« Agriculture Biologique », « Culture raisonnée », « conventionnelle », « locale », que choisir pour nos assiettes ?

Bonjour à tous,

Ces termes résonnent sûrement en vous, chers camarades terriens qui souhaitez de plus en plus vous nourrir d’aliments cultivés le plus sainement possible, par soucis de santé autant qu’éthique et environnemental.

Malheureusement, tant que des mesures politiques n’inverseront pas les tendances actuelles en matière de transparence, à savoir étiqueter les aliments traités avec des produits toxiques, et laisser sans étiquetage les produits cultivés biologiquement, il incombe à nous citoyens, de devenir de véritables acrobates en apprenant à jongler avec tous ces termes.

Combien d’entre vous appréciant tout comme moi faire leur course au marché, se sont déjà trouvé en face de ce cruel dilemme, trilemme voir quadrilemme qui va suivre ?

Envie de fraises, mais le marchand certifié AB n’en vend pas sur son étale,  en revanche le producteur local en face les vends pour un prix abordable, seulement il y a ce petit carton apposé devant la barquette oú l’on peut lire « Culture conventionnelle ».

Autre cas de figure, j’ai besoin de tomates, de céleri, de pomme de terre, de chou, de betteraves, de salades, ce que m’offre le stand certifié AB bondé de monde, ainsi que le petit producteur du coin, qui, lui, affiche « Culture raisonnée », avec l’avantage de la queue en moins à faire pour être servi.

Dois-je faire la queue et patienter gentiment avec bébé qui remue de plus en plus dans la poussette, ou opter pour le choix d’acheter chez ce producteur local, à l’air sincère et jovial au passage ?

Dernier cas possible, j’ai trouvé des fruits et des légumes empaquetés et certifiés AB au Leclerc, chez Carrefour,  chez Super U,qui, eux, sont ouverts tous les jours, à des heures avantageuses me permettant de faire les courses après le travail. Je suis également bien tentée d’aller faire mes achats dans un magasin bio, chez moi à la Biocoop, avec des prix encore plus avantageux si je côtise à l’année en tant qu’adhérant de la coopérative. Les horaires restent cependant moins flexibles qu’à l’hypermarché, mais l’ambiance est sympa, et les produits en vracs me font faire des économies d’emballage. Dois-je  encore privilégier l’avantage horaire à d’autres critè
res de sélection ?

Justement quels sont les critères que j’ai tout intérêt de privilégier, en tant que consommateur, et dans l’idéal consomm’acteur responsable ?

Comment choisir mes fruits et légumes en fonction de leur potentiel vital, leur mode d’agriculture, et m’assurer de repartir avec un panier frais rempli de vitamines, de belles couleurs, sans colorants, sans pesticides préjudiciables à ma santé et destructeurs pour les sols ?

Pour m’être posée ces questions une quantité de fois, ayant testé toutes les options citées plus haut, j’ai compris certaines règles qui permettent de résoudre ces équations en sortant gagnant à tous les niveaux 😄

Voilà quelques pistes pour vous aider à faire ces choix en pleine, et bonne conscience : 

  • Tout d’abord, mieux vaut IMG_20160814_121113se fier aux apparences.

Attachez vous aux apparences des fruits et des légumes présents sur les étales. Leur couleur paraît-elle fade ? artificielle ? leur forme est-elle trop parfaite ? Sachez écouter aussi votre intuition devant un stand de fruits et légumes. Plus vous mangerez sainement et vivant, plus votre corps vibrera harmonieusement en face de ces aliments qui lui ressemblent. Croyez bien que si vous partez à la quête du meilleur pour votre corps et celui de vos proches, vous vous tromperez difficilement dans vos choix. Au contraire, vous sentirez comme des fausses notes en face d’aliments dénaturés par des pesticides, issus d’une agriculture intensive et souvent achetée chez des grossistes.

  • Ne pas hésiter à faire le choix du local et des petits producteurs non certifiés AB, sous certaines conditions. 

Beaucoup de producteurs locaux ne traitent pas leur culture, sans avoir pour autant les moyens ou l’envie d’être certifiés AB. Leur amour du terroir et de l’agriculture en harmonie avec le vivant n’en sont pourtant pas moins présents. Posez donc directement  la question au producteur si ces abricots sont traités, ou sur ce qu’il entend par culture « raisonnée ».

  • Choisissez le système des AMAP

Cette optiodes-supers-maraichers-pas-des-supermarchesn est pratique pour ceux qui ne parviennent pas à trouver le temps d’aller au marché ou qui n’ont pas de Biocoop dans leur secteur. Chaque semaine, un panier  garni de fruits et légumes locaux et de saison vous est livré à domicile ou dans un point relais. Certes, le plaisir d’aller à la « chasse » aux provisions (renvoyant à la mémoire inconsciente du temps où l’homme était chasseur-cueilleur ) est sacrifié, mais la solidarité en faveur des producteurs locaux est renforçé, le gage de fraîcheur est préservé, et donc la qualité

Enfin, tous les produits certifiés AB ne se valent pas en terme de fraîcheur, d’éthique environnementale et humaine. De plus certains fruits et légumes certifiés AB affichent parfois (souvent au supermarché) des provenances lointaines -Espagne,  Allemagne, Italie, Tunisie etc etc – qui comportent plusieurs désavantages tant pour l’environnement que pour la santé.

En effet, un fruit qui a voyagé longtemps, ayant subi des secousses, des variations de température, a perdu de sa fraîcheur, de son « jing » comme on dit en médecine chinoise pour évoquer l’essence vitale d’un aliment ou d’un êimg_20160909_122209tre humain. Cette fraîcheur qui impacte aussi sur le goût originel de l’aliment, fortement altéré ou carrément perdu.. L’idéal, dans un monde merveilleux, serait de cueillir nos propres fruits et légumes et de les consommer assez rapidement. Un monde merveilleux pas si utopique, puisque de plus en plus d’initiatives éco-solidaires fleurissent un peu partout en France, comme Les incroyables comestibles qui proposent de la nourriture à semer, cultiver et partager avec un objectif précis à l’horizon : atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici 2018.

Puisque nous n’avons pas tous la chance de vivre dans des villes branchées écologie, ou encore de posséder un jardin à soi, le choix du local s’impose alors.

Non seulement nous sommes gagnant en goût, mais nous réduisons le coût de l’emprunte carbone en privilégiant les circuits-courts, sachant que les transports sont la cause principale de la pollution environnementale. De plus, on renforce l’économie locale en privilégiant le petit producteur, cela créé du lien social, et l’on se sent comme acteur du bien vivre ensemble de notre ville. Croyez-moi, tous ces petits détails font une énorme différence dans l’assiette et dans l’estomac qui avale aussi de l’information transmise à l’intestin notre deuxième cerveau, très lié aux émotions. Ce d
euxième cerveau est si important, que nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article ! 

Pour résumer, toutes les agricultures biologiques ne se valent pas. Privilégiez les coopératives de petits producteurs plutôt qu’une agriculture biologique qui serait intensive et ressemblerait à certaines méthodes de l’agriculture conventionnelle basées uniquement sur le profit ( Pour plus d’information sur le sujet : agriculture biologique VS agriculture conventionnelle ).

Évitez le plus possibles les hypermarchés, et si vous décidez de vous approvisionner au marché, n’hésitez pas à opter pour les producteurs locaux pas forcément certifiés AB ou pratiquant une agriculture raisonnée en misant sur la confiance. Enfin, évitez de choisir des aliments qui ont subit le « poids lourd » et dévitalisant du voyage. Consommez au plus vite les aliments fraîchement cueillis, ou coupés, afin de profiter de toute leurs vertus.

Bonnes courses !

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