Pesto d’ail des ours aux noix

Bonsoir bonsoir !

J’espère que cet équinoxe de printemps vous mets en joie, que vous sentez la renaissance globale agir et bourgeonner en vous et autour de vous ! Comme beaucoup d’entre vous le savent, 2019 est un horizon de continuité avec quelques changements, ajustements et recentrage sur notre nature profonde . Ceux qui écoutent cette petite voix pourraient être agréablement surpris de constater que tout s’aligne naturellement , ceux qui refoulent encore risquent malheureusement de se prendre des murs, et ça peut faire mal.

Après 1 an et quelques mois de dépassement de moi-même avec le défi du restaurant, certains le savent, j’ai décidé d’arrêter cette expérience pour me dégager plus de temps et d’espace afin de continuer ce que j’aime faire : apprendre, créer, transmettre . Le rythme de la restauration ne me le permettait plus, mais c’était une très belle expérience, parsemée de belles rencontres et de précieuses leçons .

L’aventure continue en cette année déjà bien entamée : De la cuisine végétale en service traiteur, des cours de cuisine & de pâtisserie végétale, des conférences plus larges sur la santé & l’alimentation en perspective, le lancement de ma marque de produits naturels créés par mes soins pour nettoyer, purifier, chouchouter votre corps, et tout de même une petite boutique conceptstore /atelier à Belfort pour vous accueillir et continuer de vous régaler avec des pâtisseries végétales et jus bios à emporter .

Me voilà en harmonie avec mes désirs : avoir du temps dédié à créer, à continuer de me former en naturopathie, de l’espace pour voyager et inviter au voyage avec ma cuisine, tout en partageant mes connaissances dans le domaine de l’alimentation vivante et de la santé .

Certaines personnes, ont cette faculté de choisir un métier et de s’y consacrer pendant 5, 10, 20, 30 ans . C’est ce qu’on appelle des spécialistes, des personnes constantes peut-être aussi. C’est quand ça ne vibre plus de joie à l’intérieur de nous qu’il faut peut-être considérer ce confort comme un handicap à notre soif inconsciente ou consciente d’évolution .

Pour ma part, je ne peux m’empêcher de suivre un flux de la vie rempli de curiosité , d’expériences différentes, comme si ma vie devait être tissée de plusieurs vies qui ressembleraient à un plaid style patchwork bien douillet, rempli d’ambiances différentes formant une harmonie agréable à regarder, à entourer autour de soi.

Car j’ai bien conscience que ces rôles ne sont qu’un plaid , une forme dans ce monde manifestée par mon être créateur, quelque chose cependant extérieur à mon essence pure , qui tente de lui rester fidèle, souhaitant évoluer en conscience au fil du temps, en observant, en ressentant, et en tirant leçon aussi de certains morceaux de vie vécus. Vous me suivez ? Avec la méditation, on appréhende mieux ce concept de l’observateur témoin .. de nos pensées, de nos émotions, de nos actions, de cet ego, de cette incarnation qui joue un rôle en société et dans ce monde , on prend conscience d’appartenir à un Univers plus vaste avec des lois spirituelles auxquelles nos êtres n’échappent pas sur cette Terre vivante et remplie d’une sagesse naturelle, organique .

Je sais aussi que nos générations cherchent plus de sens que nos parents dans leur métier . Il ne suffit plus de gagner de l’argent, d’assurer nos arrières matériels . On sent intuitivement que notre confort matériel partira en lambeau tout autant que notre humanité si nous ne prenons pas le double virage de la raison couplé au cœur, en pensant nos sociétés plus en harmonie avec la Nature, dans une économie plus sociale et solidaire, sans bannir la compétition, mais en comprenant les lois du vivant dont nous faisons partie intégrante, et en adaptant nos systèmes et modes de vie à ces modèles de sagesse qui pérennisent leurs espèces en préférant la solidarité à la loi du plus fort.

De plus en plus de personnes ayant pourtant un travail sécuritaire, un bon salaire, quittent leur boulot pour se lancer dans une activité de coeur , artisanale ou artistique souvent, faisant écho avec leurs désirs de jeunesse entre rêve et simplicité. La place du corps gagne sur l’intellect , et si l’intellect est encore utilisé, il l’est davantage en tant qu’outil organisationnel afin de concrétiser des idéaux via des projets écologiques, humanitaires, spirituels . Aussi, paradoxalement, cet ère du numérique qui pouvait nous faire peur, devient un moyen de réinventer son métier , de gagner plus de temps libre pour soi, ou de mieux le partager avec ses proches . La frontière entre vie privée et vie professionnelle peut-être plus poreuse, parce qu’on se paye le luxe de rester soi-même avec un métier qui nous permet d’exprimer ce que nous sommes, ce qu’on vibre d’unique à l’intérieur de nous, ainsi on n’a même plus l’impression de travailler . Combien d’artisans gagnent assez bien leur vie en fabriquant des bijoux, de jolis objets en céramique vendus et livrés via une boutique en ligne, combien de talentueux graphistes font naître de super projets ayant vitrine sur la toile, combien unissent leurs forces et partagent leurs outils dans des espaces de co-working dédiés, combien d’artistes ou de coachs bien-être nous inspirent sur les réseaux sociaux, faisant naître de nouvelles vocation, suscitant aux spectateurs l’envie de se lancer à leur tour dans ce qui les fait vibrer et devenir acteur de leur propre réalité ?

Globalement, les activités nous reliant à la Terre, à l’être, faisant appel à nos mains, à nos sens, gagnent du terrain et ont le mérite de l’auto-guérison tout en prenant soin des autres . On réinvente nos métiers en fonction de notre personnalité plus ou moins solitaire, on crée des liens plus étroits aussi, on prend le réflexe de consommer local, sans oublier de rassasier notre goût du nomadisme inscrit dans nos gènes. Derrière tout ce mouvement , ce courage, cette humilité (du latin humus= terre = retour à la terre ), la promesse d’une qualité de vie, de services & de produits finis, redorés d’une éthique, et d’une beauté authentique contribuant à l’harmonie du Tout. Les objets ont de nouveau une âme, un grain de folie même, le pain au levain fait maison du boulanger est plus que jamais vivant, les tissus et matières nobles & naturels se meuvent de nouveau sur les corps, dans les habitats, le bio, le respect des animaux, les couleurs et le divin des fleurs s’invitent dans les assiettes des restaurateurs, les métiers de l’énergétique sont de plus en plus reconnus dans les hôpitaux ( tout doux en France , à fond en Suisse , en Angleterre , où Reiki et acupuncture aident les personnes atteintes de cancers à mieux passer le cap d’une chimiothérapie par exemple ) etc etc

Les ingénieurs souvent très rationnels sont amenés à constater par leur esprit logique, que l’énergie est partout, et parfois pas toujours visible mais bien présente. La physique quantique nous montre que l’intention portée sur quelque chose influence la matière d’une certaines manière, en lien avec notre pensée, pensée qui est une énergie composée de vibrations, positives ou négativeS , basses ou très hautes, amour ou pas.

Tout cela pour dire , que je fais partie, non sans errements parfois, de ces personnes qui ont besoin de ressentir, et de continuer de nourrir le sens profond de la vie à travers des actions conformes à ces ressentis.

J’ai entendu cette phrase dernièrement qui résume bien ma pensée : « Il n’y pas de métiers plus ou moins reconnus, il n’y que la reconnaissance de soi. » Quand on fait ce qu’on aime et ce qui nous fait vibrer au plus haut point, quitte à rompre avec ce que le carriérisme classique de la société attendait de nous, on rend les autres heureux car on est à notre place, en harmonie avec le Monde .

Et ça fait vraiment du bien de se sentir de plus en plus nombreux à travailler vers ce nouveau monde où chaque être assume qui il est dans sa lumière sans s’obscurcir sous un masque ou se sentir étroit dans une case ! Le pouvoir de l’alimentation végétale sur le corps, les vertus des plantes sont si passionnants pour moi que je ne pouvais passer à côté de la cosmétique en tant que suite logique de soin de soi et du vivant, et passer au crible tout ce que l’on met sur notre peau ! Notre peau, filtre qui absorbe en grande partie ce qui arrive dans notre corps.

Le reste sera déversé ensuite dans nos rivières imbuvables, empoisonnera les poissons, quand nous prenons notre douche. Beaucoup d’ingrédients inutiles, toxiques , les fameux perturbateurs endocriniens s’invitent dans nos savons, liquides vaisselle, shampoings, dentifrices, maquillages, crème etc etc

La femme moderne ne se mettrait pas moins de 500 ingrédients par jour sur le corps , nombre qu’on pourrait réduire à une vingtaine des plus vertueux.

C’est un pilier de la consommation qui a son importance autant que le bien manger pour notre bien être, pour le respect de l’environnement, et pour préserver la pureté de l’eau qui est notre bien commun le plus précieux.

Des emballages dont on pourrait bien se passer avec la satisfaction, en plus, d’utiliser des produits naturels, respectueux des animaux ( beaucoup de produits à base d’animaux morts cachés sous des noms savants se cachent derrière les ingrédients de nos cosmétiques), contribuant à notre vitalité, à l’élévation de nos sens, c’est pas beau ça ?!

Savons à froid, shampoings solides , crèmes pour le corps qu’on pourrait presque manger tellement ils sont sains, gorgés de vitamines, gourmands, avec ce petit truc en plus du fait maison avec amour .

C’est en tout cas ce que je vous promets d’ici quelques mois : des produits pour vous bichonner, à base de plantes, d’huiles , beurres végétaux et bios, avec des emballages eco-conscients et sans emballage au maximum. Des ateliers de fabrication de cosmétiques maison, à côté des ateliers culinaires qui continueront de plus belle biensûr !

En attendant, nous poursuivons les travaux dans ce nouvel atelier très wabi sabi : on retrouve le charme de l’ancien, la beauté imparfaite, la patine du temps qui arrange tout..mais il faut le réhabiliter un peu pour le sublimer ensuite.

Je reprends aussi le chemin du blog tant que possible , pour maintenir ce lien intime avec vous . Et ce soir, pour vous partager une recette printanière et sauvageonne :

Un Pesto d’ail des ours aux noix !

Fraîchement cueilli dans le bois joli de Cravanche , de bon samedi matin, accompagnée de mon petit Cueilleur en herbe .

On redécouvre aussi les charmes du printemps autrement , avec ce que nos forêts nous offrent à chaque saison pour nettoyer, purifier, booster notre organisme. C’est joli à voir pousser, c’est une satisfaction immense à cueillir par soi-même, c’est bon à déguster, c’est une énergie subtile puissante qui vous booste et anéantit ce qui n’a plus lieu de traîner, stagner dans notre organisme !

Vous l’ignorez encore , mais la cueillette des plantes sauvages comestibles et médicinales me passionne tellement que j’ai souhaité passer par une formation officielle avec Christophe de Hody, fondateur de « Le Chemin de la Nature » afin de devenir plus experte en la matière.

Un naturopathe redonnant le goût du sauvage autour de Paris, qui gagne à être connu tellement il respire la bienveillance, la simplicité d’être, et la sympathie. Au fond le sauvage n’est pas synonyme d’incivilité , mais plutôt un retour à notre vraie nature, une reconnexion avec la Terre qui nous fortifie, et nous soutient dans notre vie moderne quotidienne .

Notre récolte d’ail des Ours était vraiment fructueuse. Une première pour Gabriel ! Bien assez de feuilles pour concocter quelques pots de Pesto d’ail des ours et congeler le reste sous forme de bouillon de cube .

J’avais l’intention de faire ce Pesto avec des graines de courges, mais à cause d’une rupture de stock au magasin bio , je me suis rabattue sur des noix de Grenoble. Bingo ! Je l’ai trouvé encore meilleur ! Suite à ma publication sur Facebook de cette cueillette et plusieurs personnes m’ayant demandé la recette, j’ai décidé d’écrire directement sur le blog. Une occasion pour vous donner aussi de mes nouvelles. Et puis c’est bon d’écrire , c’est aussi une forme de cuisine, avec les mots qui sont des ingrédients magiques, avec leurs propres vibrations 🙂

Voici la recette pour 1 pot de 400 grammes :

Comme toute plante sauvage, ou légumes qu’on souhaite consommer cru , il est préférable de bien les laver et de les désinfecter.

J’applique ce que j’ai appris lors de ma formation avec « Le Chemin de La Nature » : « En fonction de la zone géographique et de la fréquentation humaine et animale, un nettoyage plus ou moins approfondi sera recommandé si vous voulez les manger crues, au moyen par exemple d’eau vinaigrée, une part de vinaigre pour neuf parts d’eau. Pour augmenter l’efficacité et si la zone est plus fréquentée, une idée serait d’y rajouter une cinquantaine de pulvérisations d’un mélange contenant environ 5 gouttes d’huile essentielle d’Origan compacte, Origanum compactum, pour 200 ml de vinaigre ou mieux d’alcool pure ou à 70 % en veillant cependant à ne pas les laisser tremper trop longtemps pour éviter de perdre trop de vitamines hydrosolubles et à bien rincer. Certains parasites (comme l’échinococcose et la douve du foie) nécessiteraient une cuisson. Il est donc préférable de se renseigner sur les zones à risque, bien que les cas de parasitose soient rares, et que les personnes en contact avec des animaux de compagnie soient les plus exposées à ce type de risques. Sachant que le risque zéro n’existe de toute façon pas, même sur les légumes du marché, il s’agit de rester vigilant, sans pour autant s’angoisser ! Pour éviter les infections en tous genres, il est important de renforcer son terrain, sa vitalité et son système immunitaire par une bonne hygiène de vie »

– 3 grosses poignées d’ail des ours lavées et trempées dans une eau diluée au vinaigre blanc + huile esssntielle tea tree ou origan comme mentionné ci-dessus

– 2 poignées de noix de Grenoble

– 1 cuillère à soupe de levure maltée

– 5 grosses cuillères à soupe d’huile d’olive

– 1 pincée de sel d’Himalaya

– optionnel : 1 filet de citron pour la conservation

Commencez par mixer les noix avec les feuilles afin de les réduire grossièrement en morceaux.

Ajoutez le reste des ingrédients et mixez jusqu’à obtention d’un Pesto bien crémeux.

Vous pouvez servir ce délicieux Pesto sur des crackers comme ci-dessous, ou l’ajouter dans vos salades, ainsi qu’en guise de sauce dans vos céréales chaudes ( quinoa, petit épeautre, pâtes etc ) .

Ce pot se conserve plus d’une semaine au réfrigérateur .

Je vous souhaite un festin forestier sauvagement bon et régénérant !

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