Pesto d’ail des ours aux noix

Bonsoir bonsoir !

J’espère que cet équinoxe de printemps vous mets en joie, que vous sentez la renaissance globale agir et bourgeonner en vous et autour de vous ! Comme beaucoup d’entre vous le savent, 2019 est un horizon de continuité avec quelques changements, ajustements et recentrage sur notre nature profonde . Ceux qui écoutent cette petite voix pourraient être agréablement surpris de constater que tout s’aligne naturellement , ceux qui refoulent encore risquent malheureusement de se prendre des murs, et ça peut faire mal.

Après 1 an et quelques mois de dépassement de moi-même avec le défi du restaurant, certains le savent, j’ai décidé d’arrêter cette expérience pour me dégager plus de temps et d’espace afin de continuer ce que j’aime faire : apprendre, créer, transmettre . Le rythme de la restauration ne me le permettait plus, mais c’était une très belle expérience, parsemée de belles rencontres et de précieuses leçons .

L’aventure continue en cette année déjà bien entamée : De la cuisine végétale en service traiteur, des cours de cuisine & de pâtisserie végétale, des conférences plus larges sur la santé & l’alimentation en perspective, le lancement de ma marque de produits naturels créés par mes soins pour nettoyer, purifier, chouchouter votre corps, et tout de même une petite boutique conceptstore /atelier à Belfort pour vous accueillir et continuer de vous régaler avec des pâtisseries végétales et jus bios à emporter .

Me voilà en harmonie avec mes désirs : avoir du temps dédié à créer, à continuer de me former en naturopathie, de l’espace pour voyager et inviter au voyage avec ma cuisine, tout en partageant mes connaissances dans le domaine de l’alimentation vivante et de la santé .

Certaines personnes, ont cette faculté de choisir un métier et de s’y consacrer pendant 5, 10, 20, 30 ans . C’est ce qu’on appelle des spécialistes, des personnes constantes peut-être aussi. C’est quand ça ne vibre plus de joie à l’intérieur de nous qu’il faut peut-être considérer ce confort comme un handicap à notre soif inconsciente ou consciente d’évolution .

Pour ma part, je ne peux m’empêcher de suivre un flux de la vie rempli de curiosité , d’expériences différentes, comme si ma vie devait être tissée de plusieurs vies qui ressembleraient à un plaid style patchwork bien douillet, rempli d’ambiances différentes formant une harmonie agréable à regarder, à entourer autour de soi.

Car j’ai bien conscience que ces rôles ne sont qu’un plaid , une forme dans ce monde manifestée par mon être créateur, quelque chose cependant extérieur à mon essence pure , qui tente de lui rester fidèle, souhaitant évoluer en conscience au fil du temps, en observant, en ressentant, et en tirant leçon aussi de certains morceaux de vie vécus. Vous me suivez ? Avec la méditation, on appréhende mieux ce concept de l’observateur témoin .. de nos pensées, de nos émotions, de nos actions, de cet ego, de cette incarnation qui joue un rôle en société et dans ce monde , on prend conscience d’appartenir à un Univers plus vaste avec des lois spirituelles auxquelles nos êtres n’échappent pas sur cette Terre vivante et remplie d’une sagesse naturelle, organique .

Je sais aussi que nos générations cherchent plus de sens que nos parents dans leur métier . Il ne suffit plus de gagner de l’argent, d’assurer nos arrières matériels . On sent intuitivement que notre confort matériel partira en lambeau tout autant que notre humanité si nous ne prenons pas le double virage de la raison couplé au cœur, en pensant nos sociétés plus en harmonie avec la Nature, dans une économie plus sociale et solidaire, sans bannir la compétition, mais en comprenant les lois du vivant dont nous faisons partie intégrante, et en adaptant nos systèmes et modes de vie à ces modèles de sagesse qui pérennisent leurs espèces en préférant la solidarité à la loi du plus fort.

De plus en plus de personnes ayant pourtant un travail sécuritaire, un bon salaire, quittent leur boulot pour se lancer dans une activité de coeur , artisanale ou artistique souvent, faisant écho avec leurs désirs de jeunesse entre rêve et simplicité. La place du corps gagne sur l’intellect , et si l’intellect est encore utilisé, il l’est davantage en tant qu’outil organisationnel afin de concrétiser des idéaux via des projets écologiques, humanitaires, spirituels . Aussi, paradoxalement, cet ère du numérique qui pouvait nous faire peur, devient un moyen de réinventer son métier , de gagner plus de temps libre pour soi, ou de mieux le partager avec ses proches . La frontière entre vie privée et vie professionnelle peut-être plus poreuse, parce qu’on se paye le luxe de rester soi-même avec un métier qui nous permet d’exprimer ce que nous sommes, ce qu’on vibre d’unique à l’intérieur de nous, ainsi on n’a même plus l’impression de travailler . Combien d’artisans gagnent assez bien leur vie en fabriquant des bijoux, de jolis objets en céramique vendus et livrés via une boutique en ligne, combien de talentueux graphistes font naître de super projets ayant vitrine sur la toile, combien unissent leurs forces et partagent leurs outils dans des espaces de co-working dédiés, combien d’artistes ou de coachs bien-être nous inspirent sur les réseaux sociaux, faisant naître de nouvelles vocation, suscitant aux spectateurs l’envie de se lancer à leur tour dans ce qui les fait vibrer et devenir acteur de leur propre réalité ?

Globalement, les activités nous reliant à la Terre, à l’être, faisant appel à nos mains, à nos sens, gagnent du terrain et ont le mérite de l’auto-guérison tout en prenant soin des autres . On réinvente nos métiers en fonction de notre personnalité plus ou moins solitaire, on crée des liens plus étroits aussi, on prend le réflexe de consommer local, sans oublier de rassasier notre goût du nomadisme inscrit dans nos gènes. Derrière tout ce mouvement , ce courage, cette humilité (du latin humus= terre = retour à la terre ), la promesse d’une qualité de vie, de services & de produits finis, redorés d’une éthique, et d’une beauté authentique contribuant à l’harmonie du Tout. Les objets ont de nouveau une âme, un grain de folie même, le pain au levain fait maison du boulanger est plus que jamais vivant, les tissus et matières nobles & naturels se meuvent de nouveau sur les corps, dans les habitats, le bio, le respect des animaux, les couleurs et le divin des fleurs s’invitent dans les assiettes des restaurateurs, les métiers de l’énergétique sont de plus en plus reconnus dans les hôpitaux ( tout doux en France , à fond en Suisse , en Angleterre , où Reiki et acupuncture aident les personnes atteintes de cancers à mieux passer le cap d’une chimiothérapie par exemple ) etc etc

Les ingénieurs souvent très rationnels sont amenés à constater par leur esprit logique, que l’énergie est partout, et parfois pas toujours visible mais bien présente. La physique quantique nous montre que l’intention portée sur quelque chose influence la matière d’une certaines manière, en lien avec notre pensée, pensée qui est une énergie composée de vibrations, positives ou négativeS , basses ou très hautes, amour ou pas.

Tout cela pour dire , que je fais partie, non sans errements parfois, de ces personnes qui ont besoin de ressentir, et de continuer de nourrir le sens profond de la vie à travers des actions conformes à ces ressentis.

J’ai entendu cette phrase dernièrement qui résume bien ma pensée : « Il n’y pas de métiers plus ou moins reconnus, il n’y que la reconnaissance de soi. » Quand on fait ce qu’on aime et ce qui nous fait vibrer au plus haut point, quitte à rompre avec ce que le carriérisme classique de la société attendait de nous, on rend les autres heureux car on est à notre place, en harmonie avec le Monde .

Et ça fait vraiment du bien de se sentir de plus en plus nombreux à travailler vers ce nouveau monde où chaque être assume qui il est dans sa lumière sans s’obscurcir sous un masque ou se sentir étroit dans une case ! Le pouvoir de l’alimentation végétale sur le corps, les vertus des plantes sont si passionnants pour moi que je ne pouvais passer à côté de la cosmétique en tant que suite logique de soin de soi et du vivant, et passer au crible tout ce que l’on met sur notre peau ! Notre peau, filtre qui absorbe en grande partie ce qui arrive dans notre corps.

Le reste sera déversé ensuite dans nos rivières imbuvables, empoisonnera les poissons, quand nous prenons notre douche. Beaucoup d’ingrédients inutiles, toxiques , les fameux perturbateurs endocriniens s’invitent dans nos savons, liquides vaisselle, shampoings, dentifrices, maquillages, crème etc etc

La femme moderne ne se mettrait pas moins de 500 ingrédients par jour sur le corps , nombre qu’on pourrait réduire à une vingtaine des plus vertueux.

C’est un pilier de la consommation qui a son importance autant que le bien manger pour notre bien être, pour le respect de l’environnement, et pour préserver la pureté de l’eau qui est notre bien commun le plus précieux.

Des emballages dont on pourrait bien se passer avec la satisfaction, en plus, d’utiliser des produits naturels, respectueux des animaux ( beaucoup de produits à base d’animaux morts cachés sous des noms savants se cachent derrière les ingrédients de nos cosmétiques), contribuant à notre vitalité, à l’élévation de nos sens, c’est pas beau ça ?!

Savons à froid, shampoings solides , crèmes pour le corps qu’on pourrait presque manger tellement ils sont sains, gorgés de vitamines, gourmands, avec ce petit truc en plus du fait maison avec amour .

C’est en tout cas ce que je vous promets d’ici quelques mois : des produits pour vous bichonner, à base de plantes, d’huiles , beurres végétaux et bios, avec des emballages eco-conscients et sans emballage au maximum. Des ateliers de fabrication de cosmétiques maison, à côté des ateliers culinaires qui continueront de plus belle biensûr !

En attendant, nous poursuivons les travaux dans ce nouvel atelier très wabi sabi : on retrouve le charme de l’ancien, la beauté imparfaite, la patine du temps qui arrange tout..mais il faut le réhabiliter un peu pour le sublimer ensuite.

Je reprends aussi le chemin du blog tant que possible , pour maintenir ce lien intime avec vous . Et ce soir, pour vous partager une recette printanière et sauvageonne :

Un Pesto d’ail des ours aux noix !

Fraîchement cueilli dans le bois joli de Cravanche , de bon samedi matin, accompagnée de mon petit Cueilleur en herbe .

On redécouvre aussi les charmes du printemps autrement , avec ce que nos forêts nous offrent à chaque saison pour nettoyer, purifier, booster notre organisme. C’est joli à voir pousser, c’est une satisfaction immense à cueillir par soi-même, c’est bon à déguster, c’est une énergie subtile puissante qui vous booste et anéantit ce qui n’a plus lieu de traîner, stagner dans notre organisme !

Vous l’ignorez encore , mais la cueillette des plantes sauvages comestibles et médicinales me passionne tellement que j’ai souhaité passer par une formation officielle avec Christophe de Hody, fondateur de « Le Chemin de la Nature » afin de devenir plus experte en la matière.

Un naturopathe redonnant le goût du sauvage autour de Paris, qui gagne à être connu tellement il respire la bienveillance, la simplicité d’être, et la sympathie. Au fond le sauvage n’est pas synonyme d’incivilité , mais plutôt un retour à notre vraie nature, une reconnexion avec la Terre qui nous fortifie, et nous soutient dans notre vie moderne quotidienne .

Notre récolte d’ail des Ours était vraiment fructueuse. Une première pour Gabriel ! Bien assez de feuilles pour concocter quelques pots de Pesto d’ail des ours et congeler le reste sous forme de bouillon de cube .

J’avais l’intention de faire ce Pesto avec des graines de courges, mais à cause d’une rupture de stock au magasin bio , je me suis rabattue sur des noix de Grenoble. Bingo ! Je l’ai trouvé encore meilleur ! Suite à ma publication sur Facebook de cette cueillette et plusieurs personnes m’ayant demandé la recette, j’ai décidé d’écrire directement sur le blog. Une occasion pour vous donner aussi de mes nouvelles. Et puis c’est bon d’écrire , c’est aussi une forme de cuisine, avec les mots qui sont des ingrédients magiques, avec leurs propres vibrations 🙂

Voici la recette pour 1 pot de 400 grammes :

Comme toute plante sauvage, ou légumes qu’on souhaite consommer cru , il est préférable de bien les laver et de les désinfecter.

J’applique ce que j’ai appris lors de ma formation avec « Le Chemin de La Nature » : « En fonction de la zone géographique et de la fréquentation humaine et animale, un nettoyage plus ou moins approfondi sera recommandé si vous voulez les manger crues, au moyen par exemple d’eau vinaigrée, une part de vinaigre pour neuf parts d’eau. Pour augmenter l’efficacité et si la zone est plus fréquentée, une idée serait d’y rajouter une cinquantaine de pulvérisations d’un mélange contenant environ 5 gouttes d’huile essentielle d’Origan compacte, Origanum compactum, pour 200 ml de vinaigre ou mieux d’alcool pure ou à 70 % en veillant cependant à ne pas les laisser tremper trop longtemps pour éviter de perdre trop de vitamines hydrosolubles et à bien rincer. Certains parasites (comme l’échinococcose et la douve du foie) nécessiteraient une cuisson. Il est donc préférable de se renseigner sur les zones à risque, bien que les cas de parasitose soient rares, et que les personnes en contact avec des animaux de compagnie soient les plus exposées à ce type de risques. Sachant que le risque zéro n’existe de toute façon pas, même sur les légumes du marché, il s’agit de rester vigilant, sans pour autant s’angoisser ! Pour éviter les infections en tous genres, il est important de renforcer son terrain, sa vitalité et son système immunitaire par une bonne hygiène de vie »

– 3 grosses poignées d’ail des ours lavées et trempées dans une eau diluée au vinaigre blanc + huile esssntielle tea tree ou origan comme mentionné ci-dessus

– 2 poignées de noix de Grenoble

– 1 cuillère à soupe de levure maltée

– 5 grosses cuillères à soupe d’huile d’olive

– 1 pincée de sel d’Himalaya

– optionnel : 1 filet de citron pour la conservation

Commencez par mixer les noix avec les feuilles afin de les réduire grossièrement en morceaux.

Ajoutez le reste des ingrédients et mixez jusqu’à obtention d’un Pesto bien crémeux.

Vous pouvez servir ce délicieux Pesto sur des crackers comme ci-dessous, ou l’ajouter dans vos salades, ainsi qu’en guise de sauce dans vos céréales chaudes ( quinoa, petit épeautre, pâtes etc ) .

Ce pot se conserve plus d’une semaine au réfrigérateur .

Je vous souhaite un festin forestier sauvagement bon et régénérant !

Le Faux-Gras de MAMA Vegamiam disponible dans toute la France

Certaines personnes végétariennes ou végétaliennes ont du mal avec les similis ( produits d’origine végétale qui ressemblent visuellement ou/et, ont une texture similaire à de la viande, du fromage ou du foie gras ici etc ). D’autres en consomment beaucoup en période transitoire, car ils ont besoin de changer leurs habitudes piano…piano . C’est ainsi que l’industrie agro-alimentaire Herta , Bjorg et les grands distributeurs tels que Carrefour, Monoprix, Auchan consacrent des rayons entiers à ces produits qui ont le vent en poupe : boulette veggie, Burger haché, tranche de mortadelle, saucisse fumée à base de soja, seitan … Tous ne sont pas bio, non dénués d’additifs toxiques et souvent très salés !

Je fais partie des personnes qui en consomment rarement ( 10 fois dans l’année ? ) car même s’ils viennent d’un supermarché bio, ils n’en restent pas moins industriels et peu intéressants nutritionnellement.

La première année où je suis devenue végétalienne, j’en abusais clairement . Ce n’était pas la période la plus vitale de ma vie ….Non seulement on sollicite nos reins presque autant que de la protéine animale pour évacuer les déchets, on se fatigue donc inutilement au lieu de nous régénérer, mais la plupart de ces produits sont très gras et font grossir.

Quand j’étais une vraie carnacière, j’adorais le foie gras sur toast ou poêlé ! Fort heureusement pour ma conscience et pour ma santé, ce temps n’est plus, sans me faire violence, le processus s’est fait naturellement, une fois ma dissonance cognitive entre le fait d’aimer les animaux et de manger les animaux mise en lumière et réglée . Mais je dois avouer que l’idée de surprendre les personnes que j’apprécie et qui consomment encore des animaux morts et ce genre de produits me plait beaucoup . Faire « kiffer » les personnes qui ont une alimentation végétarienne ou végétalienne est un double plaisir également .

Pour ces derniers, c’est leur offrir un vrai moment d’épicurisme et les conforter dans leur direction, pour les premiers c’est leur proposer un plaisir gustatif d’exception, absolument similaire au fois gras, sans foie d’oie ou de canard, sans sacrifice animal, et avec beaucoup de joie. C’est un chemin que je trouve plus constructif que de culpabiliser quelqu’un. J’en ai (presque) fini d’être moraliste, car je crois que c’est contre-productif, mais je ne me gêne pas pour appeler un chat un chat, un cadavre un cadavre quoi. Certains arguments fonctionnent avec certains, d’autres non. Qu’ils soient éthiques, écologiques ou sanitaires, on peut facilement avoir raison en tant que végéta*ien, mais il n’y a rien de plus convaincant que de susciter une émotion par le plaisir des sens. 10 théories ne valent pas la force d’une expérience sensorielle .

Depuis que je suis végétalienne, j’ai testé beaucoup de recettes de faux gras qu’on trouve sur internet, avec…beaucoup de déception. On reste un peu sur notre faim, en passant à côté de la texture originale et du plaisir associé à un moment de convivialité autour d’un produit « luxueux » apprécié en temps de fête . Cela fait contrefaçon.

Cette année, bingo ! avec l’expérience du restaurant accumulée en 1 an, je commence à acquérir des réflexes et des intuitions qui me mènent à des trouvailles sensationnelles ou dit autrement, exceptionnelles pour les sens. Bon, il m’est arrivé de me râter parfois, surtout mes premiers mois après l’ouverture. Parfois je doute encore de mes recettes, ou de la maîtrise de certaines techniques innovantes et audacieuses, mais je suis vite rassurée par les retours positifs des hôtes, avis que je préfère aux proches ( des adorables cobayes, pas toujours objectifs ! )

Nöel étant passé , j’ai pu vendre du faux gras sur commande à plusieurs personnes et constater les réactions à chaud de ma famille et d’amis durant le réveillon.

Retour d’une cliente visible sur ma page Facebook ( là où j’ai publié plusieurs photos des mets spécial fête en mode traiteur le 24 Décembre ) : « Mention ++++ pour le faux gras . Bravo Anaïs et encore Merci »

Côté privé, les deux pots prévus pour les convives ( tous amateurs de viande) y sont passés : avec du poivre par dessus, de la fleur de sel, sur une biscotte de sarrasin, un pain aux céréales toasté, le faux-gras 100 % végétal a remporté l’unanimité .

Tous étaient bluffés, tous ont pris un grand plaisir avec l’avantage de la digestion facile derrière . Cela va de soi, il est plus facile de digérer des produits d’origine végétale très riches nutritionnellement et bio, qu’un produit issus d’un foie d’animal gavé et rendu malade 😜 bon allez, j’arrête ! Seul le gras jaune a moins le goût du gras originel, car il est fait avec de l’huile de coco et du curcuma. Il y a donc un petit goût léger de coco dans cette partie.

J’ai donc le plaisir de vous annoncer que le faux-gras de MAMA Vegamiam sera disponible à l’achat pour Nouvel An, et sur la future boutique en ligne du blog. Si vous habitez en dehors du Territoire de Belfort, il vous est possible de le commander avec Chronofresh , les frais de ports dépendront de votre lieu d’habitation .

Côté prix : 16,90 € + 2 € de consigne / Pour l’envoi avec Chronofresh : 18, 90 € avec la consigne + frais d’envoi à déterminer avec votre lieu d’habitation .

Moyens de paiement : par virement bancaire, paypal, ou par chèque : 1, place de l’Arsenal, 90000 Belfort .

Ce faux-gras est à conserver bien au frais et à sortir juste avant de le servir afin qu’il soit bien compact comme le foie gras original, a moins que vous le préféreriez plus fondant.

J’ai hâte de faire découvrir ce produit sur les salons bios, et à la Veggie World . Événements joyeux auxquels j’ai prévu de participer en 2019 😀🤞

A ce propos, les choses bougent pour MAMA Vegamiam l’année prochaine . Je vous laisse encore un peu le suspense, même si certains sont déjà un peu au courant . Je vous en dirai plus, en début d’année .

A bientôt chers lecteurs gourmands !

Merci le Petit Futé

Bonsoir tout le Monde !

Pour celles et ceux qui ont lu mon précédent article de blog sur la question du gluten, vous avez également pu lire mon sérieux détour sur l’aventure du restaurant, et le petit bilan que j’en faisais après bientôt 1 an d’activité. Je voulais partager cette bonne surprise avec vous, et en profiter pour remercier officiellement le Petit Futé ( super futé le coquin ..il passe manger incognito et écrit ensuite son petit article sans prévenir 😎 ) pour cet article .

Ça fait tout drôle d’apprendre par un client amateur du Petit Futé, que votre restaurant est classé Millésime 2018, l’équivalent des coups de cœurs du guide des restaurants.

Mais c’est surtout le contenu qui est tout mignon :

Avec ou sans label, je continue d’aimer de plus en plus ma vie de créatrice culinaire et restauratrice. J’aime le contacts tissés avec mes visiteurs réguliers ou passagers, l’ambiance cool at home du restaurant qui donne l’impression de venir manger chez une amie, me dit-on souvent . J’adore entendre mes hôtes rire à tue-tête comme des enfants à la fin de leur repas, ou me charier sur mes musiques un peut Kitch parfois 😛 C’est aussi signe d’une joie et d’une ôde au naturel présentes et communicatives dans ma cuisine, ces rires lâchés sans retenue. L’authenticité prend le dessus sur le masque social. Comme dirait un ami à moi : Être ou ne pas hêtre en somme.

Tout récemment j’ai fais le choix pas évident de dire au revoir à certains engagements annexes auxquels je faisais allusion dans le précédent article, pour m’investir davantage dans cet Univers de la cuisine végétale, de la santé, du bien-être . Une écologie au sens large du terme et non restreinte à des carcans institutionnels, politiques et donc générateur de division plutôt que d’unification. Résister c’est créer , disait Stéphane Hessel. J’ai compris ( je m’en doutais un peu mais je devais passer par l’expérience de son contraire ) que créer positivement a beaucoup plus d’impact que militer pour de grandes causes en dénonçant le négatif et en écrasant forcément le bourreau sans toujours balayer sur son pallier ou voir à travers l’expression d’un militantisme « anti », son mal-être intérieur ou son obsession du pouvoir . On rencontre toujours quelques belles personnes qui on gardé aussi cette innocence au bout du fusil, mais quel épuisement pour si peu de résultat et beaucoup d’illusion tout de même .

Je n’ai plus l’envie ni la force de donner de l’importance aux choses négatives pour les faire grandir et les aider à continuer d’exister . Surtout que lorsqu’on rentre dans ce jeu là avec beaucoup de naïveté, on peut vite être déçus des moyens utilisés pour accéder au « pouvoir de changer les choses » .

D’ailleurs ces choses négatives, je ne les vois plus vraiment, j’agis chaque jour en cohérence avec mon idéal de vie, en veillant à mes pensées qui sont créatrices , et c’est ce même idéal et ces pensées qui deviennent une réalité avec des gens branchés sur la même fréquence, ou en cours de branchement, ou en quête de cette fréquence ( vous captez ?).

D’autant plus qu’en étant un peu honnête avec soi-même, on se rend vite compte qu’il y a des chemins plus rapides et plus authentiques pour aider les gens à être vraiment heureux .

Je reviendrai sur ce sujet un jour dans un contexte plus large de la question du vrai pouvoir et du bonheur , car il est la clef d’accès à des sociétés plus harmonieuses .

A noter que l’espace méditation mentionné par le petit Futé est un vrai champ de bataille à jouets pour enfant en ce moment . Comme je l’avais évoqué dans l’article précédent , l’accent sur le Yoga et les activités bien-être va être intensifié avant 2019. Ça promet de belles aventures !

MAMA Vegahome va se condenser avec une nouvelle gamme de produits cosmétiques et produits d’hygiènes artisanaux, bio, vegan et français (Ils sont merveilleux, j’ai hâte de les recevoir et de vous les faire découvrir ❤️), pour laisser place à davantage de tables pour la restauration et le salon de thé .

Voilà mes amis lecteurs, vous savez tout ou presque 😉 merci pour vos encouragements, pour votre confiance, pour vos sourires … que l’aventure culinaire et zenifiante continue de plus belle ! ✨🌈☀️

Gluten : Faut-il en faire tout un plat ?

Hello les amis !

Je suis de retour sur le blog, après quelques mois d’absence. Temps consacré en grande partie au lancement de mon restaurant et à des engagements annexes.

Fin Novembre, cela fera déjà 1 an que j’ai plongé dans cette aventure humaine et entrepreunariale.

Pour tout vous avouer, je n’ai jamais aimé ce mot « entreprise », lui préférant le lâcher prise 😝 j’aime d’avantage l’idée que toute personne qui crée à partir de sa sensibilité est un artisan de l’harmonie, un artiste dans l’âme pour peu qu’il utilise son talent et ses capacités au service direct, ou indirect des autres. Quand je parle création, c’est au sens large du terme, et pas forcément palpable à travers un produit. La parole est créativité aussi..certains professeurs sont des artistes et génie dans leur façon de rendre un cours vivant, de marquer des élèves jusqu’à la fin de leurs jours .

Mais il faut tout de même appeler un chat un chat, une casserole une casserole si vous préférez 😊 Dans une économie classique, rendre un service par le biais d’un métier de passion, aussi bien intentionné et porteur d’un idéal soit-il, quand il est répété tous les jours, sans compter ses heures, qu’il nécessite de payer des charges fixes ( loyer, employé, électricité, prêt à rembourser ), il est plus qu’un don de soi. Il devient nécessairement un gagne pain, avec une responsabilité de « rentabilité » afin de pouvoir dépasser la contrainte économique en assurant sa pérennité et atteindre au mieux cet idéal plus grand au service du bien commun.

C’est ma tendance philanthropique qui a sérieusement pris un coup au fil des mois. Au bout de quelques temps, quand j’ai constaté que la trésorerie ne grimpait pas beaucoup malgré les midi bien remplis et le succès des lunchbox à emporter , il a fallu que j’estime le prix de mes plats à la hauteur du temps passé pour les concocter, des charges fixes et de l’argent dépensé dans les matières premières. C’est ainsi qu’on découvre les compromis avec la cuisine healthy , vegan, bio, les avantages et le coût d’un emplacement en plein centre historique de Belfort. C’est vrai, la cuisine végétale, dès qu’elle est créative n’est pas accessible à tout le monde, surtout en pâtisserie crue ! Le prix d’1 part de rawcake magique et mémorable = le prix d’ 1 paquet de cigarette , faites vos choix 🤨

En effet, utiliser des noix de cajou et des bons ingrédients tels que huile de coco, crème de coco, sucre de coco, sirop d’érable, dattes, abricots secs par exemple, c’est que ça coûte objectivement plus cher que de réaliser une crème brûlée avec de l’œuf, du lait de vache, du beurre et du sucre. Pourtant les prix de ces desserts traditionnels présents dans certains restaurant alentours varient de 7 à 9 euros.

Attention ⚠️ Je ne dis pas cela dans le but de me placer en concurrence, car il y a assez de bonheur pour tout le monde, nous sommes tous uniques avec notre univers intérieur à manifester à l’extérieur sous la forme qu’on souhaite, dans le métier ou l’activité qui nous fait vibrer le plus, si possible. Dans un monde encore régit par l’argent en tant qu’énergie de circulation – bien que la valeur d’une action faite avec le cœur n’ait pas de prix – nous sommes tout de même contraints d’estimer nos produits à leur juste prix, et encore moins de les sous-estimer .

Les aspects vitalité, santé, éthique et plaisir dans ma cuisine étant désormais alignés à des prix cohérents et viables sur le long terme, je peux de nouveau créer dans un sentiment d’harmonie et de partage en faisant plaisir à ma comptable .

Mon restaurant reste donc accessible aux petites bourses ( entrée à 6 euros , plat à 14 Euros, dessert à 7 euros / 30 centimes moins cher dans les lunchbox à emporter ). Le Menu complet à 25 euros reste un coût qu’on ne peut s’accorder tous les jours, je le conçois .

En tout cas je suis très heureuse de constater que mes hôtes fidèles ont compris la démarche de rééquilibrage, m’encouragent encore et sont toujours aussi friands de me rendre visite.

Les nouveaux visages ne cessent d’apparaitre, ils découvrent seulement l’existence de MAMA Vegamiam après 1 an. Il faut dire qu’en adoratrice du marketing que je suis, je n’ai évidement jamais fais de flyers, préférant le bouche à oreille et le hasard d’un passage à la vieille ville, correspondant par magie à mes horaires d’ouverture ( 12h-16h45) 😁

C’est en tout cas, super motivant de toucher une jeunesse en quête de sens (plaisir, santé et éthique ) dans sa manière de consommer . Les mamans qui viennent se restaurer, prendre le goûter, allaiter leur nouveau-né restent mes chouchoutes, car elles incarnent la motivation numéro 1 de mon projet à la base : la MAMA qui aime régaler ceux qu’elle aime, la maternité dans son sens le plus large, la matrice et protectrice de la vie, la bienveillance sur plus fragile que soi, la Terre mère nourricière…………………🤱🏻

A noter que la vie est assez ironique parfois. Elle me pousse à remettre en cause cette identité et ce rôle de maman que j’incarne jusqu’à le mettre en avant professionnellement . En tout cas, les événements de la vie m’amènent à considérer que mon fils est un être à part entière, relié à une source d’amour plus grande que moi, et que je suis plus qu’une mère, reliée à la même source qui se passe de tout jeu de rôle temporel. Jouer ce rôle en pleine conscience sans trop s’enfermer dans cette identité est donc essentiel je crois. Mais là on rentre dans un sujet plus profond, voir spirituel et je suis en train de perdre beaucoup de personnes qui ont cliqué sur cet article sensé être consacré au gluten !

On y arrive, courage, les sentiers détournés sont bientôt finis . Je termine sur ce mini-bilan de l’Aventure MAMA Vegamiam tout de même, car il y a d’autres projets à venir avant 2019 . Mon livre de recette encore en cours d’illustration + l’espace MAMA Vegazen pensé pour l’allaitement, la méditation, avec un espace de jeu pour enfant, que j’aimerais tourner davantage sur la pratique du Yoga ( adultes et enfants ) pour le bien-être du corps et de l’esprit, et la conscience d’une Unité qui m’est de plus en plus chère au fil de mon chemin de vie .

Le côté épicerie MAMA Vegahome va rétrécir pour laisser place à quelques tables supplémentaires afin d’agrandir le restaurant /salon de thé qui a tendance à se remplir vite dans la première salle .

Les ateliers de cuisine végétale sont très demandés, je dois m’atteler à trouver des créneaux ( 1 ou 2 fois par mois ) qui conviennent à ma vie de gérante, cuisinière et maman 😅 promis ça arrive !

Petite parenthèse faite sur le restaurant et ses activités gravitant autour, revenons-en au gluten 🤗

Justement je partirais encore de mon expérience du « Tout sans gluten » au restaurant. Depuis 1 an, j’ai rencontré une personne oelliaque qui ne tolère vraiment vraiment pas le gluten. C’était émouvant pour elle de savoir qu’un lieu existait à Belfort où elle pourrait venir papoter avec des amis en mangeant en dehors de chez elle, sans se faire passer pour une extra-terrestre voire une chieuse . Au final, sa venue est assez rare, et cela me coupait d’une envie de faire plaisir à certains de mes hôtes qui apprécient la vue du pain sur la table. Côté pâtes à tarte ou à pizza gourmandes, réintroduire des farines anciennes est vraiment un plus gustatif et qualitatif . Le petit épeautre est bien moins friable que la farine de riz souvent mixée avec d’autres farines ou fécules sans gluten .

Mis à part le cas des oelliaques obligés de bannir toute présence de gluten, d’autres personnes comme moi, sont sensibles à cette matière gluante dans le gluten, qui colle aux paroies intestinales et les rendent plus perméables à des intrusions de mauvaises bactéries. D’ailleurs en Italie, pays de la pasta et de la pizza par excellence, les restaurants sans gluten ou utilisant du levain naturel et farines nobles dans les pâtes fleurissent, et ce n’est pas un hasard.

D’autres symptômes désagréables comme la sensation de gonflement après 2 jours de repas composés de gluten apparaissent.

A 30 ans on peut dire que j’ai fais beaucoup d’expérience avec mon corps dans des modes de vie et d’alimentation bien différents.

Je perçois peut-être ainsi plus facilement les variations de sensations, d’énergie, voir les émotions que certains aliments peuvent provoquer en moi . Ce que l’on introduit dans notre faune bactérienne comporte des informations transformées au delà du simple rapport calorique. C’est étonnant de voir le comportement des rats passer d’asocial ou agressif, à très sociable et joueur selon le microbiote qu’on leur fournit . Plus il y a de fibres, de végétal, plus cette faune se régale et influe positivement le reste, voir combat des maladies qui ne trouvaient pas guérison dans un traitement médicamenteux .

La science confirme notre intuition à beaucoup aujourd’hui . Je radote à ce sujet, mais notre ventre est notre deuxième cerveau, il accompagne voir conduit notre vie négativement ou positivement avec une intelligence insoupçonnée, à la fois indépendamment, et aussi en interdépendance avec notre cerveau du haut !

La consommation d’un blé moderne modifié n’est donc pas anodine, surtout sur la durée, bien que certaines personnes n’y sont pas sensibles physiquement. Je dirais que les plus chanceux sont peut-être ceux qui sont obligés de l’éviter (sans en faire une obsession non plus si possible 🙃 ), parce que trop désagréable à leur corps après coup.

Pour celles et ceux qui veulent creuser sur le blé Moderne

Cette sensibilité les conduit à choisir souvent des produits plus naturels, farines et céréales complètes, plus riches nutritivement, et non nocives à la longue pour le système immunitaire . Au final les plus sensibles et enquiquinés du départ, ont une vie plus saine et donc plus durable ! Beaucoup de mes hôtes ne font pas cas de ce détail, avec ou sans gluten. Ils aiment ma cuisine non pas parce qu’elle est sans gluten, mais plaisante gustativement tout simplement . J’ai donc pris la décision de réintroduire des farines nobles qui ne sont pas raffinées. Elles sont très riches nutritivement et contiennent un gluten faible ou fragile .

La grande vedette reste le petit épeautre . Ça change la vie et la texture des pâtes à tarte, des crêpes , c’est une farine qui vous permet de sublimer des tartes ou des gâteaux sans ressentir la lourdeur et les désagréments liés au blé moderne . Je reste une adepte de la farine de sarrasin pour les galettes salées que mes hôtes adorent . La farine de Kamut, ce blé ancien est aussi sur le podium.

Personnellement je trouve cela passionnant de cuisiner avec toutes ces farines anciennes. Je le faisais à la maison , et puisque MAMA Vegamiam est un peu, beaucoup, passionnément ma deuxième maison, je suis très contente de ce choix d’avoir abandonné le Tout sans gluten, bien que beaucoup de mes pâtisseries et plats reste encore « gluten free » par essence .

Et vous savez-quoi ? Ma prochaine étape serait de fabriquer mon pain moi-même avec un levain naturel qui repose plusieurs jours, d’en proposer à la vente, bien que personnellement, je me suis habituée à ne plus consommer de pain depuis des années sans en ressentir le manque. Cela demande de la rigueur et de l’attention portée au levain sur plusieurs jours . Du temps donc ! Mais je connais encore beaucoup de personnes qui gardent ce fantasme et cette réalité du meilleur déjeuner qui soit : les tartines de pain au beurre, miel, confiture à tremper dans un café , un thé ou un lait . La tartine de pain fait également partie de mes souvenirs d’enfance impérissables. Elle est ma madeleine de Proust à moi, lorsque je petit déjeunais chez ma grand-mère du bon pain frais et craquant, livré de bon matin en même temps que le journal . Trempête d’une tartine beurre et miel ou confiture maison dans une tisane menthe réglisse ou tilleul 😍

Next Step pour la mini-boulangerie homemade 😉 en attendant, je me plais à réintroduire des panières de pain aux farines bio et anciennes fabriquées localement, même si bien souvent les menus sont assez rassasiants et que peu personnes me demandent du pain.

Cela fait toujours plaisir à quelques inconditionnels du pain à table, et puis, qui n’aime pas saucer les fonds de plats d’une crème ou d’une sauce tomate gourmande à souhait, avec un morceau de mie ?

Voilà ! l’ère du Tout sans gluten est finie ( en tout cas chez MAMA Vegamiam ), et j’espère que cet article vous aidera à trouver votre propre équilibre. Mefions-nous des modes sur lesquelles les industriels surfent aussi. Gardons la boussole du bon sens, avec ou sans gluten : le plus possible local, frais, brut dans le sens non raffiné, et sans pesticides. Quand on voit cette tarte rustique et ces galettes juste au dessous, on se dit qu’on aurait tort de s’en priver ☺️

Tarte rustique quetsche, mirabelle et Reine Claude

Crêpes salées au petit épeautre et kamut

Tarte crue poire vanille et noix

Bonjour à tous,

En cette semaine d’été indien, j’avais envie de célébrer le retour des poires avec un dessert juteux, crémeux, croquant et délicieux à la fois

Après vous avoir familiarisé avec le rawcake, voici venu le temps des rires et des chants, dans l’île aux enfants c’est tous les jours le printemps de vous présenter sa cousine, la tarte crue, tout aussi charmeuse, généreuse et essentielle au plaisir de nos ventres gourmands.

La plus grande nuance entre une raw cake et une tarte crue (raw pie en anglais), au delà de leur apparence différente, c’est qu’il n’est pas forcément nécessaire de laisser une tarte crue reposer au congélateur.  Tout dépend de la texture recherchée de votre pâte et de votre crème.

Ici, par exemple, cette tarte aux poires vanille divinement sublimée par une crème de noix et une couche secrète de confiture crue à la framboise, a seulement reposé 2 heures au réfrigérateur. Juste le temps de durcir légèrement la crème, de laisser l’alchimie des différents ingrédients opérer, enrober le fruit d’une bonne dose de fraîcheur, tout en conservant le fondant de la pâte.

La pâte de base est composée de noisettes et de date..c’est ce qui la rend si fondante et irrésistible !

En médecine chinoise la poire est bénéfique aux poumons et à la sécheresse des liquides organiques à l’origine des toux, bronchites, constipations… Côté beauté on dit qu’en consommer régulièrement rend le teint vif, lumineux et les cheveux brillants 👩 ✨

En Chine son nectar est appelé « boisson de la douce rosée produite par le ciel » 🌈 waw …Si ça vend pas du rêve tout ça !

Passons à la recette de cette tarte pour 2 personnes.

Pour le matériel, j’utilise une tourte à charnière de 12 cm de diamètre. Vous pouvez réaliser cette recette avec 2 moules à tartelettes également, mais il faudra badigeonner le moule avec une huile.

Ingrédients : 

Pour la pâte de base aux noisettes : 

  • 1/2 verre de noisettes
  • 1/2 verre de dattes ramollies dans l’eau environ deux heures avant
  • 1 pinçée de sel
  • 3 cuillère à soupe de flocons de sarrasins

Pour la confiture crue de framboise : 

  • 3 cuillère à soupe de graines de chia
  • 1 poignée de framboises
  • 1 cuillère à café de nectar de coco (ou d’agave, ou sirop d’érable..)

Pour la crème  : 

  • 1/2 verre de noix de cajou trempées la veille dans un bol d’eau
  • 1 verre de noix trempées la veille dans un bol rempli d’eau
  • 1/3 verre de crème de coco
  • 1 cuillère à soupe de poudre de vanille

Garniture :

  • 1 poire williams coupée en fine lamelle
  • Poudre de vanille et poudre de cannelle

 

Pour faire la pâte de base, passez d’abord les noisettes au mixer, ensuite ajouter les dates et le reste des ingrédients. Vous devez obtenir une pâte bien molle avec des petits morceaux de noisettes qui donneront le croustillant.

Aplatissez la pâte au fond du moule en veillant à créer des rebords suffisamment hauts pour étaler la garniture.

Ensuite, pour la confiture crue, écrasez les framboises avec une fourchette sur vos graines de chia dans un bol . Ajoutez le sirop et mélangez bien pour que les graines de chia puissent gonfler et se ramollir légèrement au contact de l’eau des framboises.

Étalez avec une cuillère sur la pâte de basse comme sur la photo ci-dessous.

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Pour la crème, passez tous les ingrédients cités plus haut au mixer jusqu’à obtenir une crème bien onctueuse mais pas trop liquide. Étalez sur la pâte jusqu’à recouvrir toute la confiture.

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Il ne vous reste qu’à disposer vos tranches de poire sur le dessus et à saupoudrez de poudre de vanille et de cannelle.

Laissez reposer au réfrigérateur au moins 2 heures. Cette tarte ce conserve 4 à 6 jours au frais.

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Bonne dégustation !

 

 

Smoothie Aloe Vera gourmand

Coucou tout le monde !

Il se peut que ce titre vous étonne au premier abord. On est souvent plus habitué à trouver l’Aloe Vera en crème, en gel à appliquer sur la peau que dans un smoothie à boire.

Et pourtant ! L’aloe Vera est une plante connue depuis l’Antiquité,  poussant dans les régions chaudes du monde,  aux longues feuilles pointues garnies d’un gel transparent et visqueux à l’intérieur, dont le goût relativement neutre et la texture peuvent donner de merveilleux jus et délicieux smoothies à boire, comme c’est le cas ici.

Les magasins biologiques commencent à vendre de plus en plus de ses feuilles fraîches à côté des bacs à fruits et légumes. Mon magasin bio de prédilection vers chez moi se lance aussi dans l’aventure, à mon plus grand bonheur, alors j’en ai profité pour acheter quelques feuilles. Peu onéreuses, elles m’ont coûté 12 euros les 3, ce qui est relativement faible par rapport à une gel acheté en pharmacie, dont les concentrés actifs sont moins nombreux en quantité, et plus beaucoup actifs justement, puisqu’on a perdu la fraîcheur conservatrice . Si vous n’en trouvez pas dans les commerces près de chez vous, voilà une entreprise qui en vend et effectue des livraisons à domicile rapides et de très bonne qualité : Biovie.  Conservez les feuilles au réfrigérateur, et une fois coupée, mieux vaut la consommer dans les jours qui suivent pour profiter de tous ses bienfaits.

Avant de vous livrer la recette de ce délice de petit déjeuner, j’évoquerai quelques vertus de l’Aloe Vera, une liste non exhaustive,  tant cette plante regorge de bienfaits préventifs et curatifs.

Vous avez peut-être déjà utilisé son gel pour apaiser la peau irritée, blessée, brûlée, mais ce petit bijou de la nature appelé « source de jeunesse » par les Mayas, a plus d’un tour dans son sac côté beauté et santé 😉 Parmis ses qualités exceptionnelles, le gel d’aloe, plus concentré que son jus, est un antiseptique intestinal, anti-inflammatoire, bactéricide, il embellit et adoucit les peaux sèches, les cheveux abîmés, assainit les racines, élimine les toxines, stimule la digestion et brûle les graisses idéal pour nettoyer le corps après un accouchement, comme c’est le cas pour moi.

La  recette : 

Mixez dans un blender tous ces ingredients:

  • Un avocat
  • 1 verre de lait de coco
  • Selon l’effet désiré, 5 à 10 cm de pulpe d’aloe Vera récupéré à la cuillère dans la feuille.
  • 2 dattes ou du nectar de coco
  • Quelques feuilles fraîches de basilic
  • 1 jus de citron vert

De quoi commencer cette journée en beauté ! N’hésitez pas à laisser des commentaires à cet article pour me faire part de vos appréciations une fois cette recette testée 😉

A bientôt !