moment où les autres commençaient à crier famine. On s’est donc arrêté dans un restaurant Italien non loin de la piazza San Marco, et c’était assez frustrant de manger de la courgette grillée et des aubergines fades et dévitalisées. J’aurais pu commander des spaghettis à la sauce tomate et au basilic me direz-vous, mais mon plaisir toujours grandissant de manger vivant ( cru ou complet au moins ), mon inconfort digestif face au blé moderne ( fameux gluten qui te colle aux paroies intestinales pendant 3 jours et te rend flagada) m’ont conduit à écarter cette option. J’avais aussi envie de rester légère afin d’apprécier la beauté de ce voyage avec mes 5 sens au Top de leur sensibilité, tout mon corps et toute mon âme disposés à profiter de l’instant présent, sans énergie accaparée par une lourde digestion. Vous savez peut-être déjà qu’il existe de plus en plus de restaurants proposant des pizzas au blé ancien, ou au levain naturellement fermenté, ou carrément des pizzas sans gluten en Italie. Tout ne se vaut pas, je me rappelle d’une pizza senza glutine commandée à Firenze il y a quelques années.. Tout le monde avait des pizzas de 20 cm de diamètre bien moelleuses, et j’avais l’impression d’avoir une pizza pour enfant toute dure devant moi ! Conclusion, pour le gluten free, c’est vous et votre chance !

Les personnes qui m’accompagnaient dans ce voyage étaient végétariennes (dont  mon petit garçon ) et flexitariennes. Ce fut donc assez facile d’imposer mes propositions de restaurants veggie friendly la plupart du temps .

Petite confession : La seule fois où j’ai mangé végétarien c’était le dernier jour à Milan chez Napiz, une des meilleures pizzerias de la ville , pizza caprese avec un dessert chocolaté au mascarpone . Une fois mis les pieds dedans, c’était fichu. Les pizzas qui passaient sous notre nez ressemblaient à des œuvres d’art. La charge émotionnelle liée à la frustration de ne pas tester ce qui serait peut-être la meilleure expérience gustative pizzeriale (ce mot n’existe sans doute pas ) de ma vie était trop intense. J’ai mis mon cerveau en mode refoulement/dissonance cognitive, pour ne pas penser à tout ce qui sous tend la consommation de mozzarella et plus généralement de produits laitiers pour les veaux et les vaches, maman et Baby séparés quelques jours après leur naissance, instrumentalisés pour générer les montées de lait à la mère.. mais je l’ai regretté après coup et c’est une belle leçon pour moi. Quelle mère humaine allaitante, accepterait qu’une race supérieure à elle vienne lui prendre son enfant pour le simple plaisir de boire le lait destiné originellement à nourrir son bébé, et d’en faire commerce avec ?

J’apprends à me connaître, et prends conscience que mon côté épicurien et gourmand a désormais besoin d’être complètement aligné avec mes convictions éthiques profondes. 5 ans de Végétalisme avec, je dirais, 15 % d’exceptions végétariennes semblent avoir reprogrammé les goûts de mon corps, et les petits écarts fromagers qui ont toujours eu lieu au restaurant par faute de choix ou par craquage, deviennent vides de sens et de plus en plus inconfortables physiquement et moralement pour moi.

Bilan tiré de cette pizza monstrueusement bonne (et monstrueuse tout court) :

1 heure Max de plaisir gustatif, pour tout le mal cautionné derrière, ça ne me convient plus. Et puis il y a une spirale vertueuse dans le fait d’arrêter pour de bon les produits laitiers animaux ..gain de santé et de vitalité ( Pas encore informé sur les problèmes liés à la consommation de lait de vache ? Cliquez sur cette Vidéo du cancérologue Monsieur Joyeux pour en savoir plus sur le sujet    ,  ) beauté de la peau car moins de toxines à évacuer, bénéfices écologiques … Mais encore une fois, chacun son chemin de vie, j’écris cet article pour vous proposer des alternatives, quelques soient vos motivations, vos convictions et les raisons pour lesquelles vous souhaitez tester ces bonne adresses ( curiosité épicurienne, mode de vie healthy, éthique animale , convictions écologiques, problèmes de santé ), sans négliger de vous exprimer mon cheminement de pensée et d’action ( le bonheur vient vraiment quand paroles et actes sont 100 % alignés ) , ses errances et ses rectifications.

Vous vous demandez peut-être alors, pour les œufs , qu’en est-il ? Depuis ma grossesse mon corps n’a plus du tout de plaisir à manger de l’œuf, je pense qu’il y a un lien avec la maternité bien que tous les œufs ne soient pas fécondés. La protéine de l’œuf est assez complexe pour le système digestif humain, je pense que c’est aussi un facteur de rejet naturel. En revanche j’invite ceux qui ont une maison et un peu de terrain à adopter des poules issues d’élevage et souvent mal en point à leur sortie , vous pouvez leur offrir une renaissance et créer de beaux liens avec ces cocottes ! Non seulement c’est mignon et intelligent contrairement à ce qu’on nous a inculqué comme préjugé, et en plus elles peuvent se régaler avec les restes de votre compost.

Pour adopter les poulettes, évitez les magasins de jardinages & bricolages, car vous maintenez le cercle vicieux du commerce et de l’exploitation de vies animales. Vous pouvez vous tourner vers des associations telles que DXE France https://dxefrance.fr/ ou regarder sur leboncoin, il arrive que des personnes donnent des poules .

Pour aller plus loin sur l’adoption de poules voici la vidéo d’une militante vegane et sa chaîne YouTube « La petite Okara » que je suis sur Instagram : https://youtu.be/yJG8KYqAaKU

Elle est très engagée pour la cause animale, très yang dans son énergie je dirais même ..certaines recettes de cuisine proposées sur sa chaîne Youtube sont très bonnes ( la galette des rois est top ! ), un vrai plus pour les personnes en transition vers le végétalisme qui ont envie de similis ( textures végétales qui rappellent la viande), de plats traditionnels revisités ou simplement pour épater leur copains omnivores invités à dîner.

Je resterai donc attachée dans cet article à vous proposer des adresses gourmandes en Italie (j’ai même trouvé de la pâtisserie crue hi hi ), tout en gardant le juste milieu entre alimentation saine, naturelle, vivante (essentielle à notre pleine santé ) et bonne bouffe mal bouffe vegane qu’on aime consommer de temps à autre ( oui il va y’avoir du burger de ouf dans l’air 😱) !

C’est parti, on commence par Venise avec 2 adresses coup de coeur :

LA TECIA VEGANA

 

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Direction le quartier San Marta, arrêt « San Marta » en vaporetto. Une partie de Venise très habitée par les vénitiens , loin du brouhaha touristique, et en même temps pas si loin. J’ai bien apprécié regarder des jeunes garçons jouer au football dans le terrain de foot du quartier en sortant du restaurant. A l’italienne , molto théâtral ☺️🤗

Le Restaurant est situé à moins de 10 minutes de l’arrêt en bateau bus.

L’accueil y est doux et attentionné, nous n’avons croisé que des vénitiens dedans, pas de touristes sauf nous ce soir là.

Sur la carte vous trouverez énormément de choix de plats , allant de l’oriental plus courant ( houmous, falafels , moussaka, salade russe ) , aux plats africains ( le maffé 😍), jusqu’aux spécialités vénitiennes et italiennes revisitées …… Les jus à l’extracteur étaient de la partie également , ainsi que les desserts italiens ( tiramisu) et et et…les rawcakes, ma spécialité  !

Voilà un aperçu de la carte :

On avait un peu envie de tout prendre, mais on s’est contenté de 3 plats et 4 desserts 😋

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Le steak de lentilles était bon, mais rien d’extraordinaire. Je pense qu’une petite chapelure à base de biscottes de sarrasin ainsi qu’un tofumé mixé avec les lentilles auraient rendu le tout plus gourmand avec un effet steak tendre et croustillant garanti. La sauce tomate qui accompagnait le tout était démente en revanche ..une vraie sauce italienne comme ils savent les faire mieux que quiconque, avec des ingrédients de qualités, de la tomate local et du basilic bien frais.

Les ravioles au fromage végétal étaient très gourmandes, avec gluten. J’ai bien reconnu le petit goût fromageux imité avec la levure maltée, et l’oléagineux utilisé était sans aucun doute de l’amande ( on peut le fabriquer à base de cajou aussi ). La texture était très ressemblante à la farce d’une viande .

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Le mafé était mon plat préféré ( on s’est partagé les assiettes biensûr ! ) . Il était cuisiné avec du tempeh, et la sauce à base de cacahuète était délicieuse, fondante à souhait !

C’est quand même avec les desserts que je me suis le plus régalée !

Côté rawcake, mention ++++ pour celui à la pistache . Nous en avons pris X 2 ! Avec une note de fleur d’oranger ça aurait été l’apothéose.. Celui au cacao et à la fraise était bon, mais la fraise faisait trop tagada pour ma part. Ça manquait d’une pointe d’acidité donnée par le fruit pour contrebalancer la légère amertume du chocolat . Pour rappel, on l’appelle rawcake parce que les aliments sont bruts ( raw en anglais) , ici des oléagineux, et ils ont juste été mixés, avec de la datte par exemple . Vous avez peut-être remarqué que mes rawcakes sont souvent faits avec une pâte de base d’oléagineux, et que j’aime ensuite y ajouter une crème de fruits mixés ou de super aliments comme le cacao cru ou les baies d’acaï par exemple. Pour ces rawcakes de la Tecia Vegana,  ce n’était pas le cas, mais c’était bon quand même !

Enfin le crumble fraise rhubarbe, un bon classique ..à tomber 😍 chantilly extraordinaire, duo fraise rhubarbe un peu tièdes couplées au petit croquant de la farine et des noisettes ..tellement parfait !

Celui là je ne l’ai même pas partagé, c’es mon côté Joey ( les fans de la série friends me comprendront ) 🤗

J’aurais bien goûté le tiramisu par curiosité, histoire de voir ce que donnait leur mascarpone vegan, mais je n’avais plus de place dans mon bidou 😅🤣

Bref, un très bon moment dans un quartier moins connu de Venise. Nous avons même sympathisé avec une famille vénitienne derrière nous, l’ambiance était chaleureuse et la digestion légère même si les plats étaient consistants !!

Je n’ai pas mangé le riz personnellement , c’est peut-être aussi ce qui a rendu ce dîner dégustation parfait 🙂

Engagements écologiques, éthiques se lisent sur tous les murs avec des photos et citations de célébrités végéta*iennes et une bibliothèque à disposition . Il y a même des jolies photos d’oeuvres d’artistes engagés autour de la cause animale, tout le monde y met la main à la patte (pâte )  😉

 

                                                              GAM GAM

Maintenant je vous emmène chez Gam Gam, dans le Ghetto de Venise, quartier juif très charmant par ailleurs . Ce n’est pas un restaurant vegan, mais il y a dans ce type de cuisine proche orientale, beaucoup de plats végétaliens. Les serveurs étaient adorables , la qualité des ingrédients exceptionnelle, la finition des plats très artistique.

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Houmous complètement dingo visuellement , et gastronomiquement parlant aussi ! Voyez-vous un arbre ou un poisson ?

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Meilleur falafel de ma vie ..c’est peu de le dire ..bien moelleux à l’intérieur, croustillant sur le dessus et pas sec du tout ! il n’était pas sans me rappeler ceux que j’avais goûté à Naplouse en Palestine 7 ans plus tôt. Culture culinaire commune, terre commune, espérons qu’un jour ce qui rassemble prenne le dessus sur les différences et les volontés impérialistes . Sujet à part, mais des plus importants pour mes frères humains en climat de conflit permanent là-bas, j’ai confiance dans les nouvelles générations. J’ai vu des israéliens et des palestiniens militer dans la rue ensemble à Jérusalem, pour la paix et le partage équitable des terres, mais ce genre de manifestations pacifistes et unificatrices n’intéressent pas les médias . A la fin, l’amour gagne toujours. Cette étincelle est plus puissante que le feu des armes et peut faire sauter n’importe quelle barrière, quand elle est maintenue et entretenue par des cœurs sincères, même s’ils sont moins nombreux .

Le Houmous aux champignons, je ne connaissais pas , eh bien à refaire dans ma cuisine !!

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Les cœurs d’artichaut n’avaient rien de transcendant . Si la sauce tomate avait été plus relevée je pense que ça changeait la donne.

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Le mutabal à base d’aubergines grillés au four était si onctueux , tout le monde se l’arrachait à table.

Enfin pas de dessert, mais une tisane extra menthe verte , supra gingembre et citron frais 🤩 très originale, rafraîchissante et précieuse alliée du système digestif :

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Bref, si vous voulez manger des mezze ( en France c’est souvent au restaurant libanais), foncez là-bas, la vue sur le canal de Venise depuis le restaurant reflète harmonieusement le charme des légumes Méditerranéens présent dans nos assiettes.

Voilà qui est dit pour Venise ! vous avez déjà l’embarras du choix 😉

FLOWER BURGER ❤️

Passons maintenant à mon gros coup de cœur à Milan..de la bonne healthy junk food vegane comme on l’apprécie de temps en temps .

Welcome to Flower Burger, viale Vittorio Veneto 🤗 ce restaurant est une franchise, il en existe à Rome , Palerme, Bergame, Rimini, Vérone, et Rotterdam également !! On est loin de l’ambiance Mac Donald hein 😉

Je ne sais pas si c’était l’effet Milan ville de la mode, mais on comptait les belles gosses et beaux gosses à la pelle à chaque mètre carré 😱

Allez je vous emmène aux pays des Burgers remplis de couleurs vitaminées :

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Vous aurez l’embarras du choix en saveur et tout un arc en ciel de pain à Burger coloré naturellement selon votre humeur. Le Spicy Cecio pour ceux qui aiment la cuisine épicée, le Cheesy cecio avec deux fois plus de fromage végétal , le Cherry bomber tout rose, que nous avons pris en double : steak de lentilles & riz , tomates confites, sauce cocktail , fromage fondant chedar incroyable, salade verte, pousses de soja .. une explosion de saveur et de textures en bouche !

Nous avons également testé l’Oceano, dont le bleu est obtenu grâce à la spiruline ( qu’on ne sent pas au goût par ailleurs ) . Le steak est à base de quinoa, très croustillant, miaaam ! On apprécie le guacamole et la tomate fraîche avec la sauce « beach » aux notes mexicaines , ça donne un vent de fraîcheur et surtout ça rend le Burger moins sec que les lentilles couplées au pain.

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Côté accompagnement vous aurez le choix entre des potatoes, des patatas bravas, ou des fèves de soja edamame.

Je n’ai pas exploré les desserts, mais le salami de chocolat était très tentant !

De toute façon je me suis promise de revenir TOUS les tester d’ici les 5 prochaines années..ça laisse de la marge de manœuvre 😛

J’espère que mon petit city guide vegan ( non exhaustif et rempli de détours, comme d’habitude 😴) au Pays de la Dolce Vita vous a plu et donné l’envie de vous aventurer dans ces lieux.

Il existe beaucoup d’autres lieux avec une cuisine 100% végétale à Milan ( même raw, bio vegan tendance gastro ), plus qu’ à Venise où le seul restaurant vegan présent est la TECIA vegana.

A soutenir donc..même si cela demande de sortir des sentiers battus, car c’est courageux !

A bientôt 😘

 

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Gluten : Faut-il en faire tout un plat ?

Hello les amis !

Je suis de retour sur le blog, après quelques mois d’absence. Temps consacré en grande partie au lancement de mon restaurant et à des engagements annexes.

Fin Novembre, cela fera déjà 1 an que j’ai plongé dans cette aventure humaine et entrepreunariale.

Pour tout vous avouer, je n’ai jamais aimé ce mot « entreprise », lui préférant le lâcher prise 😝 j’aime d’avantage l’idée que toute personne qui crée à partir de sa sensibilité est un artisan de l’harmonie, un artiste dans l’âme pour peu qu’il utilise son talent et ses capacités au service direct, ou indirect des autres. Quand je parle création, c’est au sens large du terme, et pas forcément palpable à travers un produit. La parole est créativité aussi..certains professeurs sont des artistes et génie dans leur façon de rendre un cours vivant, de marquer des élèves jusqu’à la fin de leurs jours .

Mais il faut tout de même appeler un chat un chat, une casserole une casserole si vous préférez 😊 Dans une économie classique, rendre un service par le biais d’un métier de passion, aussi bien intentionné et porteur d’un idéal soit-il, quand il est répété tous les jours, sans compter ses heures, qu’il nécessite de payer des charges fixes ( loyer, employé, électricité, prêt à rembourser ), il est plus qu’un don de soi. Il devient nécessairement un gagne pain, avec une responsabilité de « rentabilité » afin de pouvoir dépasser la contrainte économique en assurant sa pérennité et atteindre au mieux cet idéal plus grand au service du bien commun.

C’est ma tendance philanthropique qui a sérieusement pris un coup au fil des mois. Au bout de quelques temps, quand j’ai constaté que la trésorerie ne grimpait pas beaucoup malgré les midi bien remplis et le succès des lunchbox à emporter , il a fallu que j’estime le prix de mes plats à la hauteur du temps passé pour les concocter, des charges fixes et de l’argent dépensé dans les matières premières. C’est ainsi qu’on découvre les compromis avec la cuisine healthy , vegan, bio, les avantages et le coût d’un emplacement en plein centre historique de Belfort. C’est vrai, la cuisine végétale, dès qu’elle est créative n’est pas accessible à tout le monde, surtout en pâtisserie crue ! Le prix d’1 part de rawcake magique et mémorable = le prix d’ 1 paquet de cigarette , faites vos choix 🤨

En effet, utiliser des noix de cajou et des bons ingrédients tels que huile de coco, crème de coco, sucre de coco, sirop d’érable, dattes, abricots secs par exemple, c’est que ça coûte objectivement plus cher que de réaliser une crème brûlée avec de l’œuf, du lait de vache, du beurre et du sucre. Pourtant les prix de ces desserts traditionnels présents dans certains restaurant alentours varient de 7 à 9 euros.

Attention ⚠️ Je ne dis pas cela dans le but de me placer en concurrence, car il y a assez de bonheur pour tout le monde, nous sommes tous uniques avec notre univers intérieur à manifester à l’extérieur sous la forme qu’on souhaite, dans le métier ou l’activité qui nous fait vibrer le plus, si possible. Dans un monde encore régit par l’argent en tant qu’énergie de circulation – bien que la valeur d’une action faite avec le cœur n’ait pas de prix – nous sommes tout de même contraints d’estimer nos produits à leur juste prix, et encore moins de les sous-estimer .

Les aspects vitalité, santé, éthique et plaisir dans ma cuisine étant désormais alignés à des prix cohérents et viables sur le long terme, je peux de nouveau créer dans un sentiment d’harmonie et de partage en faisant plaisir à ma comptable .

Mon restaurant reste donc accessible aux petites bourses ( entrée à 6 euros , plat à 14 Euros, dessert à 7 euros / 30 centimes moins cher dans les lunchbox à emporter ). Le Menu complet à 25 euros reste un coût qu’on ne peut s’accorder tous les jours, je le conçois .

En tout cas je suis très heureuse de constater que mes hôtes fidèles ont compris la démarche de rééquilibrage, m’encouragent encore et sont toujours aussi friands de me rendre visite.

Les nouveaux visages ne cessent d’apparaitre, ils découvrent seulement l’existence de MAMA Vegamiam après 1 an. Il faut dire qu’en adoratrice du marketing que je suis, je n’ai évidement jamais fais de flyers, préférant le bouche à oreille et le hasard d’un passage à la vieille ville, correspondant par magie à mes horaires d’ouverture ( 12h-16h45) 😁

C’est en tout cas, super motivant de toucher une jeunesse en quête de sens (plaisir, santé et éthique ) dans sa manière de consommer . Les mamans qui viennent se restaurer, prendre le goûter, allaiter leur nouveau-né restent mes chouchoutes, car elles incarnent la motivation numéro 1 de mon projet à la base : la MAMA qui aime régaler ceux qu’elle aime, la maternité dans son sens le plus large, la matrice et protectrice de la vie, la bienveillance sur plus fragile que soi, la Terre mère nourricière…………………🤱🏻

A noter que la vie est assez ironique parfois. Elle me pousse à remettre en cause cette identité et ce rôle de maman que j’incarne jusqu’à le mettre en avant professionnellement . En tout cas, les événements de la vie m’amènent à considérer que mon fils est un être à part entière, relié à une source d’amour plus grande que moi, et que je suis plus qu’une mère, reliée à la même source qui se passe de tout jeu de rôle temporel. Jouer ce rôle en pleine conscience sans trop s’enfermer dans cette identité est donc essentiel je crois. Mais là on rentre dans un sujet plus profond, voir spirituel et je suis en train de perdre beaucoup de personnes qui ont cliqué sur cet article sensé être consacré au gluten !

On y arrive, courage, les sentiers détournés sont bientôt finis . Je termine sur ce mini-bilan de l’Aventure MAMA Vegamiam tout de même, car il y a d’autres projets à venir avant 2019 . Mon livre de recette encore en cours d’illustration + l’espace MAMA Vegazen pensé pour l’allaitement, la méditation, avec un espace de jeu pour enfant, que j’aimerais tourner davantage sur la pratique du Yoga ( adultes et enfants ) pour le bien-être du corps et de l’esprit, et la conscience d’une Unité qui m’est de plus en plus chère au fil de mon chemin de vie .

Le côté épicerie MAMA Vegahome va rétrécir pour laisser place à quelques tables supplémentaires afin d’agrandir le restaurant /salon de thé qui a tendance à se remplir vite dans la première salle .

Les ateliers de cuisine végétale sont très demandés, je dois m’atteler à trouver des créneaux ( 1 ou 2 fois par mois ) qui conviennent à ma vie de gérante, cuisinière et maman 😅 promis ça arrive !

Petite parenthèse faite sur le restaurant et ses activités gravitant autour, revenons-en au gluten 🤗

Justement je partirais encore de mon expérience du « Tout sans gluten » au restaurant. Depuis 1 an, j’ai rencontré une personne oelliaque qui ne tolère vraiment vraiment pas le gluten. C’était émouvant pour elle de savoir qu’un lieu existait à Belfort où elle pourrait venir papoter avec des amis en mangeant en dehors de chez elle, sans se faire passer pour une extra-terrestre voire une chieuse . Au final, sa venue est assez rare, et cela me coupait d’une envie de faire plaisir à certains de mes hôtes qui apprécient la vue du pain sur la table. Côté pâtes à tarte ou à pizza gourmandes, réintroduire des farines anciennes est vraiment un plus gustatif et qualitatif . Le petit épeautre est bien moins friable que la farine de riz souvent mixée avec d’autres farines ou fécules sans gluten .

Mis à part le cas des oelliaques obligés de bannir toute présence de gluten, d’autres personnes comme moi, sont sensibles à cette matière gluante dans le gluten, qui colle aux paroies intestinales et les rendent plus perméables à des intrusions de mauvaises bactéries. D’ailleurs en Italie, pays de la pasta et de la pizza par excellence, les restaurants sans gluten ou utilisant du levain naturel et farines nobles dans les pâtes fleurissent, et ce n’est pas un hasard.

D’autres symptômes désagréables comme la sensation de gonflement après 2 jours de repas composés de gluten apparaissent.

A 30 ans on peut dire que j’ai fais beaucoup d’expérience avec mon corps dans des modes de vie et d’alimentation bien différents.

Je perçois peut-être ainsi plus facilement les variations de sensations, d’énergie, voir les émotions que certains aliments peuvent provoquer en moi . Ce que l’on introduit dans notre faune bactérienne comporte des informations transformées au delà du simple rapport calorique. C’est étonnant de voir le comportement des rats passer d’asocial ou agressif, à très sociable et joueur selon le microbiote qu’on leur fournit . Plus il y a de fibres, de végétal, plus cette faune se régale et influe positivement le reste, voir combat des maladies qui ne trouvaient pas guérison dans un traitement médicamenteux .

La science confirme notre intuition à beaucoup aujourd’hui . Je radote à ce sujet, mais notre ventre est notre deuxième cerveau, il accompagne voir conduit notre vie négativement ou positivement avec une intelligence insoupçonnée, à la fois indépendamment, et aussi en interdépendance avec notre cerveau du haut !

La consommation d’un blé moderne modifié n’est donc pas anodine, surtout sur la durée, bien que certaines personnes n’y sont pas sensibles physiquement. Je dirais que les plus chanceux sont peut-être ceux qui sont obligés de l’éviter (sans en faire une obsession non plus si possible 🙃 ), parce que trop désagréable à leur corps après coup.

Pour celles et ceux qui veulent creuser sur le blé Moderne

Cette sensibilité les conduit à choisir souvent des produits plus naturels, farines et céréales complètes, plus riches nutritivement, et non nocives à la longue pour le système immunitaire . Au final les plus sensibles et enquiquinés du départ, ont une vie plus saine et donc plus durable ! Beaucoup de mes hôtes ne font pas cas de ce détail, avec ou sans gluten. Ils aiment ma cuisine non pas parce qu’elle est sans gluten, mais plaisante gustativement tout simplement . J’ai donc pris la décision de réintroduire des farines nobles qui ne sont pas raffinées. Elles sont très riches nutritivement et contiennent un gluten faible ou fragile .

La grande vedette reste le petit épeautre . Ça change la vie et la texture des pâtes à tarte, des crêpes , c’est une farine qui vous permet de sublimer des tartes ou des gâteaux sans ressentir la lourdeur et les désagréments liés au blé moderne . Je reste une adepte de la farine de sarrasin pour les galettes salées que mes hôtes adorent . La farine de Kamut, ce blé ancien est aussi sur le podium.

Personnellement je trouve cela passionnant de cuisiner avec toutes ces farines anciennes. Je le faisais à la maison , et puisque MAMA Vegamiam est un peu, beaucoup, passionnément ma deuxième maison, je suis très contente de ce choix d’avoir abandonné le Tout sans gluten, bien que beaucoup de mes pâtisseries et plats reste encore « gluten free » par essence .

Et vous savez-quoi ? Ma prochaine étape serait de fabriquer mon pain moi-même avec un levain naturel qui repose plusieurs jours, d’en proposer à la vente, bien que personnellement, je me suis habituée à ne plus consommer de pain depuis des années sans en ressentir le manque. Cela demande de la rigueur et de l’attention portée au levain sur plusieurs jours . Du temps donc ! Mais je connais encore beaucoup de personnes qui gardent ce fantasme et cette réalité du meilleur déjeuner qui soit : les tartines de pain au beurre, miel, confiture à tremper dans un café , un thé ou un lait . La tartine de pain fait également partie de mes souvenirs d’enfance impérissables. Elle est ma madeleine de Proust à moi, lorsque je petit déjeunais chez ma grand-mère du bon pain frais et craquant, livré de bon matin en même temps que le journal . Trempête d’une tartine beurre et miel ou confiture maison dans une tisane menthe réglisse ou tilleul 😍

Next Step pour la mini-boulangerie homemade 😉 en attendant, je me plais à réintroduire des panières de pain aux farines bio et anciennes fabriquées localement, même si bien souvent les menus sont assez rassasiants et que peu personnes me demandent du pain.

Cela fait toujours plaisir à quelques inconditionnels du pain à table, et puis, qui n’aime pas saucer les fonds de plats d’une crème ou d’une sauce tomate gourmande à souhait, avec un morceau de mie ?

Voilà ! l’ère du Tout sans gluten est finie ( en tout cas chez MAMA Vegamiam ), et j’espère que cet article vous aidera à trouver votre propre équilibre. Mefions-nous des modes sur lesquelles les industriels surfent aussi. Gardons la boussole du bon sens, avec ou sans gluten : le plus possible local, frais, brut dans le sens non raffiné, et sans pesticides. Quand on voit cette tarte rustique et ces galettes juste au dessous, on se dit qu’on aurait tort de s’en priver ☺️

Tarte rustique quetsche, mirabelle et Reine Claude

Crêpes salées au petit épeautre et kamut

Taboulé exotique de chou blanc en souvenir de ma première expérience de méditation.

Ce taboulé exotique de chou blanc au curry est mémorable a bien des égards.

Pour son goût unique et ses couleurs toniques . Pour la plupart de ses ingrédients exotiques cultivés en hauteur et mûris avec la complicité d’un soleil fidèle. Pour son pouvoir de vous (re)connecter à des terres lointaines, notamment celles que j’ai foulées et dans lesquelles ce plat a la délicatesse de me replonger.

Ce midi, j’avais envie, besoin de me remémorer des lieux, des visages, des sensations,  faire appel subtil par la cuisine, aux souvenirs des voyages qui ont forgé ma jeunesse passée ( celle de la vingtaine, il reste celle de la trentaine dont je compte bien profiter autrement, mais tout autant ! ) . Une occasion de célébrer certaines rencontres inoubliables, des amitiés impérissables.

Le Goji, pour mes amis les tibétains exilés avec qui j’ai eu la chance de vivre en Inde quelques mois.

La Mangue, pour la Thaïlande et ses thaïlandais toujours souriants, ses massages relaxants et ma première expérience dans un centre international de méditation. C’était en 2009, à Chang Maï. J’avais 21 ans, mon ex -copain me faisait énormément souffrir ( aucun recul sur mes émotions à cette époque), et par la même occasion…grossir. A cette époque, je n’avais que la malbouffe, le gras, le sucre, comme réflexe de survie pour inhiber, supporter des émotions telles que la colère, la tristesse et la peur. Et puis les vacances de la Toussaint sont arrivées. J’avais besoin de soleil, en manque cruel de vitamine D, de silence et de recul sur ce que je vivais à Lyon. J’étais déjà attirée par la Bouddhisme, et la méditation tant prônée dans les livres du Dalaï Lama ou de Matthieu Ricard m’intriguait, m’appelait de plus en plus fort et franchement. Seulement voilà, me lancer dans la méditation pour la première fois, seule dans mon appartement imprégné d’émotions négatives et de désespoir, c’était perdu d’avance. Après avoir repéré quelques centres de méditations en Thaïlande, j’ai acheté un billet aller-retour pour Bangkok au soir, et le lendemain j’étais dans l’avion. J’avais pris soin d’écrire à quelques centres avant de partir en faisant part de mon intention d’intégrer un programme de méditation chez eux. Et sans me soucier de leur réponse, je suis donc partie. Une fois arrivée à Bangkok, parachutée sur Kosan Road, la piste  d’atterrissage de tous les touristes, festive, tapageuse et commerciale par excellence, j’ai pu trouver un cyber-net pour consulter mes mails, et découvrir avec plaisir (et soulagement ! ) que l’International Meditation Center de Chang Mai, le Nord de la Thaïlande plus vert, plus calme et plus authentique, pouvait m’accueillir. Le programme de méditation durait trois semaines,  autrement dit la durée de mon voyage en Thaïlande. Le séjour n’était pas payant, la donation bienvenue.  J’aurai passé 15 jours merveilleux dans ce petit paradis, échangé si peu de mots , en chuchotant avec les autres séjournant français, australiens, allemands, et pourtant accédé à la richesse d’un monde profond et illimité, non pas à deux pas de moi , mais à l’intérieur de moi . Marche méditative enseignée par les moines bouddhistes présents toute l’année au centre, méditation assise, toute la journée, avant et après les deux seuls repas de la journée ( accueillis , conscientisés et remerciés en prière). Le premier à 6 heures du matin, le second à 10h30, le temps restant de la journée étant consacré à la méditation et au jeûne, avec le droit néanmoins à une petite soupe à 18h00 pour ceux qui le souhaite.

J’ai appris énormément sur moi-même et sur le jeu de la vie grâce à cette expérience. D’abord, grande première, j’ai découvert qu’une pipelette était capable de vivre dans le silence sans ressentir de gêne en présence des autres, libérée de la sensation de ne pas exister quand on a rien à dire, aucun sujet-objet à analyser, à intellectualiser. Que l’on peut rester des heures assis, sans ressentir l’angoisse du vide, ni sombrer dans l’ennui ou tomber dans un profond sommeil. Au contraire, entrer en soi, c’est un raccourci non négligeable vers l’éveil, un passeport vers l’éveil à tout ce qui vit en nous et autour de nous, ces êtres qu’on ne remarque pas quand notre mental fait trop de bruit. A force d’observation, de calme, je me suis rapidement rendue compte que même dans les lieux les plus paisibles du monde, la machine à pensées peut continuer à tourner et vous priver de savourer l’instant présent sans ce formidable outil qu’est la pleine conscience. Visages, souvenirs, angoisses du futur, projets. Tout y passe, toute la journée sans que l’on ne puisse grand chose à cette habitude. Les émotions, peuvent survenir de nulle part, hors-contexte, de manière inexplicable qu’elles soient négatives ou positives. Il est vrai qu’on ne peut les empêcher de surgir, en revanche, on finit par comprendre qu’il appartient à chacun d’entre nous de ne pas s’identifier à celles-ci, de ne pas les juger, de les accueillir, simplement, peut importe leur coloration, en dépit de leur intensité, et de les laisser s’évanouir, s’évaporer et disparaître comme des nuages peuvent occuper pour un temps limité un ciel bleu sans en faire partie pour autant. Je ne vous promets pas d’y arriver du premier coup, mais je peux vous assurer que l’entraînement de l’esprit finit par ouvrir des portes extraordinaire dans l’apparent ordinaire. J’ai commencé ma première journée au centre avec 45 minutes de méditation au compteur, impossible de me concentrer, des fourmilles dans les jambes, l’appel du ventre affamé à 15 h00 de l’après midi.  Sept jours après, je comptais 5 heures de méditation par jour, 10 jours après j’étais félicitée par les moines devant lesquels nous nous présentions chaque soir avant d’aller dans nos chambre. Ils tenaient un cahier dans lesuel étaient noté nos « heures de méditations », et notre évolution au fil des jours. Lors de mon dernier passage devant eux, j’ai posé une question à celui qui m’avait encouragé à continuer ainsi. « Une fois rentrée en France, à la ville, repris les cours, les habitudes d’une vie à cent à l’heure, comment garder les effets bénéfiques de la méditation dans mon quotidien sachant que je n’aurai pas toujours le temps de méditer plus de 15 minutes ? »

Le visage stoïque, le moine m’a répondu en anglais :  » Quand tu manges, fais le lentement, mâches jusqu’à la liquéfaction, quand tu te douches, concentre -toi sur le bruit de l’eau, son ruissellement sur ta peau, rappelle toi de la source première de cette eau arrivée jusque dans ta salle de bain, salue cette dernière et remercie la.. »

C’est aussi ça la méditation, une médit’action de tous les jours de tous les instants, une pleine conscience de ce que l’on ressent, ce que l’on sent, positivement ou négativement, ça n’a pas d’importance quand on reste présent.

La recette pour 2 personnes par ici  :

  • 1 mangue
  • 1/2 petit chou blanc
  • 1 poignée de goji
  • Quelques noix du Brésil
  • 2 figues séchées coupées en petits morceaux
  • 3 cuillères à Soupe de graines de sésames
  • 3 cuillères à soupe d’huile de sésame
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable
  • 2 cuillères à soupe de poudre de curry
  • Quelques feuilles de basilic ciselé
  • 1 pincée de sel

 

Commencez par mixer le chou blanc coupé en vulgaires morceaux jusqu’à obtenir de très petites granules. Le chou blanc doit ressembler à une graine de couscous.

Ensuite ajoutez le curry, les huiles, le sirop d’érable, les feuilles de basilic et mixez à nouveau. Une fois la couleur du chou devenu bien jaune , déposez le mélange dans un saladier  et laissez un trou au milieu pour y déposer la mangue.

Couper la mange en petit morceaux. Répartissez les deux tiers en fleur au milieu pour combler le trou et donner du joli volume à votre taboulé. Éparpillez le reste autour.

Ajoutez le reste des ingrédients et mélangez délicatement avec une fourchette, pour obtenir une salade pleine de couleur, à la fois croquante, douce, légèrement acidulée, et mémorable bien-sûr !

Bon appétit !

 

 

Verrine d’avocat goji spiruline cardamome cacahuète

Bonjour à tous,

Je suis très heureuse de partager cette première recette de verrine gourmande avec vous.

Vous connaissez tous les verrines, ces petits formats de verres ronds ou carrés souvent présentés à l’apéritif qu’on avale tout crus (avec des ingrédients parfois cuits à l’intérieur quand même ! ).

Figurez-vous que j’en ai fais mon dada pour les en-cas, petits creux inattendu en fin d’après-midi, ou encore pour une petite envie de douceur et de légèreté sucrée (naturellement) en guise de dessert après le dîner.

Peut-être vous demandez-vous d’où m’est venue l’idée farfelue de faire un smoothie dans une verrine ? En fait, il faut juste prendre les choses à l’envers. Lorsque je prépare mon smoothie chaque matin, soit dans un bol, soit dans un grand pot en verre, souvent il me reste du rab, juste assez pour m’accorder un plaisir création et d’enfiler ce délice des yeux dans le réfrigérateur. C’est bien connu, tout ce qui est petit est  mignon, qui plus est très rapide à réaliser. Ce que je préfère, c’est justement m’affranchir de la première recette de mon smoothie en rajoutant deux ou trois ingrédients qui me passent par l’esprit (c’est souvent le corps qui les demande par besoin, ces ingrédients 😉 ), et me réserver la surprise de découvrir le résultat plus tard, au moment de ce fameux petit creux.

Cette verrine là, par exemple, est née de ce smoothie bowl ci-dessous :

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J’ai gardé la base, y compris les graines de chanvre et la cardamome, et j’ai remplaçé les noix et les figues par du goji et de la purée de cacahuète. Un petit tour de magie ultra simple, délicat, onctueux, légèrement croquant et acidulé, fondant en bouche et ô combien délicieux ! Côté santé, ce petit déjeuner et en-cas vous apportera beaucoup d’antioxidants, des protéines,  du fer, ce dernier fortement présent dans la spiruline, de la vitamine B9 dans l’avocat (très bon aussi pour la beauté de la peau), qui joue le rôle de coagulant et nettoie le sang, de la bétacarotène vitamine C et E pour l’énergie et pour la protection des yeux grâce au goji qui en possède en forte concentration, sans compter toutes les vertus de la cardamome qui fera l’objet d’un article à elle seule dans un prochain post. Retenez déjà que’elle jouera un rôle de stimulant (sans les mauvais côté de la caféine) ppour bien commencez la journée (ou la terminer en beauté).

Vous souhaitez tenter l’aventure ? Voilà la recette :

Pour un bol de smoothie base avocat spiruline + pudding de chia et son supplément pour la verrine : 

  • 3 cuillères à soupe de graines de chia trempées toute la nuit ou minimum 2 heures avant dans 1/2 verre de lait de coco (ou amande pour garder la texture onctueuse )
  • 1 cuillère à soupe de spiruline en poudre ( ou en paillettes réduites au mixeur)
  • 2 à 5 dattes selon le goût sucré désiré ( 2 me suffisent personnellement)
  • 2 avocats
  • 1 cuillère à soupe de purée de cacahuète
  • 1 grande poignée de goji
  • Du lait de coco épais ou de la crème de coco en boîte (on la trouve facilement dans les magasins bios)
  • Quelques graines de cardamome ou 1 cuillère à café de poudre de cardamome
  • 1 cuillère à café de vanille en poudre
  • Des graines de chanvre et de la cardamome entière pour la décoration

Commencez par ajouter 1/3 de la cuillère à café de spiruline dans le préparation du pudding de chia et mélangez bien avec une cuillère. Vous devriez obtenir une jolie couleur verte, légèrement plus claire que le mélange d’avocat.

Gardez les 2/3 pour le smoothie bowl, et déposez avec une petite cuillère le 1/3 restant du pudding de chia délicatement, au fond de la verrine, en prenant soin de ne pas toucher les bords.

Ajoutez les gojis au dessu du pudding de chia.

Mixez le reste des ingrédients au blender jusqu’à obtenir cette couleur vert chewing gum grâce à la spiruline. REmplissez votre bol et servez-vous du reste pour votre verrine en versant la préparation onctueuse au dessus des gojis. Terminer par déposer la purée de cacahuète au dessus et les éléments pour la déco. Et le tour est joué !

Votre verrine peut patienter bien sagement dans le réfrigérateur en attendant votre heure de délivrance !

Bonne dégustation !

Smoothie Aloe Vera gourmand

Coucou tout le monde !

Il se peut que ce titre vous étonne au premier abord. On est souvent plus habitué à trouver l’Aloe Vera en crème, en gel à appliquer sur la peau que dans un smoothie à boire.

Et pourtant ! L’aloe Vera est une plante connue depuis l’Antiquité,  poussant dans les régions chaudes du monde,  aux longues feuilles pointues garnies d’un gel transparent et visqueux à l’intérieur, dont le goût relativement neutre et la texture peuvent donner de merveilleux jus et délicieux smoothies à boire, comme c’est le cas ici.

Les magasins biologiques commencent à vendre de plus en plus de ses feuilles fraîches à côté des bacs à fruits et légumes. Mon magasin bio de prédilection vers chez moi se lance aussi dans l’aventure, à mon plus grand bonheur, alors j’en ai profité pour acheter quelques feuilles. Peu onéreuses, elles m’ont coûté 12 euros les 3, ce qui est relativement faible par rapport à une gel acheté en pharmacie, dont les concentrés actifs sont moins nombreux en quantité, et plus beaucoup actifs justement, puisqu’on a perdu la fraîcheur conservatrice . Si vous n’en trouvez pas dans les commerces près de chez vous, voilà une entreprise qui en vend et effectue des livraisons à domicile rapides et de très bonne qualité : Biovie.  Conservez les feuilles au réfrigérateur, et une fois coupée, mieux vaut la consommer dans les jours qui suivent pour profiter de tous ses bienfaits.

Avant de vous livrer la recette de ce délice de petit déjeuner, j’évoquerai quelques vertus de l’Aloe Vera, une liste non exhaustive,  tant cette plante regorge de bienfaits préventifs et curatifs.

Vous avez peut-être déjà utilisé son gel pour apaiser la peau irritée, blessée, brûlée, mais ce petit bijou de la nature appelé « source de jeunesse » par les Mayas, a plus d’un tour dans son sac côté beauté et santé 😉 Parmis ses qualités exceptionnelles, le gel d’aloe, plus concentré que son jus, est un antiseptique intestinal, anti-inflammatoire, bactéricide, il embellit et adoucit les peaux sèches, les cheveux abîmés, assainit les racines, élimine les toxines, stimule la digestion et brûle les graisses idéal pour nettoyer le corps après un accouchement, comme c’est le cas pour moi.

La  recette : 

Mixez dans un blender tous ces ingredients:

  • Un avocat
  • 1 verre de lait de coco
  • Selon l’effet désiré, 5 à 10 cm de pulpe d’aloe Vera récupéré à la cuillère dans la feuille.
  • 2 dattes ou du nectar de coco
  • Quelques feuilles fraîches de basilic
  • 1 jus de citron vert

De quoi commencer cette journée en beauté ! N’hésitez pas à laisser des commentaires à cet article pour me faire part de vos appréciations une fois cette recette testée 😉

A bientôt !

Raw Cake grenade et citron vert

Bonjour à tous !

Après vous avoir vanté dans un précédent article ( Toutes les bonnes raisons d’adopter la Raw Cake attitude ), les nombreux mérites du Raw Cake en tant que plaisir gourmand et inégalable à d’autres pâtisseries en terme d’avantages nutritifs pour la santé, voilà l’occasion de vous démontrer que ce petit bijou sur la photo, non seulement se mange facilement, mais n’est pas si compliqué à réaliser ! Je dirai qu’il demande un peu d’organisation, notamment pour les ingrédients à faire tremper dans l’eau la veille.

Il est bien-sûr Vegan et sans gluten !

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Précisons que le bouton de rose ajouté par mes soins au dessus de ce dessert, n’est pas comestible. Il a tout de même son importance selon moi. Ne dit-on pas que l’on se nourrit d’abord avec les yeux ? Je crois tellement à cette phrase, si bénine, en apparence justement. Privilégier la qualité à la quantité en terme d’alimentation, c’est aussi valable en terme de beauté. Cette expérience esthétique du beau, ayant le pouvoir de rassasier tant l’estomac que l’âme, en quête de cette beauté. Accessibles à chacun, en cuisine aussi, car elle repose au coeur des petits détails qui parfont un quotidien et lui donne plus de sens. Au delà de la dimension esthétique, soulignons aussi  l’importance des couleurs pour la santé . Connaissez-vous la chroma-thérapie ? J’ai découvert cette discipline classée parmi les médecines douces il y a quelques années, en plein hiver, alors que les couleurs d’automne laissaient place au gris pesant, au noir écrasant d’une nuit bien vite arrivée, et parfois au blanc, si la chance de voir nos villes polluées recouvertes de neige est de notre côté. La chroma-thérapie utilise justement l’énergie des couleurs, susceptibles de fortement nous manquer au point de nous conduire à la dépression,à la fatigue et à toutes sortes de maladies chroniques. Chaque couleur possède une longueur d’onde particulière, en mesure de parler, d’influencer notre organisme. Je vous laisse soin de pousser vos recherches sur internet si le sujet vous intéresse. Ce que nous retiendrons ici, c’est plutôt comment le rouge passionné de la grenade et la fraîcheur du citron Vert, cuisinés sous diverses formes, en crème devenu violets ou restés à l’état bruts, sont capables de parler à notre corps directement, de le combler avant même d’avoir dégusté leurs saveur.

N’hésitez pas à décorez vos plats avec des fleurs, des feuilles ramassées dehors, selon votre inspiration du moment, car votre inspiration correspond justement bien souvent à vos besoins.

Passons maintenant au vif du sujet, la recette !

Les ustensiles nécessaires à l’élaboration du Raw Cake : 

  • Un emporte pièce d’un diamètre de 10 cm., pour donner la forme ronde au dessert.
  • Un petit mixeur pour la pâte de base.
  • Un blender pour les couches du dessus si vous désirez une texture très lisse, sinon le mixeur peut suffire si vous ne possédez pas de blender, il faudra juste mixer un peu plus longtemps.

Pour la pâte de base : 

  • Un grosse poignée de noix et de noisettes trempées la veille (ou minimum 4 heures avant dans un bol d’eau )
  • 6 dates
  • 3 cuillères à soupes de flocons de sarrasins ( facile à trouver dans les magasins bios)
  • 1 pincée de l’Himalaya rose (sinon celui que vous avez sous la main ! )
  • 1 cuillère à café de poudre de vanille

Commencez par passer le mélange de noix au mixer, une fois hachées grossièrement, ajoutez les dattes dénoyautées, puis le reste des ingrédient. Vous devez obtenir une pâte collante aux doigts. Placer une feuille de papier cuisson sur une petite assiette plate . Posez l’emporte pièce dessus.  Déposez maintenant la pâte au fond de l’emporte pièce, veillez à l’applatir de manière égale afin d’obtenir un joli résultat une fois démoulé. MAintenant vous pouvez la placer au congèlateur pendant l’élaboration de vos deux couches supérieures.

Pour les couches supérieures :

  • 1 grenade
  • 2 citrons verts
  • Le zeste d’un citron vert
  • 3 poignées de noix de cajou trempées la veille dans un grand bol d’eau.
  • 1 Cuillère à Soupe de sirop de riz (ou d’agave)
  • 1 cuillère à soupe d’arôme vanille ( préférable à la poudre car les pigments noirs assombriraient la couleur blanche de la couche citron)
  • 2 Cuillère à soupe d’huile de coco
  • 1/2 verre de lait de coco

1 ère étape : 

Ajoutez dans le blender les noix de cajou, le sirop de riz, l’huile de coco, l’arome vanille et le lait de coco. Mixez jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse et lisse.

Séparez le mélange en deux proportions égale, réservez l’une des deux  dans un bol et laissez l’autre dans le blender.

Pour la couche violette à la grenade : 

Mixez les 2/3 de pépins de grenades avec la crème de cajou, et vous obtiendrai une belle couleur violette comme sur la photo. Une fois bien lisse, déposez la crème sur la pâte de base qui reposait au congélateur

Replacez au congélateur 30 minute, le temps que la première couche durcisse, pour déposer la deuxième et troisième couche sans qu’elle se mélange à la première.

En attendant, passons à la couche de citron vert : 

Rincez votre blender, déposez la crème réservée dans le bol auparavant.

Ajoutez le jus des deux citrons verts. Mixez.

Ajoutez ensuite la moitié du zeste de citron vert, et gardez l’autre moitié pour la décoration.

Une fois que la première couche violette vous paraît assez solide, déposer le 1/3 restant des billes de grenades le plus près du bord. Versez ensuite la couche de citron par dessus jusqu’à remplir entièrement l’emporte pièce.

Voilà ! c’est presque fini. Reste à laisser reposer ce bijou au congélateur pour 1 heure minimum. Vous pouvez le laisser la nuit, la semaine, et le sortir du freezer quand vous voudrez !

Une fois sorti dehors, laissez décongeler 30 minutes, assez, mais pas trop, pour être en mesure de détacher votre dessert de son moule sans le déformer . Décorez avec le reste  du zeste, quelques billes de grenades, et pourquoi pas, une fleur à votre image ! Laissez bien décongeler 30 minutes à l’air, sinon encore 5 heures au réfrigérateur.

Voilà, votre raw cake et près ! Félicitations ! Il se conserve au frigo pendant 3 jours, mais encore faut-il résister à ne pas tout engloutir du premier coup, tellement ce dessert est délicieux et léger à la digestion !

Bonne dégustation !