Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Quelle tâche délicate que de parler de soi ! Je m’appelle Anaïs Beltran, jeune femme de 30 ans, maman d’un adorable garçon et créatrice de MAMA Vegamiam. C’etait d’abord un projet associatif pour promouvoir la cuisine végétale, et c’est devenu une véritable aventure entrepreunariale et super humaine depuis Novembre 2017.

La création culinaire et végétale est plus qu’une passion aujourd’hui, c’est un métier que j’exerce avec beaucoup de joie au quotidien, dans mon restaurant situé au cœur de la Vieille Ville de Belfort, à quelques pas du Lion et de son Château. 

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Vous connaissez donc mon côté gourmande,  ma passion pour la cuisine vivante et végétale, mon fanatisme pour les rawcakes ( pâtisserie crue à haute vitalité et à mega gourmandise) et mon intérêt pour une nourriture capable de procurer du plaisir, respecter la vie des animaux, protéger la planète et préserver la santé humaine. J’ai d’abord fait des études en Histoire, en sciences sociales et politiques, pour tenter de comprendre un peu mieux le monde, ses systèmes, ses croyances, ses pratiques, ses conflits et ses moeurs. Pourtant, ce n’est pas sur les bancs de la fac (si souvent désertés), mais bien au contact du réel que j’ai vraiment appris sur l’humain, ce petit microbiote étroitement lié au macrobiote, en interdépendance, calqué sur le rythme de l’Univers, pourvu de lois et d’un fonctionnement intelligent et subtil à intégrer à nos consciences. Une école du vivant extraordinaire m’ayant enseigné  cette leçon si spéciale : ce que l’on choisit de donner à « manger » à notre corps a beaucoup plus d’importance qu’on ne l’imagine à court et long terme. Notre choix dans l’assiette n’est pas seulement une énergie qu’on décompte en terme de calories et de nutriments, mais de l’information transformée par notre deuxième cerveau, l’intestin. Ces choix qui deviennent des habitudes et influent sur nos émotions, nos comportements, nos pensées,  nos aspirations, finissent par modeler notre personnalité et engendrent des conséquences dans nos vies et sur le monde qui en est le miroir.  Mes expériences depuis toute jeune en cuisine, les milliers de régimes alimentaires que j’ai pu tester dans ma course aux apparences et au bonheur, mes voyages aux quatre coins du monde et ce que j’ai pu observer dans les habitudes alimentaires de certaines personnes, cultures, sociétés, ont aboutis à une conclusion qui fait ma vérité et mon hygiène de vie aujourd’hui: On est ce que l’on mange et.. notre vie est le reflet de notre assiette ! Si l’un des aspects cités plus haut venait à manquer dans la manière de se nourrir, cette alimentation serait alors incomplète, erronée, et tôt ou tard destructrice pour la santé individuelle, celle des sociétés et celle du monde plus largement. Car la santé n’est pas seulement l’absence de maladie, mais une attitude positive et créatrice à l’égard de la vie. Un aboutissement dans la recherche d’harmonie. Mon profond désir, est justement de voir les êtres trouver cette harmonie, dans un monde plus pacifié, et donc plus juste. Quel sentiment d’accomplissement et de gratitude quand je découvre que mes conseils en matière d’alimentation, de méditation, ou de simple recettes partagées ont participé à transformer positivement le quotidien d’une femme, d’un homme ou d’une famille de mon entourage. J’ai moi-même encore tellement à apprendre également ! C’est pourquoi j’ai décidé de créer l’association Mama Vegamiam en tant qu‘outil, lieu d’expression, d’inspiration, d’émulation, d’information, de partage autour de la cuisine végétale, de la nutrition, de la santé, du bien-être, de l’écologie et du voyage tant géographique que sensoriel ou spirituel. Une source dans laquelle chacun pourra puiser selon ses propres envies et ses besoins, que je souhaite alimenter de beaucoup de rencontres, car sans les autres, sans l’amour, que reste-il de nous ?

D’ailleurs, pour mieux me définir, il sera plus pertinent de vous présenter certaines personnes qui ont marqué mon apprentissage de la vie, mon évolution, au point de me façonner, jusqu’à transformer ma manière d’aborder le monde et de vivre chaque expérience.

Des rencontres courtes mais intenses grâce à Monsieur Hasard,  des relations plus longues et passionnantes, qui avaient toutes du sens. Des êtres sensibles à qui je dois ce que je suis aujourd’hui. Des déclics,  des réponses à mes questions, des inspirateurs et inspiratrices qui m’ont permis d’accéder à certaines connaissances, à une meilleure version de moi même, me conduisant aujourd’hui à la création de Mama Vegamiam pour transmettre à mon tour.

Suzanne : Ma grand-mère, écrivaine,  libertaire, cuisinière passionnée, reine des tartes aux pommes et de l’écrasé de pomme de terre, jardinière, promeneuse et cueilleuse des forêts,  peintre à base de pigments naturels alimentaires, et reine du grand écart (sans échauffement) jusqu’à ses 70 ans. Si j’emprunte une cuisine différente de la sienne, car exclusivement végétale et sans gluten issu du blé moderne, nul doute ne fait qu’elle m’a transmis son amour et sa joie dans l’acte de nourrir les siens de fraîches salades, de plats authentiques et de délicieux desserts, le plus naturellement possible.

La famille Norbu : Une famille tibetaine exilée en Inde, vivant dans le Sikkim. Lors de mon grand voyage en Inde du Nord,  après avoir sympathisé dans un Rikchaw (taxi indien)  en direction  de Bodhgaya où se déroulait un Kalachakra du Dalaï Lama (enseignement spirituel), j’ai eu la chance de vivre et dormir quelques mois à leurs côtés, m’imprégner de leur sagesse, observer, imiter, adopter leurs habitudes, écouter,  étirer, et bouger mon corps dès l’aurore en suivant les exercices quotidiens de Qi Gong de l’oncle de 87 ans,  guérir grâce à la médecine tibétaine, manger en pleine conscience et avec gratitude, sans jamais tuer d’autres vies, et enfin, s’aimer sans jamais se juger.

Le pigeon de la rue Sedaine, Paris 11 ème : c’est une fois sauvé sa vie fortement compromise,  que j’ai pris conscience de l’aberrance de commander un poulet sauce cajun au restaurant 30 minutes plus tard. Je ne supporte pas de voir souffrir un animal. Si j’en trouve un couché sur le trottoir, le coeur battant encore,  je tente de le guérir . Et pourtant je cautionne qu’on ait tué un poulet en me faisant servir son cadavre sur un plateau pour nourrir mon corps, alors que ce n’est pas nécessaire. J’ai compris depuis ce jour, que l’on est victime de dissonance cognitive, on ne se rend pas vraiment compte qu’un morceau de viande, représente une vie volée et la souffrance d’un animal derrière. J’ai arrêté de me nourrir de la mort des animaux depuis ce jour, il y a bientôt trois ans. Les semaines qui ont suivi ma décision, j’ai eu deux rechutes de saumon jusqu’à devenir écœurée de tout produit animal. Je constatais au contraire, que mon alimentation devenue exclusivement végétale, bio et sans gluten augmentait chaque jour ma vitalité,  influençait ma créativité, intensifiait mes capacités sensorielles, ma sensibilité déjà aiguisée, ma compassion à l’égard des autres,  mon regard sur le monde et mon sentiment d’être relié à un Tout bien plus vaste,  sans limite et plein d’amour. Une révolution intérieure  qui a transformé positivement ma vie en attirant à moi des énergies d’amour, des rencontres enrichissantes, et des personnes pourvues d’humanité, exerçant des activités fertiles et altruistes . : 

Michael : Ce professeur et praticien de Iokaï shiatsu, fait justement partie de ces êtres qui gagnent à être connus.. Encore une heureuse rencontre du hasard qui m’a poussé à m’intéresser à cette discipline thérapeutique venue du Japon, et conduit à une séance avec lui ensuite à cause d’une pointe douloureuse qui persistait en haut de mon dos. Par une simple pression des mains sur les méridiens de mon corps, en harmonisant les zones vides et pleines d’énergie, cette séance à porté ses fruits au delà de cette douleur dorsale. Les jours qui ont suivi ont été comme une purification pour mon corps et mon esprit, une seconde peau, une nouveau sens à l’expression « avoir la santé », celle qui justement vous permet de laisser toute sa place à l’être. J’ai découvert une intelligence du corps insoupçonnée jusqu’ici, j’ai pi sentir toute la puissance de l’esprit, du Chi, ( Prana en Yoga), ce souffle vital émanant du bas ventre, son action puissante dans la matière, et son utilité dans la guérison et l’auto-guérison. Tout ceci m’a conduit à étudier le Médecine traditionnelle chinoise et à suivre une formation de Shiatsu. Lors du bilan énergétique avec un patient, les questions sur l’hygiène alimentaire sont très importantes. On ne peut espérer résoudre un problème de santé si le patient n’est pas prêt à changer certaines mauvais habitudes alimentaires.  Le but de ces médecines naturelles, est de guérir le symptôme en cherchant à la racine du déséquilibre et en agissant sur cette origine. Ma cuisine est en partie imprégnée de ce que j’ai appris et apprend encore en diététique chinoise et en macrobiotique. Elle concerne la  qualité des aliments selon les lois du Tao,  leur rapport énergétique soit Yin ou Yang, et leur propriétés préventives et curatives. 

Tali : Jeune serveuse d’un café parisien aux allures de fée, fredonnant la musique de Mary Poppins tout en servant ses clients. Tiraillée entre ses oringines israélienne et son désaveu pour les méthodes du gouvernement d’Israël à l’égard des palestiniens. Pendant que nombreux d’entre nous s’assignaient à chercher des coupables, à rager et prendre partie dans le conflit israélo-palestinien, elle, végétarienne, pacifiste, préférait lancer des bombes de sourire à longueur de temps. Cette missionnaire de l’ouverture, passait son temps en dehors du service à aider les autres bénévolement via diverses associations, et à prier pour la paix. Libérée du dualisme, cette fée à la joie contagieuse, m’a appris qu’on ne peut espérer changer la violence du monde en gaspillant notre énergie à se battre contre elle. L’énergie est précieuse, il faut apprendre à s’en servir pour libérer l’amour qui bouillonne en nous, à l’exprimer sous toute forme d’activités créatrice, plutôt que d’en faire une arme à feu destructrice.  

Dominique Loireau : Auteur de l’Art  de la simplicité, cette épicurienne et heureuse ascète ( oui oui, plaisir et discipline ne sont pas incompatible, au contraire ! ) raconte le mode de vie minimaliste qu’elle a adopté en s’installant définitivement au Japon. Un art de vivre traditionnel raffiné, une ode à la beauté de l’instant présent aux antipodes du modèle occidental. J’ai racheté deux fois son livre, et je crois qu’il fera toujours partie de ma table de chevet en guise de piqûre de rappel, tant ses conseils ont enrichi mon quotidien, en simplifiant ce dernier justement . Privilégier la qualité à la quantité tant dans le matériel qui nous entoure, et nous possède parfois, dans notre alimentation, dans nos exercices physiques, que dans nos relations humaines.

Edmond Bordeaux Szekely : Philosophe Hongrois et expérimentateur de la vie naturelle. L’un des premiers de son temps à dénoncer les méfaits des pesticides en agriculture et prôner une alimentation biologique, locale, composée en priorité de fruits, de légumes crus ou peu cuits et de graines germées à faire pousser soi-même à la maison.  Son centre de santé Rancho de la Puerta au Mexique a connu de nombreuses guérisons, des pertes de poids et témoingnages positifs qui ont pu asseoir ses théories sur la classification des aliments selon qu’ils régénèrent, soutiennent, ralentissent ou détruisent la vie.  J’ai lu son livre « La vie biogénique » au beau milieu de ma grossesse, alors que je ressentais le besoin d’aller vers une alimentation végétale de plus en plus crue, non dénaturée par la haute cuisson. Je mangeais déjà bio, mais beaucoup trop cuit au début de ma grossesse. J’étais fatiguée, déprimée, je limitais mes déplacements, et je prenais du poids bien sûr. Une fois appliqué ses conseils avec la Vegan touch en plus (lui, permettait le lait cru et le fromage des chèvres qu’on élèvait à l’époque), mes quatres derniers mois de future maman ont été fabuleux !  Ma sciatique aux lombaires avait quasiment disparu, j’étais de plus plus en forme, joyeuse, et volontaire à de longues marches en forêt. J’ai également mis fin à mon anémie  grâce aux jus de fruis frais à base de betterave (riches en fer biodisponible) pressés tous les matins à l’extracteur de jus !

Mon fils, Gabriel :  La difficulté pour le mettre au monde m’a poussé à puiser dans une source d’énergie insoupçonnée. Se croire presque morte d’épuisement après 48 heures de travail au fin fond d’un gîte en Ardèche ( quelle idée c’est accouchement naturel à domicile , dans un domicile qui n’etait pas le notre 🙂 ) , avec un col qui s’ouvre et se referme, et trouver des ressources inespérées pour filer jusqu’à l’hôpital d’Annonay qui avait pris feu le matin même avec des sages-femmes désœuvrées qui avaient reçu la consigne d’envoyer toutes les femmes en travail jusqu’à l’hoptial de Saint-Etienne. Heureusement mon col est passé de  2 à 6 comme par magie alors ils m’on gardé sur le billard histoire que je n’accouche pas dans l’ambilance ) pousser, expulser et donner la vie , bien que déchirée physiquement à cause d’un forceps. . Mon amour pour ce bonhomme haut comme trois pomme est incommensurable. Du bonheur d’allaiter, de materner au quotidien mais aussi de la fatigue, de l’impatience parfois. Des victoires sur soi-même quand la pédagogie douce gagne sur l’autorité et la domination facile d’un enfant . Mon alimentation vivante et végétale est une alliée solide, un socle qui me permet de trouver la vitalité et la joie nécessaires pour aborder l’heureux mais difficile défi d’être mère. Je ne prétend pas être imperméable aux émotions parfois douloureuses à vivre telles que la colère , la tristesse, la peur. Je puis assurer cependant que l’angoisse recule bien que le terrain génétique soit de tendance anxieuse et que l’on peut s’en libérer plus vite et plus facilement en avec un d’aine alimentation . Je dirais qu’au contraire la sensibilité s’aiguise,on vit plus intensément la vie, tout simplement, et c’est tant mieux . En tout cas,grâce à ce socle on se remet plus rapidement d’une période difficile à traverser , on trouve des ressources créatives plutôt que destructrices même si encore une fois les comportements destructeurs peuvent prendre le pas sur nous quand on perd en calme et en lucidité dans des moments plus fragiles que d’autres de notre vie ! C’est ici que l’alimentation a ses limites en tant que socle philosophique, sanitaire. . Et c’est bien là, qu’intervient la plus grande force qui soit, l’AMOUR et particulièrement faire le choix d’aimer ( s’aimer soi avant tout, même quand on pense ou qu’on agit mal ——->  l’indulgence envers soi, envers son être en cheminement, essentiels pour donner ce qu’on a de meilleur au Monde ). Cette paix intérieure est le plus haut gage de santé et de longévité !

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