Gluten : Faut-il en faire tout un plat ?

Hello les amis !

Je suis de retour sur le blog, après quelques mois d’absence. Temps consacré en grande partie au lancement de mon restaurant et à des engagements annexes.

Fin Novembre, cela fera déjà 1 an que j’ai plongé dans cette aventure humaine et entrepreunariale.

Pour tout vous avouer, je n’ai jamais aimé ce mot « entreprise », lui préférant le lâcher prise 😝 j’aime d’avantage l’idée que toute personne qui crée à partir de sa sensibilité est un artisan de l’harmonie, un artiste dans l’âme pour peu qu’il utilise son talent et ses capacités au service direct, ou indirect des autres. Quand je parle création, c’est au sens large du terme, et pas forcément palpable à travers un produit. La parole est créativité aussi..certains professeurs sont des artistes et génie dans leur façon de rendre un cours vivant, de marquer des élèves jusqu’à la fin de leurs jours .

Mais il faut tout de même appeler un chat un chat, une casserole une casserole si vous préférez 😊 Dans une économie classique, rendre un service par le biais d’un métier de passion, aussi bien intentionné et porteur d’un idéal soit-il, quand il est répété tous les jours, sans compter ses heures, qu’il nécessite de payer des charges fixes ( loyer, employé, électricité, prêt à rembourser ), il est plus qu’un don de soi. Il devient nécessairement un gagne pain, avec une responsabilité de « rentabilité » afin de pouvoir dépasser la contrainte économique en assurant sa pérennité et atteindre au mieux cet idéal plus grand au service du bien commun.

C’est ma tendance philanthropique qui a sérieusement pris un coup au fil des mois. Au bout de quelques temps, quand j’ai constaté que la trésorerie ne grimpait pas beaucoup malgré les midi bien remplis et le succès des lunchbox à emporter , il a fallu que j’estime le prix de mes plats à la hauteur du temps passé pour les concocter, des charges fixes et de l’argent dépensé dans les matières premières. C’est ainsi qu’on découvre les compromis avec la cuisine healthy , vegan, bio, les avantages et le coût d’un emplacement en plein centre historique de Belfort. C’est vrai, la cuisine végétale, dès qu’elle est créative n’est pas accessible à tout le monde, surtout en pâtisserie crue ! Le prix d’1 part de rawcake magique et mémorable = le prix d’ 1 paquet de cigarette , faites vos choix 🤨

En effet, utiliser des noix de cajou et des bons ingrédients tels que huile de coco, crème de coco, sucre de coco, sirop d’érable, dattes, abricots secs par exemple, c’est que ça coûte objectivement plus cher que de réaliser une crème brûlée avec de l’œuf, du lait de vache, du beurre et du sucre. Pourtant les prix de ces desserts traditionnels présents dans certains restaurant alentours varient de 7 à 9 euros.

Attention ⚠️ Je ne dis pas cela dans le but de me placer en concurrence, car il y a assez de bonheur pour tout le monde, nous sommes tous uniques avec notre univers intérieur à manifester à l’extérieur sous la forme qu’on souhaite, dans le métier ou l’activité qui nous fait vibrer le plus, si possible. Dans un monde encore régit par l’argent en tant qu’énergie de circulation – bien que la valeur d’une action faite avec le cœur n’ait pas de prix – nous sommes tout de même contraints d’estimer nos produits à leur juste prix, et encore moins de les sous-estimer .

Les aspects vitalité, santé, éthique et plaisir dans ma cuisine étant désormais alignés à des prix cohérents et viables sur le long terme, je peux de nouveau créer dans un sentiment d’harmonie et de partage en faisant plaisir à ma comptable .

Mon restaurant reste donc accessible aux petites bourses ( entrée à 6 euros , plat à 14 Euros, dessert à 7 euros / 30 centimes moins cher dans les lunchbox à emporter ). Le Menu complet à 25 euros reste un coût qu’on ne peut s’accorder tous les jours, je le conçois .

En tout cas je suis très heureuse de constater que mes hôtes fidèles ont compris la démarche de rééquilibrage, m’encouragent encore et sont toujours aussi friands de me rendre visite.

Les nouveaux visages ne cessent d’apparaitre, ils découvrent seulement l’existence de MAMA Vegamiam après 1 an. Il faut dire qu’en adoratrice du marketing que je suis, je n’ai évidement jamais fais de flyers, préférant le bouche à oreille et le hasard d’un passage à la vieille ville, correspondant par magie à mes horaires d’ouverture ( 12h-16h45) 😁

C’est en tout cas, super motivant de toucher une jeunesse en quête de sens (plaisir, santé et éthique ) dans sa manière de consommer . Les mamans qui viennent se restaurer, prendre le goûter, allaiter leur nouveau-né restent mes chouchoutes, car elles incarnent la motivation numéro 1 de mon projet à la base : la MAMA qui aime régaler ceux qu’elle aime, la maternité dans son sens le plus large, la matrice et protectrice de la vie, la bienveillance sur plus fragile que soi, la Terre mère nourricière…………………🤱🏻

A noter que la vie est assez ironique parfois. Elle me pousse à remettre en cause cette identité et ce rôle de maman que j’incarne jusqu’à le mettre en avant professionnellement . En tout cas, les événements de la vie m’amènent à considérer que mon fils est un être à part entière, relié à une source d’amour plus grande que moi, et que je suis plus qu’une mère, reliée à la même source qui se passe de tout jeu de rôle temporel. Jouer ce rôle en pleine conscience sans trop s’enfermer dans cette identité est donc essentiel je crois. Mais là on rentre dans un sujet plus profond, voir spirituel et je suis en train de perdre beaucoup de personnes qui ont cliqué sur cet article sensé être consacré au gluten !

On y arrive, courage, les sentiers détournés sont bientôt finis . Je termine sur ce mini-bilan de l’Aventure MAMA Vegamiam tout de même, car il y a d’autres projets à venir avant 2019 . Mon livre de recette encore en cours d’illustration + l’espace MAMA Vegazen pensé pour l’allaitement, la méditation, avec un espace de jeu pour enfant, que j’aimerais tourner davantage sur la pratique du Yoga ( adultes et enfants ) pour le bien-être du corps et de l’esprit, et la conscience d’une Unité qui m’est de plus en plus chère au fil de mon chemin de vie .

Le côté épicerie MAMA Vegahome va rétrécir pour laisser place à quelques tables supplémentaires afin d’agrandir le restaurant /salon de thé qui a tendance à se remplir vite dans la première salle .

Les ateliers de cuisine végétale sont très demandés, je dois m’atteler à trouver des créneaux ( 1 ou 2 fois par mois ) qui conviennent à ma vie de gérante, cuisinière et maman 😅 promis ça arrive !

Petite parenthèse faite sur le restaurant et ses activités gravitant autour, revenons-en au gluten 🤗

Justement je partirais encore de mon expérience du « Tout sans gluten » au restaurant. Depuis 1 an, j’ai rencontré une personne oelliaque qui ne tolère vraiment vraiment pas le gluten. C’était émouvant pour elle de savoir qu’un lieu existait à Belfort où elle pourrait venir papoter avec des amis en mangeant en dehors de chez elle, sans se faire passer pour une extra-terrestre voire une chieuse . Au final, sa venue est assez rare, et cela me coupait d’une envie de faire plaisir à certains de mes hôtes qui apprécient la vue du pain sur la table. Côté pâtes à tarte ou à pizza gourmandes, réintroduire des farines anciennes est vraiment un plus gustatif et qualitatif . Le petit épeautre est bien moins friable que la farine de riz souvent mixée avec d’autres farines ou fécules sans gluten .

Mis à part le cas des oelliaques obligés de bannir toute présence de gluten, d’autres personnes comme moi, sont sensibles à cette matière gluante dans le gluten, qui colle aux paroies intestinales et les rendent plus perméables à des intrusions de mauvaises bactéries. D’ailleurs en Italie, pays de la pasta et de la pizza par excellence, les restaurants sans gluten ou utilisant du levain naturel et farines nobles dans les pâtes fleurissent, et ce n’est pas un hasard.

D’autres symptômes désagréables comme la sensation de gonflement après 2 jours de repas composés de gluten apparaissent.

A 30 ans on peut dire que j’ai fais beaucoup d’expérience avec mon corps dans des modes de vie et d’alimentation bien différents.

Je perçois peut-être ainsi plus facilement les variations de sensations, d’énergie, voir les émotions que certains aliments peuvent provoquer en moi . Ce que l’on introduit dans notre faune bactérienne comporte des informations transformées au delà du simple rapport calorique. C’est étonnant de voir le comportement des rats passer d’asocial ou agressif, à très sociable et joueur selon le microbiote qu’on leur fournit . Plus il y a de fibres, de végétal, plus cette faune se régale et influe positivement le reste, voir combat des maladies qui ne trouvaient pas guérison dans un traitement médicamenteux .

La science confirme notre intuition à beaucoup aujourd’hui . Je radote à ce sujet, mais notre ventre est notre deuxième cerveau, il accompagne voir conduit notre vie négativement ou positivement avec une intelligence insoupçonnée, à la fois indépendamment, et aussi en interdépendance avec notre cerveau du haut !

La consommation d’un blé moderne modifié n’est donc pas anodine, surtout sur la durée, bien que certaines personnes n’y sont pas sensibles physiquement. Je dirais que les plus chanceux sont peut-être ceux qui sont obligés de l’éviter (sans en faire une obsession non plus si possible 🙃 ), parce que trop désagréable à leur corps après coup.

Pour celles et ceux qui veulent creuser sur le blé Moderne

Cette sensibilité les conduit à choisir souvent des produits plus naturels, farines et céréales complètes, plus riches nutritivement, et non nocives à la longue pour le système immunitaire . Au final les plus sensibles et enquiquinés du départ, ont une vie plus saine et donc plus durable ! Beaucoup de mes hôtes ne font pas cas de ce détail, avec ou sans gluten. Ils aiment ma cuisine non pas parce qu’elle est sans gluten, mais plaisante gustativement tout simplement . J’ai donc pris la décision de réintroduire des farines nobles qui ne sont pas raffinées. Elles sont très riches nutritivement et contiennent un gluten faible ou fragile .

La grande vedette reste le petit épeautre . Ça change la vie et la texture des pâtes à tarte, des crêpes , c’est une farine qui vous permet de sublimer des tartes ou des gâteaux sans ressentir la lourdeur et les désagréments liés au blé moderne . Je reste une adepte de la farine de sarrasin pour les galettes salées que mes hôtes adorent . La farine de Kamut, ce blé ancien est aussi sur le podium.

Personnellement je trouve cela passionnant de cuisiner avec toutes ces farines anciennes. Je le faisais à la maison , et puisque MAMA Vegamiam est un peu, beaucoup, passionnément ma deuxième maison, je suis très contente de ce choix d’avoir abandonné le Tout sans gluten, bien que beaucoup de mes pâtisseries et plats reste encore « gluten free » par essence .

Et vous savez-quoi ? Ma prochaine étape serait de fabriquer mon pain moi-même avec un levain naturel qui repose plusieurs jours, d’en proposer à la vente, bien que personnellement, je me suis habituée à ne plus consommer de pain depuis des années sans en ressentir le manque. Cela demande de la rigueur et de l’attention portée au levain sur plusieurs jours . Du temps donc ! Mais je connais encore beaucoup de personnes qui gardent ce fantasme et cette réalité du meilleur déjeuner qui soit : les tartines de pain au beurre, miel, confiture à tremper dans un café , un thé ou un lait . La tartine de pain fait également partie de mes souvenirs d’enfance impérissables. Elle est ma madeleine de Proust à moi, lorsque je petit déjeunais chez ma grand-mère du bon pain frais et craquant, livré de bon matin en même temps que le journal . Trempête d’une tartine beurre et miel ou confiture maison dans une tisane menthe réglisse ou tilleul 😍

Next Step pour la mini-boulangerie homemade 😉 en attendant, je me plais à réintroduire des panières de pain aux farines bio et anciennes fabriquées localement, même si bien souvent les menus sont assez rassasiants et que peu personnes me demandent du pain.

Cela fait toujours plaisir à quelques inconditionnels du pain à table, et puis, qui n’aime pas saucer les fonds de plats d’une crème ou d’une sauce tomate gourmande à souhait, avec un morceau de mie ?

Voilà ! l’ère du Tout sans gluten est finie ( en tout cas chez MAMA Vegamiam ), et j’espère que cet article vous aidera à trouver votre propre équilibre. Mefions-nous des modes sur lesquelles les industriels surfent aussi. Gardons la boussole du bon sens, avec ou sans gluten : le plus possible local, frais, brut dans le sens non raffiné, et sans pesticides. Quand on voit cette tarte rustique et ces galettes juste au dessous, on se dit qu’on aurait tort de s’en priver ☺️

Tarte rustique quetsche, mirabelle et Reine Claude

Crêpes salées au petit épeautre et kamut

Taboulé exotique de chou blanc en souvenir de ma première expérience de méditation.

Ce taboulé exotique de chou blanc au curry est mémorable a bien des égards.

Pour son goût unique et ses couleurs toniques . Pour la plupart de ses ingrédients exotiques cultivés en hauteur et mûris avec la complicité d’un soleil fidèle. Pour son pouvoir de vous (re)connecter à des terres lointaines, notamment celles que j’ai foulées et dans lesquelles ce plat a la délicatesse de me replonger.

Ce midi, j’avais envie, besoin de me remémorer des lieux, des visages, des sensations,  faire appel subtil par la cuisine, aux souvenirs des voyages qui ont forgé ma jeunesse passée ( celle de la vingtaine, il reste celle de la trentaine dont je compte bien profiter autrement, mais tout autant ! ) . Une occasion de célébrer certaines rencontres inoubliables, des amitiés impérissables.

Le Goji, pour mes amis les tibétains exilés avec qui j’ai eu la chance de vivre en Inde quelques mois.

La Mangue, pour la Thaïlande et ses thaïlandais toujours souriants, ses massages relaxants et ma première expérience dans un centre international de méditation. C’était en 2009, à Chang Maï. J’avais 21 ans, mon ex -copain me faisait énormément souffrir ( aucun recul sur mes émotions à cette époque), et par la même occasion…grossir. A cette époque, je n’avais que la malbouffe, le gras, le sucre, comme réflexe de survie pour inhiber, supporter des émotions telles que la colère, la tristesse et la peur. Et puis les vacances de la Toussaint sont arrivées. J’avais besoin de soleil, en manque cruel de vitamine D, de silence et de recul sur ce que je vivais à Lyon. J’étais déjà attirée par la Bouddhisme, et la méditation tant prônée dans les livres du Dalaï Lama ou de Matthieu Ricard m’intriguait, m’appelait de plus en plus fort et franchement. Seulement voilà, me lancer dans la méditation pour la première fois, seule dans mon appartement imprégné d’émotions négatives et de désespoir, c’était perdu d’avance. Après avoir repéré quelques centres de méditations en Thaïlande, j’ai acheté un billet aller-retour pour Bangkok au soir, et le lendemain j’étais dans l’avion. J’avais pris soin d’écrire à quelques centres avant de partir en faisant part de mon intention d’intégrer un programme de méditation chez eux. Et sans me soucier de leur réponse, je suis donc partie. Une fois arrivée à Bangkok, parachutée sur Kosan Road, la piste  d’atterrissage de tous les touristes, festive, tapageuse et commerciale par excellence, j’ai pu trouver un cyber-net pour consulter mes mails, et découvrir avec plaisir (et soulagement ! ) que l’International Meditation Center de Chang Mai, le Nord de la Thaïlande plus vert, plus calme et plus authentique, pouvait m’accueillir. Le programme de méditation durait trois semaines,  autrement dit la durée de mon voyage en Thaïlande. Le séjour n’était pas payant, la donation bienvenue.  J’aurai passé 15 jours merveilleux dans ce petit paradis, échangé si peu de mots , en chuchotant avec les autres séjournant français, australiens, allemands, et pourtant accédé à la richesse d’un monde profond et illimité, non pas à deux pas de moi , mais à l’intérieur de moi . Marche méditative enseignée par les moines bouddhistes présents toute l’année au centre, méditation assise, toute la journée, avant et après les deux seuls repas de la journée ( accueillis , conscientisés et remerciés en prière). Le premier à 6 heures du matin, le second à 10h30, le temps restant de la journée étant consacré à la méditation et au jeûne, avec le droit néanmoins à une petite soupe à 18h00 pour ceux qui le souhaite.

J’ai appris énormément sur moi-même et sur le jeu de la vie grâce à cette expérience. D’abord, grande première, j’ai découvert qu’une pipelette était capable de vivre dans le silence sans ressentir de gêne en présence des autres, libérée de la sensation de ne pas exister quand on a rien à dire, aucun sujet-objet à analyser, à intellectualiser. Que l’on peut rester des heures assis, sans ressentir l’angoisse du vide, ni sombrer dans l’ennui ou tomber dans un profond sommeil. Au contraire, entrer en soi, c’est un raccourci non négligeable vers l’éveil, un passeport vers l’éveil à tout ce qui vit en nous et autour de nous, ces êtres qu’on ne remarque pas quand notre mental fait trop de bruit. A force d’observation, de calme, je me suis rapidement rendue compte que même dans les lieux les plus paisibles du monde, la machine à pensées peut continuer à tourner et vous priver de savourer l’instant présent sans ce formidable outil qu’est la pleine conscience. Visages, souvenirs, angoisses du futur, projets. Tout y passe, toute la journée sans que l’on ne puisse grand chose à cette habitude. Les émotions, peuvent survenir de nulle part, hors-contexte, de manière inexplicable qu’elles soient négatives ou positives. Il est vrai qu’on ne peut les empêcher de surgir, en revanche, on finit par comprendre qu’il appartient à chacun d’entre nous de ne pas s’identifier à celles-ci, de ne pas les juger, de les accueillir, simplement, peut importe leur coloration, en dépit de leur intensité, et de les laisser s’évanouir, s’évaporer et disparaître comme des nuages peuvent occuper pour un temps limité un ciel bleu sans en faire partie pour autant. Je ne vous promets pas d’y arriver du premier coup, mais je peux vous assurer que l’entraînement de l’esprit finit par ouvrir des portes extraordinaire dans l’apparent ordinaire. J’ai commencé ma première journée au centre avec 45 minutes de méditation au compteur, impossible de me concentrer, des fourmilles dans les jambes, l’appel du ventre affamé à 15 h00 de l’après midi.  Sept jours après, je comptais 5 heures de méditation par jour, 10 jours après j’étais félicitée par les moines devant lesquels nous nous présentions chaque soir avant d’aller dans nos chambre. Ils tenaient un cahier dans lesuel étaient noté nos « heures de méditations », et notre évolution au fil des jours. Lors de mon dernier passage devant eux, j’ai posé une question à celui qui m’avait encouragé à continuer ainsi. « Une fois rentrée en France, à la ville, repris les cours, les habitudes d’une vie à cent à l’heure, comment garder les effets bénéfiques de la méditation dans mon quotidien sachant que je n’aurai pas toujours le temps de méditer plus de 15 minutes ? »

Le visage stoïque, le moine m’a répondu en anglais :  » Quand tu manges, fais le lentement, mâches jusqu’à la liquéfaction, quand tu te douches, concentre -toi sur le bruit de l’eau, son ruissellement sur ta peau, rappelle toi de la source première de cette eau arrivée jusque dans ta salle de bain, salue cette dernière et remercie la.. »

C’est aussi ça la méditation, une médit’action de tous les jours de tous les instants, une pleine conscience de ce que l’on ressent, ce que l’on sent, positivement ou négativement, ça n’a pas d’importance quand on reste présent.

La recette pour 2 personnes par ici  :

  • 1 mangue
  • 1/2 petit chou blanc
  • 1 poignée de goji
  • Quelques noix du Brésil
  • 2 figues séchées coupées en petits morceaux
  • 3 cuillères à Soupe de graines de sésames
  • 3 cuillères à soupe d’huile de sésame
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable
  • 2 cuillères à soupe de poudre de curry
  • Quelques feuilles de basilic ciselé
  • 1 pincée de sel

 

Commencez par mixer le chou blanc coupé en vulgaires morceaux jusqu’à obtenir de très petites granules. Le chou blanc doit ressembler à une graine de couscous.

Ensuite ajoutez le curry, les huiles, le sirop d’érable, les feuilles de basilic et mixez à nouveau. Une fois la couleur du chou devenu bien jaune , déposez le mélange dans un saladier  et laissez un trou au milieu pour y déposer la mangue.

Couper la mange en petit morceaux. Répartissez les deux tiers en fleur au milieu pour combler le trou et donner du joli volume à votre taboulé. Éparpillez le reste autour.

Ajoutez le reste des ingrédients et mélangez délicatement avec une fourchette, pour obtenir une salade pleine de couleur, à la fois croquante, douce, légèrement acidulée, et mémorable bien-sûr !

Bon appétit !

 

 

Tarte crue poire vanille et noix

Bonjour à tous,

En cette semaine d’été indien, j’avais envie de célébrer le retour des poires avec un dessert juteux, crémeux, croquant et délicieux à la fois

Après vous avoir familiarisé avec le rawcake, voici venu le temps des rires et des chants, dans l’île aux enfants c’est tous les jours le printemps de vous présenter sa cousine, la tarte crue, tout aussi charmeuse, généreuse et essentielle au plaisir de nos ventres gourmands.

La plus grande nuance entre une raw cake et une tarte crue (raw pie en anglais), au delà de leur apparence différente, c’est qu’il n’est pas forcément nécessaire de laisser une tarte crue reposer au congélateur.  Tout dépend de la texture recherchée de votre pâte et de votre crème.

Ici, par exemple, cette tarte aux poires vanille divinement sublimée par une crème de noix et une couche secrète de confiture crue à la framboise, a seulement reposé 2 heures au réfrigérateur. Juste le temps de durcir légèrement la crème, de laisser l’alchimie des différents ingrédients opérer, enrober le fruit d’une bonne dose de fraîcheur, tout en conservant le fondant de la pâte.

La pâte de base est composée de noisettes et de date..c’est ce qui la rend si fondante et irrésistible !

En médecine chinoise la poire est bénéfique aux poumons et à la sécheresse des liquides organiques à l’origine des toux, bronchites, constipations… Côté beauté on dit qu’en consommer régulièrement rend le teint vif, lumineux et les cheveux brillants 👩 ✨

En Chine son nectar est appelé « boisson de la douce rosée produite par le ciel » 🌈 waw …Si ça vend pas du rêve tout ça !

Passons à la recette de cette tarte pour 2 personnes.

Pour le matériel, j’utilise une tourte à charnière de 12 cm de diamètre. Vous pouvez réaliser cette recette avec 2 moules à tartelettes également, mais il faudra badigeonner le moule avec une huile.

Ingrédients : 

Pour la pâte de base aux noisettes : 

  • 1/2 verre de noisettes
  • 1/2 verre de dattes ramollies dans l’eau environ deux heures avant
  • 1 pinçée de sel
  • 3 cuillère à soupe de flocons de sarrasins

Pour la confiture crue de framboise : 

  • 3 cuillère à soupe de graines de chia
  • 1 poignée de framboises
  • 1 cuillère à café de nectar de coco (ou d’agave, ou sirop d’érable..)

Pour la crème  : 

  • 1/2 verre de noix de cajou trempées la veille dans un bol d’eau
  • 1 verre de noix trempées la veille dans un bol rempli d’eau
  • 1/3 verre de crème de coco
  • 1 cuillère à soupe de poudre de vanille

Garniture :

  • 1 poire williams coupée en fine lamelle
  • Poudre de vanille et poudre de cannelle

 

Pour faire la pâte de base, passez d’abord les noisettes au mixer, ensuite ajouter les dates et le reste des ingrédients. Vous devez obtenir une pâte bien molle avec des petits morceaux de noisettes qui donneront le croustillant.

Aplatissez la pâte au fond du moule en veillant à créer des rebords suffisamment hauts pour étaler la garniture.

Ensuite, pour la confiture crue, écrasez les framboises avec une fourchette sur vos graines de chia dans un bol . Ajoutez le sirop et mélangez bien pour que les graines de chia puissent gonfler et se ramollir légèrement au contact de l’eau des framboises.

Étalez avec une cuillère sur la pâte de basse comme sur la photo ci-dessous.

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Pour la crème, passez tous les ingrédients cités plus haut au mixer jusqu’à obtenir une crème bien onctueuse mais pas trop liquide. Étalez sur la pâte jusqu’à recouvrir toute la confiture.

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Il ne vous reste qu’à disposer vos tranches de poire sur le dessus et à saupoudrez de poudre de vanille et de cannelle.

Laissez reposer au réfrigérateur au moins 2 heures. Cette tarte ce conserve 4 à 6 jours au frais.

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Bonne dégustation !

 

 

Verrine d’avocat goji spiruline cardamome cacahuète

Bonjour à tous,

Je suis très heureuse de partager cette première recette de verrine gourmande avec vous.

Vous connaissez tous les verrines, ces petits formats de verres ronds ou carrés souvent présentés à l’apéritif qu’on avale tout crus (avec des ingrédients parfois cuits à l’intérieur quand même ! ).

Figurez-vous que j’en ai fais mon dada pour les en-cas, petits creux inattendu en fin d’après-midi, ou encore pour une petite envie de douceur et de légèreté sucrée (naturellement) en guise de dessert après le dîner.

Peut-être vous demandez-vous d’où m’est venue l’idée farfelue de faire un smoothie dans une verrine ? En fait, il faut juste prendre les choses à l’envers. Lorsque je prépare mon smoothie chaque matin, soit dans un bol, soit dans un grand pot en verre, souvent il me reste du rab, juste assez pour m’accorder un plaisir création et d’enfiler ce délice des yeux dans le réfrigérateur. C’est bien connu, tout ce qui est petit est  mignon, qui plus est très rapide à réaliser. Ce que je préfère, c’est justement m’affranchir de la première recette de mon smoothie en rajoutant deux ou trois ingrédients qui me passent par l’esprit (c’est souvent le corps qui les demande par besoin, ces ingrédients 😉 ), et me réserver la surprise de découvrir le résultat plus tard, au moment de ce fameux petit creux.

Cette verrine là, par exemple, est née de ce smoothie bowl ci-dessous :

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J’ai gardé la base, y compris les graines de chanvre et la cardamome, et j’ai remplaçé les noix et les figues par du goji et de la purée de cacahuète. Un petit tour de magie ultra simple, délicat, onctueux, légèrement croquant et acidulé, fondant en bouche et ô combien délicieux ! Côté santé, ce petit déjeuner et en-cas vous apportera beaucoup d’antioxidants, des protéines,  du fer, ce dernier fortement présent dans la spiruline, de la vitamine B9 dans l’avocat (très bon aussi pour la beauté de la peau), qui joue le rôle de coagulant et nettoie le sang, de la bétacarotène vitamine C et E pour l’énergie et pour la protection des yeux grâce au goji qui en possède en forte concentration, sans compter toutes les vertus de la cardamome qui fera l’objet d’un article à elle seule dans un prochain post. Retenez déjà que’elle jouera un rôle de stimulant (sans les mauvais côté de la caféine) ppour bien commencez la journée (ou la terminer en beauté).

Vous souhaitez tenter l’aventure ? Voilà la recette :

Pour un bol de smoothie base avocat spiruline + pudding de chia et son supplément pour la verrine : 

  • 3 cuillères à soupe de graines de chia trempées toute la nuit ou minimum 2 heures avant dans 1/2 verre de lait de coco (ou amande pour garder la texture onctueuse )
  • 1 cuillère à soupe de spiruline en poudre ( ou en paillettes réduites au mixeur)
  • 2 à 5 dattes selon le goût sucré désiré ( 2 me suffisent personnellement)
  • 2 avocats
  • 1 cuillère à soupe de purée de cacahuète
  • 1 grande poignée de goji
  • Du lait de coco épais ou de la crème de coco en boîte (on la trouve facilement dans les magasins bios)
  • Quelques graines de cardamome ou 1 cuillère à café de poudre de cardamome
  • 1 cuillère à café de vanille en poudre
  • Des graines de chanvre et de la cardamome entière pour la décoration

Commencez par ajouter 1/3 de la cuillère à café de spiruline dans le préparation du pudding de chia et mélangez bien avec une cuillère. Vous devriez obtenir une jolie couleur verte, légèrement plus claire que le mélange d’avocat.

Gardez les 2/3 pour le smoothie bowl, et déposez avec une petite cuillère le 1/3 restant du pudding de chia délicatement, au fond de la verrine, en prenant soin de ne pas toucher les bords.

Ajoutez les gojis au dessu du pudding de chia.

Mixez le reste des ingrédients au blender jusqu’à obtenir cette couleur vert chewing gum grâce à la spiruline. REmplissez votre bol et servez-vous du reste pour votre verrine en versant la préparation onctueuse au dessus des gojis. Terminer par déposer la purée de cacahuète au dessus et les éléments pour la déco. Et le tour est joué !

Votre verrine peut patienter bien sagement dans le réfrigérateur en attendant votre heure de délivrance !

Bonne dégustation !

« Agriculture Biologique », « Culture raisonnée », « conventionnelle », « locale », que choisir pour nos assiettes ?

Bonjour à tous,

Ces termes résonnent sûrement en vous, chers camarades terriens qui souhaitez de plus en plus vous nourrir d’aliments cultivés le plus sainement possible, par soucis de santé autant qu’éthique et environnemental.

Malheureusement, tant que des mesures politiques n’inverseront pas les tendances actuelles en matière de transparence, à savoir étiqueter les aliments traités avec des produits toxiques, et laisser sans étiquetage les produits cultivés biologiquement, il incombe à nous citoyens, de devenir de véritables acrobates en apprenant à jongler avec tous ces termes.

Combien d’entre vous appréciant tout comme moi faire leur course au marché, se sont déjà trouvé en face de ce cruel dilemme, trilemme voir quadrilemme qui va suivre ?

Envie de fraises, mais le marchand certifié AB n’en vend pas sur son étale,  en revanche le producteur local en face les vends pour un prix abordable, seulement il y a ce petit carton apposé devant la barquette oú l’on peut lire « Culture conventionnelle ».

Autre cas de figure, j’ai besoin de tomates, de céleri, de pomme de terre, de chou, de betteraves, de salades, ce que m’offre le stand certifié AB bondé de monde, ainsi que le petit producteur du coin, qui, lui, affiche « Culture raisonnée », avec l’avantage de la queue en moins à faire pour être servi.

Dois-je faire la queue et patienter gentiment avec bébé qui remue de plus en plus dans la poussette, ou opter pour le choix d’acheter chez ce producteur local, à l’air sincère et jovial au passage ?

Dernier cas possible, j’ai trouvé des fruits et des légumes empaquetés et certifiés AB au Leclerc, chez Carrefour,  chez Super U,qui, eux, sont ouverts tous les jours, à des heures avantageuses me permettant de faire les courses après le travail. Je suis également bien tentée d’aller faire mes achats dans un magasin bio, chez moi à la Biocoop, avec des prix encore plus avantageux si je côtise à l’année en tant qu’adhérant de la coopérative. Les horaires restent cependant moins flexibles qu’à l’hypermarché, mais l’ambiance est sympa, et les produits en vracs me font faire des économies d’emballage. Dois-je  encore privilégier l’avantage horaire à d’autres critè
res de sélection ?

Justement quels sont les critères que j’ai tout intérêt de privilégier, en tant que consommateur, et dans l’idéal consomm’acteur responsable ?

Comment choisir mes fruits et légumes en fonction de leur potentiel vital, leur mode d’agriculture, et m’assurer de repartir avec un panier frais rempli de vitamines, de belles couleurs, sans colorants, sans pesticides préjudiciables à ma santé et destructeurs pour les sols ?

Pour m’être posée ces questions une quantité de fois, ayant testé toutes les options citées plus haut, j’ai compris certaines règles qui permettent de résoudre ces équations en sortant gagnant à tous les niveaux 😄

Voilà quelques pistes pour vous aider à faire ces choix en pleine, et bonne conscience : 

  • Tout d’abord, mieux vaut IMG_20160814_121113se fier aux apparences.

Attachez vous aux apparences des fruits et des légumes présents sur les étales. Leur couleur paraît-elle fade ? artificielle ? leur forme est-elle trop parfaite ? Sachez écouter aussi votre intuition devant un stand de fruits et légumes. Plus vous mangerez sainement et vivant, plus votre corps vibrera harmonieusement en face de ces aliments qui lui ressemblent. Croyez bien que si vous partez à la quête du meilleur pour votre corps et celui de vos proches, vous vous tromperez difficilement dans vos choix. Au contraire, vous sentirez comme des fausses notes en face d’aliments dénaturés par des pesticides, issus d’une agriculture intensive et souvent achetée chez des grossistes.

  • Ne pas hésiter à faire le choix du local et des petits producteurs non certifiés AB, sous certaines conditions. 

Beaucoup de producteurs locaux ne traitent pas leur culture, sans avoir pour autant les moyens ou l’envie d’être certifiés AB. Leur amour du terroir et de l’agriculture en harmonie avec le vivant n’en sont pourtant pas moins présents. Posez donc directement  la question au producteur si ces abricots sont traités, ou sur ce qu’il entend par culture « raisonnée ».

  • Choisissez le système des AMAP

Cette optiodes-supers-maraichers-pas-des-supermarchesn est pratique pour ceux qui ne parviennent pas à trouver le temps d’aller au marché ou qui n’ont pas de Biocoop dans leur secteur. Chaque semaine, un panier  garni de fruits et légumes locaux et de saison vous est livré à domicile ou dans un point relais. Certes, le plaisir d’aller à la « chasse » aux provisions (renvoyant à la mémoire inconsciente du temps où l’homme était chasseur-cueilleur ) est sacrifié, mais la solidarité en faveur des producteurs locaux est renforçé, le gage de fraîcheur est préservé, et donc la qualité

Enfin, tous les produits certifiés AB ne se valent pas en terme de fraîcheur, d’éthique environnementale et humaine. De plus certains fruits et légumes certifiés AB affichent parfois (souvent au supermarché) des provenances lointaines -Espagne,  Allemagne, Italie, Tunisie etc etc – qui comportent plusieurs désavantages tant pour l’environnement que pour la santé.

En effet, un fruit qui a voyagé longtemps, ayant subi des secousses, des variations de température, a perdu de sa fraîcheur, de son « jing » comme on dit en médecine chinoise pour évoquer l’essence vitale d’un aliment ou d’un êimg_20160909_122209tre humain. Cette fraîcheur qui impacte aussi sur le goût originel de l’aliment, fortement altéré ou carrément perdu.. L’idéal, dans un monde merveilleux, serait de cueillir nos propres fruits et légumes et de les consommer assez rapidement. Un monde merveilleux pas si utopique, puisque de plus en plus d’initiatives éco-solidaires fleurissent un peu partout en France, comme Les incroyables comestibles qui proposent de la nourriture à semer, cultiver et partager avec un objectif précis à l’horizon : atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici 2018.

Puisque nous n’avons pas tous la chance de vivre dans des villes branchées écologie, ou encore de posséder un jardin à soi, le choix du local s’impose alors.

Non seulement nous sommes gagnant en goût, mais nous réduisons le coût de l’emprunte carbone en privilégiant les circuits-courts, sachant que les transports sont la cause principale de la pollution environnementale. De plus, on renforce l’économie locale en privilégiant le petit producteur, cela créé du lien social, et l’on se sent comme acteur du bien vivre ensemble de notre ville. Croyez-moi, tous ces petits détails font une énorme différence dans l’assiette et dans l’estomac qui avale aussi de l’information transmise à l’intestin notre deuxième cerveau, très lié aux émotions. Ce d
euxième cerveau est si important, que nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article ! 

Pour résumer, toutes les agricultures biologiques ne se valent pas. Privilégiez les coopératives de petits producteurs plutôt qu’une agriculture biologique qui serait intensive et ressemblerait à certaines méthodes de l’agriculture conventionnelle basées uniquement sur le profit ( Pour plus d’information sur le sujet : agriculture biologique VS agriculture conventionnelle ).

Évitez le plus possibles les hypermarchés, et si vous décidez de vous approvisionner au marché, n’hésitez pas à opter pour les producteurs locaux pas forcément certifiés AB ou pratiquant une agriculture raisonnée en misant sur la confiance. Enfin, évitez de choisir des aliments qui ont subit le « poids lourd » et dévitalisant du voyage. Consommez au plus vite les aliments fraîchement cueillis, ou coupés, afin de profiter de toute leurs vertus.

Bonnes courses !

Raw Cake grenade et citron vert

Bonjour à tous !

Après vous avoir vanté dans un précédent article ( Toutes les bonnes raisons d’adopter la Raw Cake attitude ), les nombreux mérites du Raw Cake en tant que plaisir gourmand et inégalable à d’autres pâtisseries en terme d’avantages nutritifs pour la santé, voilà l’occasion de vous démontrer que ce petit bijou sur la photo, non seulement se mange facilement, mais n’est pas si compliqué à réaliser ! Je dirai qu’il demande un peu d’organisation, notamment pour les ingrédients à faire tremper dans l’eau la veille.

Il est bien-sûr Vegan et sans gluten !

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Précisons que le bouton de rose ajouté par mes soins au dessus de ce dessert, n’est pas comestible. Il a tout de même son importance selon moi. Ne dit-on pas que l’on se nourrit d’abord avec les yeux ? Je crois tellement à cette phrase, si bénine, en apparence justement. Privilégier la qualité à la quantité en terme d’alimentation, c’est aussi valable en terme de beauté. Cette expérience esthétique du beau, ayant le pouvoir de rassasier tant l’estomac que l’âme, en quête de cette beauté. Accessibles à chacun, en cuisine aussi, car elle repose au coeur des petits détails qui parfont un quotidien et lui donne plus de sens. Au delà de la dimension esthétique, soulignons aussi  l’importance des couleurs pour la santé . Connaissez-vous la chroma-thérapie ? J’ai découvert cette discipline classée parmi les médecines douces il y a quelques années, en plein hiver, alors que les couleurs d’automne laissaient place au gris pesant, au noir écrasant d’une nuit bien vite arrivée, et parfois au blanc, si la chance de voir nos villes polluées recouvertes de neige est de notre côté. La chroma-thérapie utilise justement l’énergie des couleurs, susceptibles de fortement nous manquer au point de nous conduire à la dépression,à la fatigue et à toutes sortes de maladies chroniques. Chaque couleur possède une longueur d’onde particulière, en mesure de parler, d’influencer notre organisme. Je vous laisse soin de pousser vos recherches sur internet si le sujet vous intéresse. Ce que nous retiendrons ici, c’est plutôt comment le rouge passionné de la grenade et la fraîcheur du citron Vert, cuisinés sous diverses formes, en crème devenu violets ou restés à l’état bruts, sont capables de parler à notre corps directement, de le combler avant même d’avoir dégusté leurs saveur.

N’hésitez pas à décorez vos plats avec des fleurs, des feuilles ramassées dehors, selon votre inspiration du moment, car votre inspiration correspond justement bien souvent à vos besoins.

Passons maintenant au vif du sujet, la recette !

Les ustensiles nécessaires à l’élaboration du Raw Cake : 

  • Un emporte pièce d’un diamètre de 10 cm., pour donner la forme ronde au dessert.
  • Un petit mixeur pour la pâte de base.
  • Un blender pour les couches du dessus si vous désirez une texture très lisse, sinon le mixeur peut suffire si vous ne possédez pas de blender, il faudra juste mixer un peu plus longtemps.

Pour la pâte de base : 

  • Un grosse poignée de noix et de noisettes trempées la veille (ou minimum 4 heures avant dans un bol d’eau )
  • 6 dates
  • 3 cuillères à soupes de flocons de sarrasins ( facile à trouver dans les magasins bios)
  • 1 pincée de l’Himalaya rose (sinon celui que vous avez sous la main ! )
  • 1 cuillère à café de poudre de vanille

Commencez par passer le mélange de noix au mixer, une fois hachées grossièrement, ajoutez les dattes dénoyautées, puis le reste des ingrédient. Vous devez obtenir une pâte collante aux doigts. Placer une feuille de papier cuisson sur une petite assiette plate . Posez l’emporte pièce dessus.  Déposez maintenant la pâte au fond de l’emporte pièce, veillez à l’applatir de manière égale afin d’obtenir un joli résultat une fois démoulé. MAintenant vous pouvez la placer au congèlateur pendant l’élaboration de vos deux couches supérieures.

Pour les couches supérieures :

  • 1 grenade
  • 2 citrons verts
  • Le zeste d’un citron vert
  • 3 poignées de noix de cajou trempées la veille dans un grand bol d’eau.
  • 1 Cuillère à Soupe de sirop de riz (ou d’agave)
  • 1 cuillère à soupe d’arôme vanille ( préférable à la poudre car les pigments noirs assombriraient la couleur blanche de la couche citron)
  • 2 Cuillère à soupe d’huile de coco
  • 1/2 verre de lait de coco

1 ère étape : 

Ajoutez dans le blender les noix de cajou, le sirop de riz, l’huile de coco, l’arome vanille et le lait de coco. Mixez jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse et lisse.

Séparez le mélange en deux proportions égale, réservez l’une des deux  dans un bol et laissez l’autre dans le blender.

Pour la couche violette à la grenade : 

Mixez les 2/3 de pépins de grenades avec la crème de cajou, et vous obtiendrai une belle couleur violette comme sur la photo. Une fois bien lisse, déposez la crème sur la pâte de base qui reposait au congélateur

Replacez au congélateur 30 minute, le temps que la première couche durcisse, pour déposer la deuxième et troisième couche sans qu’elle se mélange à la première.

En attendant, passons à la couche de citron vert : 

Rincez votre blender, déposez la crème réservée dans le bol auparavant.

Ajoutez le jus des deux citrons verts. Mixez.

Ajoutez ensuite la moitié du zeste de citron vert, et gardez l’autre moitié pour la décoration.

Une fois que la première couche violette vous paraît assez solide, déposer le 1/3 restant des billes de grenades le plus près du bord. Versez ensuite la couche de citron par dessus jusqu’à remplir entièrement l’emporte pièce.

Voilà ! c’est presque fini. Reste à laisser reposer ce bijou au congélateur pour 1 heure minimum. Vous pouvez le laisser la nuit, la semaine, et le sortir du freezer quand vous voudrez !

Une fois sorti dehors, laissez décongeler 30 minutes, assez, mais pas trop, pour être en mesure de détacher votre dessert de son moule sans le déformer . Décorez avec le reste  du zeste, quelques billes de grenades, et pourquoi pas, une fleur à votre image ! Laissez bien décongeler 30 minutes à l’air, sinon encore 5 heures au réfrigérateur.

Voilà, votre raw cake et près ! Félicitations ! Il se conserve au frigo pendant 3 jours, mais encore faut-il résister à ne pas tout engloutir du premier coup, tellement ce dessert est délicieux et léger à la digestion !

Bonne dégustation !