Où manger Vegan à Venise et Milan

Hello tout le monde !

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Peut-on trouver des restaurants qui proposent des plats et desserts végétaliens ( allez, sans gluten aussi, soyons ambitieux ! )absolument délicieux, sans trop pagayer,   dans le pays où la mozza di Buffala, les pastas et la pizza sont une institution ?

Je reviens d’un petit séjour en Vénétie avec un bref passage à Milan, et je suis heureuse de vous annoncer que c’est possible !! 🥳😋

Attention, je ne parle pas ici de se contenter d’une assiette de « verdure grigliate » ou de 3 tomates et une poignée de roquette dans un restaurant Italien classique pour faire plaisir aux copains qui ne sont pas aussi compliqués que vous alimentairement parlant. Durant ce voyage, cela m’est d’ailleurs arrivé de suivre le mouvement de mes acolytes sans trop chercher le chemin d’adresses « vegan friendly » le premier jour. J’étais si captivée à prendre des photos à chaque coin de rue, que j’en oubliais d’avoir faim , jusqu’au moment où les autres commençaient à crier famine. On s’est donc arrêté dans un restaurant Italien non loin de la piazza San Marco, et c’était assez frustrant de manger de la courgette grillée et des aubergines fades et dévitalisées. J’aurais pu commander des spaghettis à la sauce tomate et au basilic me direz-vous, mais mon plaisir toujours grandissant de manger vivant ( cru ou complet au moins ), mon inconfort digestif face au blé moderne ( fameux gluten qui te colle aux paroies intestinales pendant 3 jours et te rend flagada) m’ont conduit à écarter cette option. J’avais aussi envie de rester légère afin d’apprécier la beauté de ce voyage avec mes 5 sens au Top de leur sensibilité, tout mon corps et toute mon âme disposés à profiter de l’instant présent, sans énergie accaparée par une lourde digestion. Vous savez peut-être déjà qu’il existe de plus en plus de restaurants proposant des pizzas au blé ancien, ou au levain naturellement fermenté, ou carrément des pizzas sans gluten en Italie. Tout ne se vaut pas, je me rappelle d’une pizza senza glutine commandée à Firenze il y a quelques années.. Tout le monde avait des pizzas de 20 cm de diamètre bien moelleuses, et j’avais l’impression d’avoir une pizza pour enfant toute dure devant moi ! Conclusion, pour le gluten free, c’est vous et votre chance !

Les personnes qui m’accompagnaient dans ce voyage étaient végétariennes (dont  mon petit garçon ) et flexitariennes. Ce fut donc assez facile d’imposer mes propositions de restaurants veggie friendly la plupart du temps .

Petite confession : La seule fois où j’ai mangé végétarien c’était le dernier jour à Milan chez Napiz, une des meilleures pizzerias de la ville , pizza caprese avec un dessert chocolaté au mascarpone . Une fois mis les pieds dedans, c’était fichu. Les pizzas qui passaient sous notre nez ressemblaient à des œuvres d’art. La charge émotionnelle liée à la frustration de ne pas tester ce qui serait peut-être la meilleure expérience gustative pizzeriale (ce mot n’existe sans doute pas ) de ma vie était trop intense. J’ai mis mon cerveau en mode refoulement/dissonance cognitive, pour ne pas penser à tout ce qui sous tend la consommation de mozzarella et plus généralement de produits laitiers pour les veaux et les vaches, maman et Baby séparés quelques jours après leur naissance, instrumentalisés pour générer les montées de lait à la mère.. mais je l’ai regretté après coup et c’est une belle leçon pour moi. Quelle mère humaine allaitante, accepterait qu’une race supérieure à elle vienne lui prendre son enfant pour le simple plaisir de boire le lait destiné originellement à nourrir son bébé, et d’en faire commerce avec ?

J’apprends à me connaître, et prends conscience que mon côté épicurien et gourmand a désormais besoin d’être complètement aligné avec mes convictions éthiques profondes. 5 ans de Végétalisme avec, je dirais, 15 % d’exceptions végétariennes semblent avoir reprogrammé les goûts de mon corps, et les petits écarts fromagers qui ont toujours eu lieu au restaurant par faute de choix ou par craquage, deviennent vides de sens et de plus en plus inconfortables physiquement et moralement pour moi.

Bilan tiré de cette pizza monstrueusement bonne (et monstrueuse tout court) :

1 heure Max de plaisir gustatif, pour tout le mal cautionné derrière, ça ne me convient plus. Et puis il y a une spirale vertueuse dans le fait d’arrêter pour de bon les produits laitiers animaux ..gain de santé et de vitalité ( Pas encore informé sur les problèmes liés à la consommation de lait de vache ? Cliquez sur cette Vidéo du cancérologue Monsieur Joyeux pour en savoir plus sur le sujet    ,  ) beauté de la peau car moins de toxines à évacuer, bénéfices écologiques … Mais encore une fois, chacun son chemin de vie, j’écris cet article pour vous proposer des alternatives, quelques soient vos motivations, vos convictions et les raisons pour lesquelles vous souhaitez tester ces bonne adresses ( curiosité épicurienne, mode de vie healthy, éthique animale , convictions écologiques, problèmes de santé ), sans négliger de vous exprimer mon cheminement de pensée et d’action ( le bonheur vient vraiment quand paroles et actes sont 100 % alignés ) , ses errances et ses rectifications.

Vous vous demandez peut-être alors, pour les œufs , qu’en est-il ? Depuis ma grossesse mon corps n’a plus du tout de plaisir à manger de l’œuf, je pense qu’il y a un lien avec la maternité bien que tous les œufs ne soient pas fécondés. La protéine de l’œuf est assez complexe pour le système digestif humain, je pense que c’est aussi un facteur de rejet naturel. En revanche j’invite ceux qui ont une maison et un peu de terrain à adopter des poules issues d’élevage et souvent mal en point à leur sortie , vous pouvez leur offrir une renaissance et créer de beaux liens avec ces cocottes ! Non seulement c’est mignon et intelligent contrairement à ce qu’on nous a inculqué comme préjugé, et en plus elles peuvent se régaler avec les restes de votre compost.

Pour adopter les poulettes, évitez les magasins de jardinages & bricolages, car vous maintenez le cercle vicieux du commerce et de l’exploitation de vies animales. Vous pouvez vous tourner vers des associations telles que DXE France https://dxefrance.fr/ ou regarder sur leboncoin, il arrive que des personnes donnent des poules .

Pour aller plus loin sur l’adoption de poules voici la vidéo d’une militante vegane et sa chaîne YouTube « La petite Okara » que je suis sur Instagram : https://youtu.be/yJG8KYqAaKU

Elle est très engagée pour la cause animale, très yang dans son énergie je dirais même ..certaines recettes de cuisine proposées sur sa chaîne Youtube sont très bonnes ( la galette des rois est top ! ), un vrai plus pour les personnes en transition vers le végétalisme qui ont envie de similis ( textures végétales qui rappellent la viande), de plats traditionnels revisités ou simplement pour épater leur copains omnivores invités à dîner.

Je resterai donc attachée dans cet article à vous proposer des adresses gourmandes en Italie (j’ai même trouvé de la pâtisserie crue hi hi ), tout en gardant le juste milieu entre alimentation saine, naturelle, vivante (essentielle à notre pleine santé ) et bonne bouffe mal bouffe vegane qu’on aime consommer de temps à autre ( oui il va y’avoir du burger de ouf dans l’air 😱) !

C’est parti, on commence par Venise avec 2 adresses coup de coeur :

LA TECIA VEGANA

 

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Direction le quartier San Marta, arrêt « San Marta » en vaporetto. Une partie de Venise très habitée par les vénitiens , loin du brouhaha touristique, et en même temps pas si loin. J’ai bien apprécié regarder des jeunes garçons jouer au football dans le terrain de foot du quartier en sortant du restaurant. A l’italienne , molto théâtral ☺️🤗

Le Restaurant est situé à moins de 10 minutes de l’arrêt en bateau bus.

L’accueil y est doux et attentionné, nous n’avons croisé que des vénitiens dedans, pas de touristes sauf nous ce soir là.

Sur la carte vous trouverez énormément de choix de plats , allant de l’oriental plus courant ( houmous, falafels , moussaka, salade russe ) , aux plats africains ( le maffé 😍), jusqu’aux spécialités vénitiennes et italiennes revisitées …… Les jus à l’extracteur étaient de la partie également , ainsi que les desserts italiens ( tiramisu) et et et…les rawcakes, ma spécialité  !

Voilà un aperçu de la carte :

On avait un peu envie de tout prendre, mais on s’est contenté de 3 plats et 4 desserts 😋

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Le steak de lentilles était bon, mais rien d’extraordinaire. Je pense qu’une petite chapelure à base de biscottes de sarrasin ainsi qu’un tofumé mixé avec les lentilles auraient rendu le tout plus gourmand avec un effet steak tendre et croustillant garanti. La sauce tomate qui accompagnait le tout était démente en revanche ..une vraie sauce italienne comme ils savent les faire mieux que quiconque, avec des ingrédients de qualités, de la tomate local et du basilic bien frais.

Les ravioles au fromage végétal étaient très gourmandes, avec gluten. J’ai bien reconnu le petit goût fromageux imité avec la levure maltée, et l’oléagineux utilisé était sans aucun doute de l’amande ( on peut le fabriquer à base de cajou aussi ). La texture était très ressemblante à la farce d’une viande .

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Le mafé était mon plat préféré ( on s’est partagé les assiettes biensûr ! ) . Il était cuisiné avec du tempeh, et la sauce à base de cacahuète était délicieuse, fondante à souhait !

C’est quand même avec les desserts que je me suis le plus régalée !

Côté rawcake, mention ++++ pour celui à la pistache . Nous en avons pris X 2 ! Avec une note de fleur d’oranger ça aurait été l’apothéose.. Celui au cacao et à la fraise était bon, mais la fraise faisait trop tagada pour ma part. Ça manquait d’une pointe d’acidité donnée par le fruit pour contrebalancer la légère amertume du chocolat . Pour rappel, on l’appelle rawcake parce que les aliments sont bruts ( raw en anglais) , ici des oléagineux, et ils ont juste été mixés, avec de la datte par exemple . Vous avez peut-être remarqué que mes rawcakes sont souvent faits avec une pâte de base d’oléagineux, et que j’aime ensuite y ajouter une crème de fruits mixés ou de super aliments comme le cacao cru ou les baies d’acaï par exemple. Pour ces rawcakes de la Tecia Vegana,  ce n’était pas le cas, mais c’était bon quand même !

Enfin le crumble fraise rhubarbe, un bon classique ..à tomber 😍 chantilly extraordinaire, duo fraise rhubarbe un peu tièdes couplées au petit croquant de la farine et des noisettes ..tellement parfait !

Celui là je ne l’ai même pas partagé, c’es mon côté Joey ( les fans de la série friends me comprendront ) 🤗

J’aurais bien goûté le tiramisu par curiosité, histoire de voir ce que donnait leur mascarpone vegan, mais je n’avais plus de place dans mon bidou 😅🤣

Bref, un très bon moment dans un quartier moins connu de Venise. Nous avons même sympathisé avec une famille vénitienne derrière nous, l’ambiance était chaleureuse et la digestion légère même si les plats étaient consistants !!

Je n’ai pas mangé le riz personnellement , c’est peut-être aussi ce qui a rendu ce dîner dégustation parfait 🙂

Engagements écologiques, éthiques se lisent sur tous les murs avec des photos et citations de célébrités végéta*iennes et une bibliothèque à disposition . Il y a même des jolies photos d’oeuvres d’artistes engagés autour de la cause animale, tout le monde y met la main à la patte (pâte )  😉

 

                                                              GAM GAM

Maintenant je vous emmène chez Gam Gam, dans le Ghetto de Venise, quartier juif très charmant par ailleurs . Ce n’est pas un restaurant vegan, mais il y a dans ce type de cuisine proche orientale, beaucoup de plats végétaliens. Les serveurs étaient adorables , la qualité des ingrédients exceptionnelle, la finition des plats très artistique.

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Houmous complètement dingo visuellement , et gastronomiquement parlant aussi ! Voyez-vous un arbre ou un poisson ?

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Meilleur falafel de ma vie ..c’est peu de le dire ..bien moelleux à l’intérieur, croustillant sur le dessus et pas sec du tout ! il n’était pas sans me rappeler ceux que j’avais goûté à Naplouse en Palestine 7 ans plus tôt. Culture culinaire commune, terre commune, espérons qu’un jour ce qui rassemble prenne le dessus sur les différences et les volontés impérialistes . Sujet à part, mais des plus importants pour mes frères humains en climat de conflit permanent là-bas, j’ai confiance dans les nouvelles générations. J’ai vu des israéliens et des palestiniens militer dans la rue ensemble à Jérusalem, pour la paix et le partage équitable des terres, mais ce genre de manifestations pacifistes et unificatrices n’intéressent pas les médias . A la fin, l’amour gagne toujours. Cette étincelle est plus puissante que le feu des armes et peut faire sauter n’importe quelle barrière, quand elle est maintenue et entretenue par des cœurs sincères, même s’ils sont moins nombreux .

Le Houmous aux champignons, je ne connaissais pas , eh bien à refaire dans ma cuisine !!

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Les cœurs d’artichaut n’avaient rien de transcendant . Si la sauce tomate avait été plus relevée je pense que ça changeait la donne.

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Le mutabal à base d’aubergines grillés au four était si onctueux , tout le monde se l’arrachait à table.

Enfin pas de dessert, mais une tisane extra menthe verte , supra gingembre et citron frais 🤩 très originale, rafraîchissante et précieuse alliée du système digestif :

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Bref, si vous voulez manger des mezze ( en France c’est souvent au restaurant libanais), foncez là-bas, la vue sur le canal de Venise depuis le restaurant reflète harmonieusement le charme des légumes Méditerranéens présent dans nos assiettes.

Voilà qui est dit pour Venise ! vous avez déjà l’embarras du choix 😉

FLOWER BURGER ❤️

Passons maintenant à mon gros coup de cœur à Milan..de la bonne healthy junk food vegane comme on l’apprécie de temps en temps .

Welcome to Flower Burger, viale Vittorio Veneto 🤗 ce restaurant est une franchise, il en existe à Rome , Palerme, Bergame, Rimini, Vérone, et Rotterdam également !! On est loin de l’ambiance Mac Donald hein 😉

Je ne sais pas si c’était l’effet Milan ville de la mode, mais on comptait les belles gosses et beaux gosses à la pelle à chaque mètre carré 😱

Allez je vous emmène aux pays des Burgers remplis de couleurs vitaminées :

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Vous aurez l’embarras du choix en saveur et tout un arc en ciel de pain à Burger coloré naturellement selon votre humeur. Le Spicy Cecio pour ceux qui aiment la cuisine épicée, le Cheesy cecio avec deux fois plus de fromage végétal , le Cherry bomber tout rose, que nous avons pris en double : steak de lentilles & riz , tomates confites, sauce cocktail , fromage fondant chedar incroyable, salade verte, pousses de soja .. une explosion de saveur et de textures en bouche !

Nous avons également testé l’Oceano, dont le bleu est obtenu grâce à la spiruline ( qu’on ne sent pas au goût par ailleurs ) . Le steak est à base de quinoa, très croustillant, miaaam ! On apprécie le guacamole et la tomate fraîche avec la sauce « beach » aux notes mexicaines , ça donne un vent de fraîcheur et surtout ça rend le Burger moins sec que les lentilles couplées au pain.

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Côté accompagnement vous aurez le choix entre des potatoes, des patatas bravas, ou des fèves de soja edamame.

Je n’ai pas exploré les desserts, mais le salami de chocolat était très tentant !

De toute façon je me suis promise de revenir TOUS les tester d’ici les 5 prochaines années..ça laisse de la marge de manœuvre 😛

J’espère que mon petit city guide vegan ( non exhaustif et rempli de détours, comme d’habitude 😴) au Pays de la Dolce Vita vous a plu et donné l’envie de vous aventurer dans ces lieux.

Il existe beaucoup d’autres lieux avec une cuisine 100% végétale à Milan ( même raw, bio vegan tendance gastro ), plus qu’ à Venise où le seul restaurant vegan présent est la TECIA vegana.

A soutenir donc..même si cela demande de sortir des sentiers battus, car c’est courageux !

A bientôt 😘

 

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Merci le Petit Futé

Bonsoir tout le Monde !

Pour celles et ceux qui ont lu mon précédent article de blog sur la question du gluten, vous avez également pu lire mon sérieux détour sur l’aventure du restaurant, et le petit bilan que j’en faisais après bientôt 1 an d’activité. Je voulais partager cette bonne surprise avec vous, et en profiter pour remercier officiellement le Petit Futé ( super futé le coquin ..il passe manger incognito et écrit ensuite son petit article sans prévenir 😎 ) pour cet article .

Ça fait tout drôle d’apprendre par un client amateur du Petit Futé, que votre restaurant est classé Millésime 2018, l’équivalent des coups de cœurs du guide des restaurants.

Mais c’est surtout le contenu qui est tout mignon :

Avec ou sans label, je continue d’aimer de plus en plus ma vie de créatrice culinaire et restauratrice. J’aime le contacts tissés avec mes visiteurs réguliers ou passagers, l’ambiance cool at home du restaurant qui donne l’impression de venir manger chez une amie, me dit-on souvent . J’adore entendre mes hôtes rire à tue-tête comme des enfants à la fin de leur repas, ou me charier sur mes musiques un peut Kitch parfois 😛 C’est aussi signe d’une joie et d’une ôde au naturel présentes et communicatives dans ma cuisine, ces rires lâchés sans retenue. L’authenticité prend le dessus sur le masque social. Comme dirait un ami à moi : Être ou ne pas hêtre en somme.

Tout récemment j’ai fais le choix pas évident de dire au revoir à certains engagements annexes auxquels je faisais allusion dans le précédent article, pour m’investir davantage dans cet Univers de la cuisine végétale, de la santé, du bien-être . Une écologie au sens large du terme et non restreinte à des carcans institutionnels, politiques et donc générateur de division plutôt que d’unification. Résister c’est créer , disait Stéphane Hessel. J’ai compris ( je m’en doutais un peu mais je devais passer par l’expérience de son contraire ) que créer positivement a beaucoup plus d’impact que militer pour de grandes causes en dénonçant le négatif et en écrasant forcément le bourreau sans toujours balayer sur son pallier ou voir à travers l’expression d’un militantisme « anti », son mal-être intérieur ou son obsession du pouvoir . On rencontre toujours quelques belles personnes qui on gardé aussi cette innocence au bout du fusil, mais quel épuisement pour si peu de résultat et beaucoup d’illusion tout de même .

Je n’ai plus l’envie ni la force de donner de l’importance aux choses négatives pour les faire grandir et les aider à continuer d’exister . Surtout que lorsqu’on rentre dans ce jeu là avec beaucoup de naïveté, on peut vite être déçus des moyens utilisés pour accéder au « pouvoir de changer les choses » .

D’ailleurs ces choses négatives, je ne les vois plus vraiment, j’agis chaque jour en cohérence avec mon idéal de vie, en veillant à mes pensées qui sont créatrices , et c’est ce même idéal et ces pensées qui deviennent une réalité avec des gens branchés sur la même fréquence, ou en cours de branchement, ou en quête de cette fréquence ( vous captez ?).

D’autant plus qu’en étant un peu honnête avec soi-même, on se rend vite compte qu’il y a des chemins plus rapides et plus authentiques pour aider les gens à être vraiment heureux .

Je reviendrai sur ce sujet un jour dans un contexte plus large de la question du vrai pouvoir et du bonheur , car il est la clef d’accès à des sociétés plus harmonieuses .

A noter que l’espace méditation mentionné par le petit Futé est un vrai champ de bataille à jouets pour enfant en ce moment . Comme je l’avais évoqué dans l’article précédent , l’accent sur le Yoga et les activités bien-être va être intensifié avant 2019. Ça promet de belles aventures !

MAMA Vegahome va se condenser avec une nouvelle gamme de produits cosmétiques et produits d’hygiènes artisanaux, bio, vegan et français (Ils sont merveilleux, j’ai hâte de les recevoir et de vous les faire découvrir ❤️), pour laisser place à davantage de tables pour la restauration et le salon de thé .

Voilà mes amis lecteurs, vous savez tout ou presque 😉 merci pour vos encouragements, pour votre confiance, pour vos sourires … que l’aventure culinaire et zenifiante continue de plus belle ! ✨🌈☀️

Gluten : Faut-il en faire tout un plat ?

Hello les amis !

Je suis de retour sur le blog, après quelques mois d’absence. Temps consacré en grande partie au lancement de mon restaurant et à des engagements annexes.

Fin Novembre, cela fera déjà 1 an que j’ai plongé dans cette aventure humaine et entrepreunariale.

Pour tout vous avouer, je n’ai jamais aimé ce mot « entreprise », lui préférant le lâcher prise 😝 j’aime d’avantage l’idée que toute personne qui crée à partir de sa sensibilité est un artisan de l’harmonie, un artiste dans l’âme pour peu qu’il utilise son talent et ses capacités au service direct, ou indirect des autres. Quand je parle création, c’est au sens large du terme, et pas forcément palpable à travers un produit. La parole est créativité aussi..certains professeurs sont des artistes et génie dans leur façon de rendre un cours vivant, de marquer des élèves jusqu’à la fin de leurs jours .

Mais il faut tout de même appeler un chat un chat, une casserole une casserole si vous préférez 😊 Dans une économie classique, rendre un service par le biais d’un métier de passion, aussi bien intentionné et porteur d’un idéal soit-il, quand il est répété tous les jours, sans compter ses heures, qu’il nécessite de payer des charges fixes ( loyer, employé, électricité, prêt à rembourser ), il est plus qu’un don de soi. Il devient nécessairement un gagne pain, avec une responsabilité de « rentabilité » afin de pouvoir dépasser la contrainte économique en assurant sa pérennité et atteindre au mieux cet idéal plus grand au service du bien commun.

C’est ma tendance philanthropique qui a sérieusement pris un coup au fil des mois. Au bout de quelques temps, quand j’ai constaté que la trésorerie ne grimpait pas beaucoup malgré les midi bien remplis et le succès des lunchbox à emporter , il a fallu que j’estime le prix de mes plats à la hauteur du temps passé pour les concocter, des charges fixes et de l’argent dépensé dans les matières premières. C’est ainsi qu’on découvre les compromis avec la cuisine healthy , vegan, bio, les avantages et le coût d’un emplacement en plein centre historique de Belfort. C’est vrai, la cuisine végétale, dès qu’elle est créative n’est pas accessible à tout le monde, surtout en pâtisserie crue ! Le prix d’1 part de rawcake magique et mémorable = le prix d’ 1 paquet de cigarette , faites vos choix 🤨

En effet, utiliser des noix de cajou et des bons ingrédients tels que huile de coco, crème de coco, sucre de coco, sirop d’érable, dattes, abricots secs par exemple, c’est que ça coûte objectivement plus cher que de réaliser une crème brûlée avec de l’œuf, du lait de vache, du beurre et du sucre. Pourtant les prix de ces desserts traditionnels présents dans certains restaurant alentours varient de 7 à 9 euros.

Attention ⚠️ Je ne dis pas cela dans le but de me placer en concurrence, car il y a assez de bonheur pour tout le monde, nous sommes tous uniques avec notre univers intérieur à manifester à l’extérieur sous la forme qu’on souhaite, dans le métier ou l’activité qui nous fait vibrer le plus, si possible. Dans un monde encore régit par l’argent en tant qu’énergie de circulation – bien que la valeur d’une action faite avec le cœur n’ait pas de prix – nous sommes tout de même contraints d’estimer nos produits à leur juste prix, et encore moins de les sous-estimer .

Les aspects vitalité, santé, éthique et plaisir dans ma cuisine étant désormais alignés à des prix cohérents et viables sur le long terme, je peux de nouveau créer dans un sentiment d’harmonie et de partage en faisant plaisir à ma comptable .

Mon restaurant reste donc accessible aux petites bourses ( entrée à 6 euros , plat à 14 Euros, dessert à 7 euros / 30 centimes moins cher dans les lunchbox à emporter ). Le Menu complet à 25 euros reste un coût qu’on ne peut s’accorder tous les jours, je le conçois .

En tout cas je suis très heureuse de constater que mes hôtes fidèles ont compris la démarche de rééquilibrage, m’encouragent encore et sont toujours aussi friands de me rendre visite.

Les nouveaux visages ne cessent d’apparaitre, ils découvrent seulement l’existence de MAMA Vegamiam après 1 an. Il faut dire qu’en adoratrice du marketing que je suis, je n’ai évidement jamais fais de flyers, préférant le bouche à oreille et le hasard d’un passage à la vieille ville, correspondant par magie à mes horaires d’ouverture ( 12h-16h45) 😁

C’est en tout cas, super motivant de toucher une jeunesse en quête de sens (plaisir, santé et éthique ) dans sa manière de consommer . Les mamans qui viennent se restaurer, prendre le goûter, allaiter leur nouveau-né restent mes chouchoutes, car elles incarnent la motivation numéro 1 de mon projet à la base : la MAMA qui aime régaler ceux qu’elle aime, la maternité dans son sens le plus large, la matrice et protectrice de la vie, la bienveillance sur plus fragile que soi, la Terre mère nourricière…………………🤱🏻

A noter que la vie est assez ironique parfois. Elle me pousse à remettre en cause cette identité et ce rôle de maman que j’incarne jusqu’à le mettre en avant professionnellement . En tout cas, les événements de la vie m’amènent à considérer que mon fils est un être à part entière, relié à une source d’amour plus grande que moi, et que je suis plus qu’une mère, reliée à la même source qui se passe de tout jeu de rôle temporel. Jouer ce rôle en pleine conscience sans trop s’enfermer dans cette identité est donc essentiel je crois. Mais là on rentre dans un sujet plus profond, voir spirituel et je suis en train de perdre beaucoup de personnes qui ont cliqué sur cet article sensé être consacré au gluten !

On y arrive, courage, les sentiers détournés sont bientôt finis . Je termine sur ce mini-bilan de l’Aventure MAMA Vegamiam tout de même, car il y a d’autres projets à venir avant 2019 . Mon livre de recette encore en cours d’illustration + l’espace MAMA Vegazen pensé pour l’allaitement, la méditation, avec un espace de jeu pour enfant, que j’aimerais tourner davantage sur la pratique du Yoga ( adultes et enfants ) pour le bien-être du corps et de l’esprit, et la conscience d’une Unité qui m’est de plus en plus chère au fil de mon chemin de vie .

Le côté épicerie MAMA Vegahome va rétrécir pour laisser place à quelques tables supplémentaires afin d’agrandir le restaurant /salon de thé qui a tendance à se remplir vite dans la première salle .

Les ateliers de cuisine végétale sont très demandés, je dois m’atteler à trouver des créneaux ( 1 ou 2 fois par mois ) qui conviennent à ma vie de gérante, cuisinière et maman 😅 promis ça arrive !

Petite parenthèse faite sur le restaurant et ses activités gravitant autour, revenons-en au gluten 🤗

Justement je partirais encore de mon expérience du « Tout sans gluten » au restaurant. Depuis 1 an, j’ai rencontré une personne oelliaque qui ne tolère vraiment vraiment pas le gluten. C’était émouvant pour elle de savoir qu’un lieu existait à Belfort où elle pourrait venir papoter avec des amis en mangeant en dehors de chez elle, sans se faire passer pour une extra-terrestre voire une chieuse . Au final, sa venue est assez rare, et cela me coupait d’une envie de faire plaisir à certains de mes hôtes qui apprécient la vue du pain sur la table. Côté pâtes à tarte ou à pizza gourmandes, réintroduire des farines anciennes est vraiment un plus gustatif et qualitatif . Le petit épeautre est bien moins friable que la farine de riz souvent mixée avec d’autres farines ou fécules sans gluten .

Mis à part le cas des oelliaques obligés de bannir toute présence de gluten, d’autres personnes comme moi, sont sensibles à cette matière gluante dans le gluten, qui colle aux paroies intestinales et les rendent plus perméables à des intrusions de mauvaises bactéries. D’ailleurs en Italie, pays de la pasta et de la pizza par excellence, les restaurants sans gluten ou utilisant du levain naturel et farines nobles dans les pâtes fleurissent, et ce n’est pas un hasard.

D’autres symptômes désagréables comme la sensation de gonflement après 2 jours de repas composés de gluten apparaissent.

A 30 ans on peut dire que j’ai fais beaucoup d’expérience avec mon corps dans des modes de vie et d’alimentation bien différents.

Je perçois peut-être ainsi plus facilement les variations de sensations, d’énergie, voir les émotions que certains aliments peuvent provoquer en moi . Ce que l’on introduit dans notre faune bactérienne comporte des informations transformées au delà du simple rapport calorique. C’est étonnant de voir le comportement des rats passer d’asocial ou agressif, à très sociable et joueur selon le microbiote qu’on leur fournit . Plus il y a de fibres, de végétal, plus cette faune se régale et influe positivement le reste, voir combat des maladies qui ne trouvaient pas guérison dans un traitement médicamenteux .

La science confirme notre intuition à beaucoup aujourd’hui . Je radote à ce sujet, mais notre ventre est notre deuxième cerveau, il accompagne voir conduit notre vie négativement ou positivement avec une intelligence insoupçonnée, à la fois indépendamment, et aussi en interdépendance avec notre cerveau du haut !

La consommation d’un blé moderne modifié n’est donc pas anodine, surtout sur la durée, bien que certaines personnes n’y sont pas sensibles physiquement. Je dirais que les plus chanceux sont peut-être ceux qui sont obligés de l’éviter (sans en faire une obsession non plus si possible 🙃 ), parce que trop désagréable à leur corps après coup.

Pour celles et ceux qui veulent creuser sur le blé Moderne

Cette sensibilité les conduit à choisir souvent des produits plus naturels, farines et céréales complètes, plus riches nutritivement, et non nocives à la longue pour le système immunitaire . Au final les plus sensibles et enquiquinés du départ, ont une vie plus saine et donc plus durable ! Beaucoup de mes hôtes ne font pas cas de ce détail, avec ou sans gluten. Ils aiment ma cuisine non pas parce qu’elle est sans gluten, mais plaisante gustativement tout simplement . J’ai donc pris la décision de réintroduire des farines nobles qui ne sont pas raffinées. Elles sont très riches nutritivement et contiennent un gluten faible ou fragile .

La grande vedette reste le petit épeautre . Ça change la vie et la texture des pâtes à tarte, des crêpes , c’est une farine qui vous permet de sublimer des tartes ou des gâteaux sans ressentir la lourdeur et les désagréments liés au blé moderne . Je reste une adepte de la farine de sarrasin pour les galettes salées que mes hôtes adorent . La farine de Kamut, ce blé ancien est aussi sur le podium.

Personnellement je trouve cela passionnant de cuisiner avec toutes ces farines anciennes. Je le faisais à la maison , et puisque MAMA Vegamiam est un peu, beaucoup, passionnément ma deuxième maison, je suis très contente de ce choix d’avoir abandonné le Tout sans gluten, bien que beaucoup de mes pâtisseries et plats reste encore « gluten free » par essence .

Et vous savez-quoi ? Ma prochaine étape serait de fabriquer mon pain moi-même avec un levain naturel qui repose plusieurs jours, d’en proposer à la vente, bien que personnellement, je me suis habituée à ne plus consommer de pain depuis des années sans en ressentir le manque. Cela demande de la rigueur et de l’attention portée au levain sur plusieurs jours . Du temps donc ! Mais je connais encore beaucoup de personnes qui gardent ce fantasme et cette réalité du meilleur déjeuner qui soit : les tartines de pain au beurre, miel, confiture à tremper dans un café , un thé ou un lait . La tartine de pain fait également partie de mes souvenirs d’enfance impérissables. Elle est ma madeleine de Proust à moi, lorsque je petit déjeunais chez ma grand-mère du bon pain frais et craquant, livré de bon matin en même temps que le journal . Trempête d’une tartine beurre et miel ou confiture maison dans une tisane menthe réglisse ou tilleul 😍

Next Step pour la mini-boulangerie homemade 😉 en attendant, je me plais à réintroduire des panières de pain aux farines bio et anciennes fabriquées localement, même si bien souvent les menus sont assez rassasiants et que peu personnes me demandent du pain.

Cela fait toujours plaisir à quelques inconditionnels du pain à table, et puis, qui n’aime pas saucer les fonds de plats d’une crème ou d’une sauce tomate gourmande à souhait, avec un morceau de mie ?

Voilà ! l’ère du Tout sans gluten est finie ( en tout cas chez MAMA Vegamiam ), et j’espère que cet article vous aidera à trouver votre propre équilibre. Mefions-nous des modes sur lesquelles les industriels surfent aussi. Gardons la boussole du bon sens, avec ou sans gluten : le plus possible local, frais, brut dans le sens non raffiné, et sans pesticides. Quand on voit cette tarte rustique et ces galettes juste au dessous, on se dit qu’on aurait tort de s’en priver ☺️

Tarte rustique quetsche, mirabelle et Reine Claude

Crêpes salées au petit épeautre et kamut